Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale
Le 15 mai à Chișinău, les 46 États membres du Conseil de l’Europe, dont la France, ont signé une déclaration qui entérine une vision à géométrie variable des droits humains. Il s’agit d’une grave mise en cause de la portée de la Convention européenne des droits de l’Homme, qui protège depuis plus de 75 ans les droits humains pour toutes et tous. Elle interdit notamment la torture et les traitements inhumains et dégradants, et garantit le respect de la vie privée et familiale. Ces droits humains sont universels et inaliénables. La CEDH constitue le dernier rempart face à la montée de l’extrême-droite xénophobe et raciste en Europe.
Pourtant, c’est une véritable hiérarchisation de l’application des droits humains, selon la provenance ou la situation administrative des personnes, qui est préconisée. Selon cette déclaration, une femme migrante dont la santé engagerait le pronostic vital pourrait se voir privée de soins, séparée de ses enfants et même déportée vers un pays tiers, avec l’aval de la CEDH – au prétexte de la “défense de l’ordre” ou de la sauvegarde du “bien-être économique d’un pays”.
Le Conseil de l’Europe emboîte ainsi le pas à la Commission européenne, à l’origine du “pacte migration et asile” et de la réforme de la “directive retour” dans l’Union européenne, validant ainsi ses obsessions xénophobes contre les personnes migrantes. La Commission européenne salue d’ailleurs un “alignement des approches” avec le Conseil de l’Europe, arguant que “la protection de la sécurité de nos sociétés et de nos frontières et le respect de nos valeurs sont au cœur des politiques migratoires de l’UE”.
Non : les phénomènes migratoires ne doivent pas être regardés sous un prisme sécuritaire et paranoïaque ! Ce qui met en péril nos valeurs, c’est précisément la montée des haines, du racisme, de la xénophobie, et l’avancée de l’extrême droite sur le continent, qui pousse à la bunkérisation croissante de l’Europe.
Cette offensive est d’autant plus préoccupante qu’elle intervient sous la pression assumée de gouvernements conservateurs et nationalistes, auxquels se sont joints des sociaux-démocrates comme le premier ministre britannique Keir Starmer. En signant cette déclaration infâme avec l’ensemble des États membres du Conseil de l’Europe, la France s’aligne honteusement sur les lubies de la néo-fasciste Giorgia Meloni, qui s’en félicite ouvertement !
Nous refusons cette dérive mortifère. La France doit défendre sans ambiguïté le caractère absolu et universel des droits humains. Alors que les guerres et les dérèglements climatiques poussent des millions de personnes à l’exil, notre devoir est de renforcer la protection des droits humains, pas de les affaiblir !
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