« DIGNITÉ ET SOLIDARITÉ POUR LES EMPLOIS AIDÉS » : Le parcours emploi compétence appelé à remplacer les CAE – CUI

L’appel « Dignité et solidarité pour les contrats aidés » a-t-il été entendu ? Toujours est-il que le Gouvernement vient d’adresser aux Préfets une circulaire pour remplacer le contrat aidé par le Parcours Emploi Compétence (PEC).
Issu du rapport confié à Jean-Marc Borello, cette prise en compte des demandes issues des territoires et des associations, mais également des bénéficiaires actuels et potentiels des CAE – CUI, consacre l’emploi d’utilité publique et la formation associée par le précédent Gouvernement.
De même, seul le secteur public bénéficiera du PEC et de la subvention liée, avec un accent mis sur l’accompagnement, le suivi, la professionnalisation et l’acquisition de compétences, soit la réaffirmation d’obligations existantes. Le Parti socialiste reste toutefois vigilant et demande au gouvernement de préciser les modalités de suivi et d’évaluation des Parcours Emploi Compétence.
Le Parti Socialiste se félicite de cette prise en compte des publics les plus fragiles dans une insertion professionnelle qui a, déjà, fait ses preuves et la validation d’un dispositif que la Ministre du travail voulait supprimer. Il salut une nouvelle fois le travail et la mobilisation des collectivités, des associations et des acteurs du collectif « Dignité et solidarité pour les contrats aidés » autour de Jean-Jacques Thomas, maire socialiste d’Hirson.
Cet article « DIGNITÉ ET SOLIDARITÉ POUR LES EMPLOIS AIDÉS » : Le parcours emploi compétence appelé à remplacer les CAE – CUI est apparu en premier sur Parti socialiste.
Source: Actualités du PS

Une politique migratoire qui sacrifie la dignité ne peut être efficace

Il est légitime, et même incontestable, que le Président de la République décide de la politique migratoire du pays. Toutefois, il ne saurait le faire n’importe comment.

La politique migratoire républicaine repose en effet sur un équilibre entre dignité et efficacité : la dignité que l’on doit aux personnes, l’efficacité que l’on vise dans les procédures dans le respect de l’Etat de droit. Contrôler ? Oui, sans remettre en cause l’accueil inconditionnel dans les centres d’hébergement. Reconduire ? Oui, sans jamais restreindre les droits des demandeurs d’asile. Accélérer les procédures ? Oui, sans diminuer la qualité de traitement des demandes. C’est cet équilibre que François Hollande avait poursuivi pendant son quinquennat et nous pouvions escompter qu’Emmanuel Macron prolonge cette politique.

N’est-ce pas lui qui en juin dernier, aux cotés d’Angela Merkel qu’il citait en exemple, déclarait « Nous devons accueillir des réfugiés car c’est notre tradition et notre honneur » ; un mois plus tard, n’est-ce pas lui encore qui affichait l’objectif « d’ici la fin de l’année, de ne plus avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ». Or c’est cette ambition que le gouvernement Macron-Philippe est en train de rompre brutalement au prix d’un dangereux double langage.

D’un côté, il affirme poursuivre la création de places d’hébergement d’urgence engagée sous le quinquennat précédent mais d’un autre coté il publie la circulaire Collomb pour faire le tri des sans-abris. D’un coté, il fait la promesse de sanctuariser l’asile mais d’un autre côté il veut restreindre les délais de dépôt des dossiers de 120 à 90 jours et ceux des recours de 30 à 15 jours. D’un coté, il sait parfaitement que les deux tiers des expulsions en rétention ont lieu dans les douze premiers jours, mais de l’autre côté il veut allonger cet enfermement de 45 à 90 voire 115 jours.

Le Parti socialiste souhaite que l’examen parlementaire du projet de loi « Asile et Immigration » soit l’occasion d’un véritable temps de débat et de co-construction de la politique migratoire de la France. Pour permettre qu’il se déroule dans un climat apaisé, le  Parti socialiste réitère sa demande de retrait de la circulaire Collomb qui porte atteinte à notre tradition et à notre honneur.
Cet article Une politique migratoire qui sacrifie la dignité ne peut être efficace est apparu en premier sur Parti socialiste.
Source: Actualités du PS

Notre-Dame-des-Landes : une magnifique victoire!

Le Parti de Gauche salue la magnifique victoire de l’ensemble des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes après l’annonce gouvernementale de l’abandon du projet. La lutte historique des agriculteurs, élus, riverains et associations a payé !
Il faut désormais envisager un avenir apaisé pour la ZAD et en faire un espace d’expérimentation d’un autre monde, de pratiques agroecologiques et de gestion par les acteurs eux mêmes à l’instar du Larzac. Nous y serons vigilants et serons présents sur place  pour le réaffirmer au rassemblement du 10 février.
Source: Actualités Parti de Gauche

Notre-Dame-des-Landes : un reniement et des questionnements

Le Parti socialiste prend acte de la décision du gouvernement qui est d’abord celle d’un reniement. Par la voix de son Premier ministre, le Président de la République vient de désavouer le candidat Macron qui pendant la campagne présidentielle s’était montré déterminé à appliquer le résultat du référendum : « Il y a eu un vote, mon souhait, très clairement, c’est de le respecter, donc de le faire ! avait-il asséné sur France 2, en avril 2017. 
 
Cette décision va ainsi à l’encontre du vote exprimé le 26 juin 2016 mais aussi des près de 180 décisions de justice qui ont toutes été favorables au transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. L’annonce du gouvernement fragilise l’Etat de droit. La maire de Nantes, Johanna Rolland, est fondée à évoquer un « déni de démocratie » car ce projet n’a jamais posé de problème de légalité, mais de faisabilité. La solution proposée par le Premier ministre d’un aménagement de l’actuel aéroport ouvre, à ce stade, de très nombreuses questions sur lesquelles l’Etat devra apporter des réponses rapides et crédibles : engagements financiers, calendrier, consultations, etc.
 
Le gouvernement plonge dans l’expectative nombre d’habitants, d’acteurs économiques et d’élus locaux qui espéraient que la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes serait l’occasion de développer l’attractivité de la région Grand-Ouest et d’améliorer la qualité de vie de dizaines de milliers de riverains confrontés aux nuisances sonores de l’actuel aéroport. Le Parti socialiste demande à l’Etat de rencontrer dans les meilleurs délais les élus locaux afin de leur dire comment il entend compenser cette perte d’investissement au bénéfice des villes-métropoles et de l’ensemble du territoire. L’indemnisation de la société Vinci au titre de la résiliation du contrat, estimée entre 350 et 500 millions d’euros, ne saurait se faire au détriment de l’avenir du Grand-Ouest et de ses habitants. 
 
Bien sûr, il faudra tirer toutes les leçons de Notre-Dame-des-Landes. Le Premier ministre n’a guère insisté sur ce point, pourtant essentiel : revoir les fondements et l’architecture du dialogue environnemental en France afin de s’assurer qu’à l’avenir, ces grands projets se gèrent moins par des recours en justice que par la vitalité du débat démocratique. Le Parti socialiste propose qu’une conférence nationale soit constituée pour approfondir les premières réformes mises en oeuvre par Ségolène Royal, alors ministre de l’environnement, et reprendre des suggestions contenues dans la proposition de loi déposées à la fin du précédent quinquennat par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
 
Enfin, le Premier ministre a fait savoir qu’il laisse jusqu’au printemps aux occupants illégaux pour quitter la ZAD avant une intervention des forces de l’ordre qui devra s’organiser avec la maîtrise et le discernement nécessaires. Le Parti socialiste a noté l’engagement du gouvernement sur ce point.
Cet article Notre-Dame-des-Landes : un reniement et des questionnements est apparu en premier sur Parti socialiste.
Source: Actualités du PS

Vote du 18 janvier : retrouvez le bulletin de vote !

Le jeudi 18 janvier l’ensemble des militants sera amené à se prononcer sur l’organisation de notre congrès.
Voici le bulletin avec lequel chacun.e est amené.e à s’exprimer :

Quelques éclairages sur certaines des propositions soumises à votre vote : 

Sur la proposition 2.3 relative aux textes d’orientation : 

Cette disposition a pour but de permettre à tous.tes les militant.e.s de comparer plus facilement les textes et de se prononcer de manière plus éclairée. Par le passé, les textes d’orientation étaient totalement libres dans leur architecture.
Pour information lors du dernier Congrès les motions étaient limitées à 120 000 signes.

Sur la proposition 2.4 relative au nombre nécessaire de membres titulaires du Conseil national

Sur cette question, il n’existe aucune règle dans nos statuts actuellement. Pour la première fois, il est proposé aux adhérents de se prononcer sur le nombre nécessaire de membres titulaires du Conseil national, pour déposer un texte d’orientation. Auparavant, ce nombre était décidé par la Commission Nationale d’Organisation du Congrès.

Sur la proposition 2.5 relative à l’élection des Premiers.ères secrétaires fédéraux.ales

L’élection des Premiers.ères secrétaires fédéraux.ales coïnciderait avec la date d’élection du.de la Premier.ère secrétaire. Auparavant, les Premiers.ères secrétaires fédéraux.ales étaient élu.e.s après le Congrès national.

Sur les propositions 2.6 et 2.7 relative au corps électoral

(2.6) Pourront voter tous.tes les adhérent.e.s depuis le 31 décembre 2017. L’ancienne règle aurait fait remonter cette dernière date d’adhésion au 15 septembre.
(2.7) Pourront voter tous.tes les militant.e.s quel que soit l’état de leur cotisation 2015, 2016, 2017 à la seule condition de s’acquitter de la cotisation 2018. Précédemment, il fallait être à jour de toutes ses cotisations sans discontinuité.
Cet article Vote du 18 janvier : retrouvez le bulletin de vote ! est apparu en premier sur Parti socialiste.
Source: Actualités du PS

Daniel Lindenberg ou l’art de la pensée critique

Historien des idées, membre du comité éditorial de la revue de l’OURS, cet éminent professeur de Sciences politiques à l’Université Paris VIII, a également été conseiller de la direction de la revue Esprit. Engagé fortement dans le mouvement de Mai 1968, il a mené ensuite une réflexion approfondie sur le marxisme et sa réception en France. Nous lui devons, notamment, une analyse fine de la situation et de la nature du marxisme français, Le marxisme introuvable (1975) et un livre chaleureux sur Lucien Herr, figure trop méconnue du socialisme français d’avant 1914, ami de Jean Jaurès et mentor de Léon Blum. Historien des idées, sociologue, spécialiste de l’histoire des intellectuels, il a alterné les contributions scientifiques et les prises de position engagées sur l’actualité idéologique et politique.
En 2003, son essai sur Le rappel à l’ordre, enquête sur les nouveaux réactionnaires, a marqué le débat, pour montrer que, par différentes voies, les fondements de la culture démocratique, marquée par 1968, étaient (et sont) remis en cause. Le livre a fait polémique, mais il pointait bien un renversement du climat intellectuel. Il mettait en garde contre les risques qu’une critique de la modernité amène à rejeter les principes-clefs d’une gauche humaniste, les droits de l’homme et l’aspiration égalitaire. Ce « rappel à l’ordre sonnait aussi comme un « rappel à penser.  
Nous republions, avec plaisir, un interview que nous avait accordé Daniel Lindenberg, en 2015.
Alain BERGOUNIOUX

« L’intelligentsia d’aujourd’hui est tétanisée ! »

En 2002, vous avez publié un essai, « Le rappel à l’ordre, enquête sur les nouveaux réactionnaires ». Le constat que vous dressiez alors vaut-il toujours treize ans plus tard ?
Non seulement, je persiste et signe, mais je constate que le phénomène a amplifié. L’exemple qui avait suscité le plus de remous et qui m’avait valu alors des ennuis, est celui d’Alain Finkielkraut qui, depuis, a radicalisé son discours.
Dans une récente interview, il a même révélé qu’il n’était plus de gauche, ce qui a le mérite d’être clair. Sur la question de « l’identité malheureuse », il a gagné, d’ailleurs, le statut d’un idéologue de droite, voire même d’extrême droite.
Je me flatte également d’avoir signalé, à l’époque, l’évolution d’un Alain Soral qui n’était pas ouvertement national-socialiste, comme il peut l’être aujourd’hui. Mais, un certain nombre de thèmes qu’il développait, il y a une quinzaine d’années, lui valaient déjà de s’exprimer au nom du prolétariat français, humilié, certes, mais de couleur blanche…
Aujourd’hui, il suffit de consulter n’importe quel média pour s’apercevoir que ce phénomène est au centre des débats, en France.

Qui sont les nouveaux réactionnaires, en 2015 ?
Ils n’ont pas forcément une conscience claire de leur évolution. Je ne serai pas très original en citant Michel Onfray qui, il y a peu, était anarchiste, libertaire, athée et radical. En dépit de ses dénégations, il défend, aujourd’hui, le modèle de l’Occident et de la civilisation chrétienne, estimant même que l’immigration est une blessure à notre identité.
Le 20 octobre prochain, à la Mutualité, Mariane, qui est devenue le quartier général des nouveaux réactionnaires, organise un meeting autour du même Michel Onfray qui convoque,
pour l’occasion, ses soutiens. Comme s’il était victime d’une chasse aux sorcières. Pour le reste, rien n’a changé. Ce sont toujours les mêmes noms qui nourrissent l’actualité, à commencer par Michel Finkielkraut, Pierre-André Taguieff, Eric Zemmour, Michel Houellebecq, ou bien d’autres encore qui avancent plus masqués. Cela fait maintenant des années qu’ils se réfèrent aux mêmes thèmes sur l’école, la démocratie ou le
Front national qui, selon eux, exprime une rancœur légitime des classes populaires, méprisées par les élites.
Un certain nombre d’intellectuels dérivent vers les positions qui sont celles de l’extrême droite, en recourant à un vocabulaire – droit de l’hommisme, pensée unique… – proche de celui du FN ou de la Nouvelle Droite.
Nous ne sommes cependant plus dans la même situation qu’en 2002. À l’époque, l’accession de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle était un accident. Ce qu’on ne peut plus dire aujourd’hui, alors que le FN se retrouve aux portes du pouvoir régional.
Ces dérives entrainent forcément ceux qui s’y livrent dans le champ magnétique du FN.
Bertrand Dutheil de la Rochère, qui compte parmi les dirigeants notoires du rassemblement Bleu Marine, a lancé un appel aux intellectuels de gauche, qu’il estime trahis par leurs dirigeants et leurs partis politiques. Il les enjoint de rejoindre le FN, érigé en adversaire de la pensée unique. S’il le fait, c’est qu’il a entrevu une brèche ouverte par Jacques Sapir, qui s’est prononcé, récemment, pour un front de libération nationale, qui inclurait, en particulier, le FN de Marine Le Pen, totalement dédiabolisé. Il prône le rassemblement des adversaires du système, de l’Europe et du libéralisme culturel. Ceci va de pair avec le modèle de société incarné par Vladimir Poutine, dont l’antiaméricanisme et la défense de l’identité séduisent les extrémistes de tout bord. Nous sommes donc dans une situation où l’extrême droite, prétendument postfasciste, accepte le jeu démocratique et, surtout, défend l’identité contre l’islam, laissant clairement les considérations antisémites . Alain Soral. Il s’agit là d’un phénomène politique qui, en sus du désarroi des intellectuels de gauche, aura des incidences sur la prochaine élection présidentielle.

Nombreux sont ceux, parmi les néo-réactionnaires, qui s’en prennent à la culture de masse, à la société métissée et à une certaine vision de Mai 68, sur fond de critique de l’islam et de stigmatisation des musulmans. Assiste-t-on à une régression démocratique, sous l’effet d’une pensée contrerévolutionnaire, raciste et résolument anti-égalitariste ?
Oui. Deux extrêmes droites coexistent, dans le paysage politique actuel. Alain Soral est un
pur fasciste, antisémite de surcroit, qui partage un certain nombre de thèmes avec les nouveaux réactionnaires ou le FN. Mais, il s’en sépare, au motif qu’il n’est pas islamophobe. Il est même islamophile, ce qui ne l’empêche nullement, cependant, de s’opposer au métissage. Il se présente comme un ami des musulmans, en se rapprochant très clairement d’un Dieudonné.
Tant et si bien que sa clientèle se situe beaucoup plus du c.t. des zones sensibles que des beaux quartiers. Il a, en commun avec les nouveaux réactionnaires, la haine de la société ouverte. Cet espace où chacun peut développer une identité mondialisée, l’amour de la musique pop ou rock, le mélange, le métissage comme idéal culturel auquel il s’oppose, avec véhémence. Ceux qui gravitent autour de lui font partie des nostalgiques de l’ancien Front national, dont il a été très proche, avant de le quitter pour fonder sa propre boutique. Au fond, leur objectif est de revenir aux « vraies valeurs » qui ne sont pas nécessairement rattachées à nos racines chrétiennes.
Ce positionnement permet à Marine Le Pen de se démarquer de cette frange de l’extrême droite qu’elle assimile volontiers à des « voyous » et des « racistes ». Ce qui n’empêche pas tous ces gens là de se retrouver dans la rue, à l’occasion de la manifestation du Mariage pour tous, contre les socialistes et le peuple de gauche. C’était d’ailleurs la première fois, depuis 1934, que l’extrême droite a pu occuper le pavé, et elle ne s’en est pas privée !

Le déclinisme et le souverainisme sont-ils devenus la norme au sein de notre société ?
Le souverainisme gagne du terrain tous les jours, dans tous les partis. Le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon cèdent aisément à cette inclination. Chez les catégories les plus modestes, son discours séduit. Quant au déclinisme, il a la faveur de nombreux intellectuels, mais il n’a pas grand-chose à voir avec cette « France qui tombe » que nous décrit Nicolas Baverez. Il ressemble aux vieilles théories de la décadence, selon lesquelles l’Europe se laisse aller, la France abandonne ses valeurs traditionnelles. Comme le dit Alain Finkielkraut, qui a le sens de la formule, notre choix se limite au parti de l’Autre, l’immigré, le musulman qui est une menace pour l’identité française, ou le parti du sursaut. Le déclinisme actuel indique son propre remède.
La décadence est due, pour beaucoup, au phénomène migratoire, en lien avec l’islam. Ce qui vaut à un Michel Onfray ou un Alain Finkielkraut, dont il vient d’être question, de défendre la civilisation chrétienne, sans pour autant être croyants. Derrière ce discours, transparaît la théorie du « grand remplacement », défendue par Renaud Camus. Un pays où la composition ethnique et religieuse change, est prêt à être asservi. Ce que l’on trouve également dans le roman de Michel Houellebecq, Soumission. Qu’on le veuille ou non, cet auteur est problématique, au même titre qu’un Céline, en son temps.

La société française bascule-t-elle à droite ? Les intellectuels virent-ils de bord ?
Je ne le crois pas. Mais, ce qui m’inquiète, en tant que citoyen de gauche, c’est l’absence de réaction. Une minorité d’intellectuels s’engage dans la voie consistant à se référer à de veilles valeurs de droite : défense de l’identité ethnique, référence à la hiérarchie, haine de Mai 68 et de la société ouverte, homophobie, islamophobie… Face à ce constat, il y a cependant un phénomène de passivité ou d’aveuglement chez nombre d’intellectuels ou de journalistes qui se montrent extrêmement complaisants ou se laissent duper. Il y a une dizaine d’années, nombre d’entre eux manifestaient dans la presse de gauche, comme Le Monde, Libération, L’Obs ou Marianne. Aujourd’hui, ils font amende honorable à un Finkielkraut, dont ils louent le talent et la finesse.
Ce sont les mêmes qui, dans les années 1930 vantaient les talents de poète et d’écrivain d’un Charles Maurras… C’est d’ailleurs ce qui lui a valu d’être élu à l’Académie française, au même titre qu’un Finkielkraut. L’intelligentsia d’aujourd’hui est tétanisée ! Je constate, par exemple, qu’on n’a plus le droit de poser des questions sur l’après Charlie. Comme s’il n’y avait pas de problème. Cet aveuglement me paraît plus dangereux que les discours de ceux qui avancent sans masque et qu’il nous faut critiquer avec force et détermination. Il n’y a plus de tentative de penser sur le post-fascisme du Front national. Prenons garde, d’autant qu’un Jacques Sapir n’est que l’avant-garde d’un mouvement souverainiste qui ne cessera de s’affirmer, au nom de la défense de la France éternelle.
Sur un autre plan, la pétition « Touche pas à mon église », signée par Michel Onfray, est la traduction de la défense d’une identité chrétienne de la France par des non-croyants. Il s’agit là, très clairement, d’un marqueur politique discriminant vis-à-vis des musulmans. Je remarque, par ailleurs, qu’Eric Zemmour a vendu Le suicide français à 500 000 exemplaires, alors qu’il est, lui aussi, l’auteur d’un brûlot antimusulman, anti-gauche et contre-révolutionnaire. Ceci est très grave. Ne faudrait-il pas que les jeunes générations se lèvent pour contester ces écrits ? Il nous faut également réfléchir à l’héritage de la Révolution française et des Lumières. Il existe bien une inquiétude civique qu’il faudrait soulever contre ces problèmes, en apportant des réponses claires.

Propos recueillis par Bruno Tranchant
 
Cet article Daniel Lindenberg ou l’art de la pensée critique est apparu en premier sur Parti socialiste.
Source: Actualités du PS

Réaction du Parti socialiste au scandale Lactalis

Le scandale de la présence de salmonelles dans des produits Lactalis pour bébés démontre une nouvelle fois les graves défaillances dans l’organisation actuelle du secteur agroalimentaire en matière de sécurité alimentaire et sanitaire.

Le Parti socialiste condamne les agissements d’acteurs irresponsables qui mettent en péril la crédibilité de toute une filière française non seulement dans notre pays mais aussi à l’étranger. Au-delà des conséquences sur la santé des consommateurs, de telles dérives, motivées d’abord par l’appât du gain, portent atteinte à l’économie du secteur et peuvent avoir des impacts dramatiques sur l’emploi.

C’est pourquoi, au-delà du silence du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation totalement absent des dossiers dont il est responsable, le Parti socialiste dénonce l’atonie générale du Gouvernement qui n’a réagi que par la voix du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, un des principaux responsables de la baisse des effectifs du contrôle vétérinaire lorsqu’il était ministre de l’Agriculture. Il demande au Gouvernement un débat national sur la place, l’organisation et le fonctionnement des services vétérinaires qui sont les seuls garants de la sécurité alimentaire des Français. L’Etat doit retrouver son rôle.

Le Parti socialiste demande au Premier ministre, par delà les discours des États-généraux de l’alimentation, de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire et sanitaire de tous les Français.

Cet article Réaction du Parti socialiste au scandale Lactalis est apparu en premier sur Parti socialiste.
Source: Actualités du PS