Décès de Louis Viannet : le Parti socialiste rend hommage à un acteur important du combat social

Après l’annonce du décès, à 84 ans, de Louis Viannet, le Parti socialiste rend hommage à celui qui fut Secrétaire général de la CGT de 1992 à 1999. 
 Ayant fait toute sa carrière aux PTT, il travailla d’emblée à un double engagement syndical et politique intégrant progressivement toutes les instances du Parti communiste et de la CGT, pour entrer la même année, en 1982, au Bureau politique du Parti et au Bureau fédéral du syndicat.
Longtemps défenseur d’une ligne intransigeante notamment après la sortie des communistes du gouvernement socialiste en 1984, c’est en 1994, soit deux ans après son élection à la tête de la CGT, qu’il engagea un long processus de modernisation de l’organisation estimant que « la CGT [devait]sortir de son cliché archaïque et exclusivement contestataire ». Dans les années qui suivirent, Louis Viannet renoua les relations entre la CGT et le CNPF, fit retirer de ses statuts « la socialisation des moyens de production » et sortir la CGT de la Fédération syndicale mondiale contrôlée par Moscou. S’il quitta le bureau politique du PCF en 1996, c’est seulement quelques semaines après son départ de la direction de l’organisation en 1999 que celle-ci fut admise à la Confédération Européenne des Syndicats, achevant ainsi sa mutation.
Le Parti socialiste salue la mémoire d’un homme aux convictions fortes qui sut initier la transformation en profondeur de l’organisation qu’il servit de nombreuses années et au sein de laquelle il resta une autorité morale. À sa famille et à ses proches, le Parti socialiste adresse ses sincères condoléances.
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Source: Actualités du PS

Le néolibéralisme de Macron met en danger notre République

Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de Gauche revient dans Médiapart sur la récente intervention d’Emmanuel Macron à la télévision.
Macron assume tout, ses paroles et ses actes. Il est bien le Président des riches et des lobbys dont la politique néolibérale vise à remettre en cause un à un les fondamentaux de la République.
Lors de son allocution télévisée, Macron a tout assumé, ses paroles et ses actes. Il est bien le Président des riches, qui mène une politique néolibérale aussi violente que celle de Thatcher. C’est un Sarkozy plus jeune et dans un style plus calme mais bien plus radical. En gagnant l’élection présidentielle face à Marine Le Pen (et grâce à ce face à face voulu) il a pu s’introniser tel le sauveur de la République face aux fascistes. Son opposition, la France Insoumise, est attaquée de tous les termes possibles pour la faire passer comme anti républicaine. Mais dans les faits, la politique du Président Macron vise à remettre en cause un à un les fondamentaux de la République. Le néolibéralisme est dangereux pour notre République et ne peut que s’accompagner d’une dérive autoritaire.
Sa réforme du code du travail remet en cause la hiérarchie des normes et le principe de faveur. Tout est fait pour remettre en cause les droits des salarié-e-s et les contre pouvoirs syndicaux, dans un renforcement du pouvoir patronal. La loi ne s’applique plus à toutes et tous, et le dumping social encouragé renforce les intérêts particuliers. Face à l’augmentation du recours à l’intérim, il impose l’horizon de la généralisation de la précarité dans les contrats de travail. La défense de l’intérêt général et l’égalité de toutes et tous devant la loi est pourtant le premier principe socle de notre République ! Ceux qui luttent pour défendre leurs emplois et leurs droits, comme les travailleurs de GM&S sont dénigrés, liés à des violents et bloqueraient leur entreprise. Mais de quels violents parle le Président, les élu-e-s de la République gazés avec les travailleurs quand ils voulaient lui parler ? Le Président devrait rassembler le peuple, constitué de citoyen-ne-s égaux en droits, dans la défense de leurs droits, il ne cherche qu’à le diviser, en dénigrant ceux qui luttent.
A cette précarisation généralisée s’ajoute la défense des privilèges des rentiers. La suppression de l’ISF et la flat tax, instaurant un taux fixe sur les revenus du capital est une remise en cause du principe de progressivité de l’impôt. Les 10% les plus riches captent de fait plus de la moitié des baisses d’impôts. Cette injustice sociale est assumée et revendiquée : vouloir la redistribution des richesses est relégué au rang d’une jalousie des riches, et ces derniers sont glorifiés au rang des premiers de cordée, considérés comme les plus talentueux ! Les 3520 ménages les plus riches qui planquent plus de 140 milliards d’euros dans les paradis fiscaux sont donc remerciés. Faut-il rappeler à Macron cette phrase de Victor Hugo “C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches” ? Napoléon avait supprimé la progressivité de l’impôt sur le revenu instituée par Robespierre. Macron assume lui aussi son camp, celui des riches, de la défense des privilèges de la caste et non des droits du peuple.
Macron a insisté sur l’importance de la formation professionnelle, qui pourrait le contredire ? Sauf que de suite, son discours vise à culpabiliser les chômeurs, qu’il faudrait traquer afin de lutter contre les “multi-récidivistes du refus”. Seulement 120 000 emplois ne sont pas pourvus par an mais les chômeurs seraient responsables de leur situation et devraient prouver qu’ils recherchent bien un emploi ! Selon Macron il faudrait donc renforcer le flicage des chômeurs pourtant à son comble dans les Pôles emploi pressurisés par les sous effectifs ! La recherche des radiations va continuer à primer sur l’accompagnement réel aux droits et à l’emploi. Mais surtout, Macron envisage de briser la logique même de la mutualisation solidaire des risques et la responsabilisation des salariés dans sa gestion en cassant tout d’abord le paritarisme de l’assurance chômage et de la formation professionnelle. C’est la déresponsabilisation collective, la casse de toute solidarité autogérée au profit de l’individualisme et de la guerre de tous contre tous. C’est à toute la démocratie sociale héritée du programme du Conseil national de la résistance que le président des riches s’attaque, comme le souhaitait Kessler, ex patron du MEDEF…
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Source: Actualités Parti de Gauche

Pour le gouvernement, supprimer l’ISF oui ! Sauver les politiques de solidarité, on verra…

Le Parti socialiste déplore que le Gouvernement d’Edouard Philippe, si prompt à donner des gages aux plus riches en supprimant l’ISF, ne soit pas aussi efficace quand il s’agit de sauver le bouclier social français dont nos concitoyens les plus fragiles ont besoin.
Devant les présidentes et présidents des départements de France réunis en Congrès à Marseille, le Premier ministre a esquivé le sujet du financement pérenne des Allocations Individuelles de Solidarités (RSA, APA, PCH), renvoyant à des groupes de travail ou des missions. Seule l’annonce d’un fonds d’urgence, au périmètre indéfini et au montant inconnu, peut faire office de lueur dans l’avenir sombre que le Gouvernement impose aux solidarités.
Le Parti Socialiste rappelle que ces allocations individuelles, garantes du pacte républicain et de la cohésion sociale, doivent être financées par la solidarité nationale et ne pas reposer sur la fiscalité locale. Il faut arrêter de faire payer les moins favorisés pour les plus fragiles !

Seul point positif, le Gouvernement s’inscrit dans la continuité des actions engagées par les précédents Gouvernements concernant l’accueil des mineurs non accompagnés (MNA). La prise en charge de la mise à l’abri et l’évaluation de la minorité est en effet nécessaire. Mais ici aussi, des solutions claires devront être formulées.
Le Gouvernement sait pourtant être très clair quand il réaffirme sa volonté de réduire les dépenses publiques. Il veut imposer aux collectivités des contrats avec un taux directeur de dépense publique reniant ainsi le principe fondamental de libre administration des collectivités territoriales et l’essence même de la décentralisation. Et il l’a fait à Marseille, ville de Gaston Defferre, qui porta la grande loi de 1982.
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Source: Actualités du PS

L’Europe insoumise se retrouve à Lisbonne pour le 5ème sommet du plan B

Face à l’offensive ultralibérale tous azimut de l’Union Européenne, qui en France s’incarne dans les politiques mises en oeuvre par Macron, la sortie des traités européens est plus que jamais d’actualité, de manière concertée (plan A) ou unilatérale avec ceux qui seront en accord avec nous (plan B). C’est le message que portera la délégation du Parti de Gauche (représentés par Eric Coquerel, Corinne Morel-Darleux, Sophie Rauszer et Djordje Kuzmanovic) ces 21 et 22 octobre à Lisbonne lors du cinquième sommet du « plan B.

Après Paris et Madrid en 2015, Copenhague en 2016 et Rome en mars dernier, ce moment poursuivra la construction d’une alternative « revendiquant la démocratie pour les peuples d’Europe et affirmant la coopération démocratique et la solidarité comme alternative au déficit démocratique et social imposé par le traité de Lisbonne il y a dix ans. Il s’agit là d’un jalon important pour les élections européennes de 2019 qui permettra au peuple français de choisir la France Insoumise plutôt que le couple Macron-Merkel et à leur Europe de la crise sociale.

L’appel pour le sommet du plan B à Lisbonne :

Appel Plan B Lisbonne

Le programme du Plan B à Lisbonne :

Programme

Live streaming de l’ouverture er de la clôture de plan B à Lisbonne : https://www.facebook.com/PortugalLeftNews

Eric Coquerel, député de la France Insoumise et Co-Coordinateur du Parti de Gauche et Djordje Kuzmanovic, Secrétaire National du Parti de Gauche pour les questions internationales et de défense

Source: Actualités Parti de Gauche

Macron, le président des Lobbys de l’ubérisation !

Quand le Ministère des Transports organise les « assises de la mobilité », en vue de la rédaction d’une nouvelle loi, qui choisit-il pour co-présider l’atelier sur les mobilités connectées ? Un actionnaire de HEETCH, Monsieur Yann Marteil, directement intéressé par une modification de la loi, société qui a par ailleurs été condamnée au tribunal pour ne pas respecter la loi !
La société Heetch avait lancé une plateforme pour permettre à des particuliers de faire du transport de personnes à titre onéreux au mépris de la réglementation de la profession de taxis, déjà largement concurrencée de façon déloyale par les plateformes de VTC (Véhicule de tourisme avec chauffeur) type Uber ne respectant déjà pas la loi leur interdisant la maraude électronique. Heetch et ses fondateurs avaient été condamnés en mars à verser plus d’un demi-million d’euros au total pour plusieurs chefs : complicité d’exercice illégal de la profession de taxi, pratique commerciale trompeuse et, enfin, organisation illégale d’un système de mise en relation de clients avec des chauffeurs non professionnels. Mais la société vient de lever dix millions d’euros et entend relancer de nouvelles plateformes de mises en relation…
Pour les transports comme dans les autres secteurs, exigeons que l’Etat soit garant de l’intérêt général, de la défense des services publics, du respect des réglementations des métiers, des obligations sociales et fiscales des entreprises privées ! Ce n’est pas aux lobbys de co-présider les concertations des ministères et encore moins le futur travail législatif !
Macron est bien le président des lobbys qui veut imposer l’ubérisation de notre société !
Source: Actualités Parti de Gauche

Catalogne: rétablir l’ordre et le dialogue

La Catalogne espagnole traverse une crise institutionnelle, économique et culturelle majeure. L’esprit des lois a été délibérément et imprudemment violé par les formations indépendantistes. La société catalane est profondément et sans doute durablement divisée.
La logique de rupture constitutionnelle défendue par les autorités indépendantistes et la judiciarisation de la politique privilégiée par le président du gouvernement espagnol ont dangereusement polarisé les débats et les initiatives. Au prix d’une crise qui menace la stabilité démocratique, la concorde citoyenne, l’autonomie et l’économie catalanes.
L’esprit de compromis démocratique qui a inspiré les constitutionnalistes de 1978 et les inventeurs du Statut d’autonomie de la Catalogne de 1979 seuls sont de nature à restaurer la confiance et la paix civile.
Les propositions de fédéralisation de l’Espagne, la création à cet effet d’une commission parlementaire spéciale ouverte à toutes les forces politiques faites par le Parti socialiste espagnol (PSOE), constituent à ce jour la seule perspective de rétablissement de l’ordre, du fonctionnement et des valeurs démocratiques.
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Source: Actualités du PS

Avec le prélèvement forfaitaire unique, le « nouveau monde » taxe moins le capital que le travail

Cette nuit à l’Assemblée nationale, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus mobiliers a été adopté. Cette « flat tax » conforte la politique économique libérale de la présidence d’Emmanuel Macron et contraste avec l’exigence de justice fiscale portée durant le quinquennat de François Hollande.

Avec ce dispositif, les riches épargnants ne seront taxés qu’à 17,2 % en cotisations sociales et 12,8 % en impôt sur le revenu. Au nom des députés socialistes, Olivier Faure a résumé l’approche du gouvernement : « demain, le travail sera plus imposé que le capital ».

Avec cette mesure, un ménage gagnant moins de 27 000€ par an payera proportionnellement plus d’impôt sur le revenu qu’un milliardaire vendant ses actions. D’autant que certains placements populaires, comme le PEL, seront dorénavant soumis au PFU alors qu’ils étaient jusqu’ici exonérés.

Les députés socialistes ont également alerté sur le danger d’une telle disposition : « Rien ne permet de dire que les épargnants français iront investir dans l’économie réelle. C’est un pari risqué de 2 milliards d’euros ».

Rien ne prouve en effet que le soutien des plus riches ira à l’économie réelle. Une étude de la banque d’investissement Natixis, librement consultable sur internet, montre l’absence de lien entre enrichissement des plus aisés et relance macro-économique.  Dans les pays développés, entre 2002 et 2016, il n’y a eu aucune corrélation entre hausse de la prospérité des riches et baisse du chômage, hausse de la croissance et de la productivité. Pis encore, l’enrichissement d’une partie de la population a conduit à un accroissement de la pauvreté et des inégalités. Cette analyse contredit l’étude d’impact incomplète du PFU.

Parce que son injustice est avérée et son efficacité n’est absolument pas démontrée, le Parti socialiste demande la suppression immédiate de cette disposition.
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Source: Actualités du PS