Réunion politique d’extrême droite à la synagogue de Lille : les députés insoumis du Nord saisissent la justice

Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale

Le 28 janvier dernier s’est produit à Lille un événement qui dit tout de la dérive de l’extrême droite.

En pleine campagne municipale, la Grande Synagogue de Lille a été transformée en lieu de réunion publique de campagne du Rassemblement national. Éric Naulleau y présentait un brûlot contre la personne de Jean-Luc Mélenchon et notre mouvement, La France insoumise, devant un parterre de militants RN, en présence de leur candidat tête de liste aux municipales et député europeen Mathieu Vallet.

L’organisateur avait été clair sur les réseaux sociaux : cette soirée était « consacrée à ces gens de La France insoumise ». Pas de faux-semblants, pas d’ambiguïté : une opération politique, partisane, électorale, organisée dans un lieu de culte.

Ce que l’extrême droite a fait là n’est pas qu’une provocation morale, c’est un délit pénal. L’article 35-1 de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État interdit formellement d’organiser des réunions politiques dans les lieux de culte. Pas dans les églises, pas dans les synagogues, pas dans les mosquées, nulle part. Cette interdiction n’est pas une coquetterie juridique : elle est au cœur même des principes républicains.

Empêcher que quiconque instrumentalise la religion pour faire de la politique est la garantie que le débat démocratique reste libre, émancipé de toute tutelle confessionnelle.

L’extrême droite ne respecte rien : ni la laïcité, ni la République, ni la loi

C’est inacceptable. La laïcité n’admet aucune complaisance, aucune dérogation, aucune exception selon la religion concernée ou le parti politique en cause. La loi de 1905 s’applique à tous, partout, tout le temps. Elle n’est pas à géométrie variable.

Les députés LFI du Nord, Ugo Bernalicis, David Guiraud et Aurélien Le Coq, ont saisi ce jour le procureur de la République de Lille au titre de l’article 40 du code de procédure pénale afin d’engager les poursuites qui s’imposent. Les faits rapportés constituent un délit puni d’un an de prison et 15 000 euros d’amende.

Le groupe parlementaire LFI ne laissera pas l’extrême droite faire des lieux de culte des annexes de campagne.

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