Protection du littoral : le gouvernement fait marche arrière !

Lors des débats en commission sur le Projet de loi Evolution du Logement et Aménagement du Numérique (ELAN), des députés La République en Marche (LREM) ont voté, avec le soutien du gouvernement, un détricotage majeur de la Loi Littoral de 1986.
 
Ces députés proposaient d’autoriser la construction « d’équipements collectifs » – notion bien floue qui peut justifier des projets privés ! – sur le littoral des îles de l’Hexagone, de Corse et des Outre-mer. Pourquoi ces territoires devraient-ils avoir une protection de l’environnement au rabais contrairement au reste du pays ? Pourquoi cette démarche s’est-elle faite en catimini sans consulter et informer les élus, sans étude d’impact de ce changement majeur ? Pourquoi les Outre-mer, qui forment 95% de l’espace maritime français, la Corse ou les îles de l’Hexagone ne pourraient-ils pas préserver leurs paysages exceptionnels de la bétonisation comme les côtes de l’Hexagone ? 
 
Très inquiets du détricotage de la Loi Littoral, nous avons déposé, avec mon collègue, François PUPPONI, des amendements visant à supprimer cette mesure de régression. Aujourd’hui, au terme de débats musclés en séance, le gouvernement a reconnu son erreur : nos amendements visant à supprimer l’article du projet de loi ont été adoptés à l’unanimité. Notre biodiversité et nos paysages magnifiques demeureront protégés.

 
Pour mémoire, la loi Littoral, du 3 janvier 1986, proposée par le gouvernement de Laurent Fabius et votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, permet depuis plus de 30 ans de préserver nos côtes de l’urbanisation et de la bétonisation. Fidèle à ses valeurs et à ses engagements, le Parti Socialiste est indéfectiblement attaché à cette loi qui protège nos paysages, notre biodiversité et notre environnement. Nous exprimons notre vive satisfaction d’avoir fait reculer le gouvernement sur une mesure aussi dangereuse.

 
Il s’agit ainsi d’une belle victoire pour la protection de l’environnement. Il s’agit également d’une belle victoire pour les îles de l’Hexagone, de Corse et des Outre-mer : il n’y a pas de sous-territoire dans la République, il n’y a que la République !
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Source: Actualités du PS

PAC : la France doit fixer un cap dans la tempête

L’annonce par la Commission européenne d’une baisse drastique du budget de la PAC et de sa « re-nationalisation » est une alerte majeure, non seulement pour notre agriculture, mais pour toute notre société.

A l’instar du projet européen, la PAC a besoin qu’on lui redonne des couleurs et une perspective d’avenir sur le long terme.

• Nous devons défendre à la fois le volume et l’efficacité du budget alloué à la PAC: l’Europe agricole du futur doit réinventer des mécanismes de régulation afin de rompre avec le cycle des crises destructrices du revenu des producteurs. Une PAC responsable doit mettre en œuvre des mécanismes associant des aides recouplées et contracycliques.

• Une Europe responsable doit mettre fin aux concurrences intracommunautaires stériles. Au nom de l’exception agri-culturelle, nous devons remettre en cause le dumping social et environnemental du CETA et du MERCOSUR et inventer des traités de nouvelle génération. Une Europe responsable doit s’interdire pour des raisons éthiques de fragiliser, par ses pratiques commerciales, les paysanneries des pays en voie de développement car « le monde aura besoin de toutes les agricultures du monde pour nourrir le monde » (Edgar Pisani).

• Une PAC plus équitable et plus durable doit faire du renouvellement des générations dans l’agriculture une priorité. Cela passe par un plafonnement et une différenciation des aides en fonction de la surface par actif. A l’empilement des dispositifs normatifs actuels, nous devons substituer une logique de résultats pour défendre une agriculture agronomiquement plus intégrée et accélérer la transition agroécologique.

• Une PAC plus citoyenne doit mieux associer la production agricole à l’alimentation, la santé humaine, la lutte contre le changement climatique, la protection du sol. Elle doit d’abord miser sur l’économie des territoires et l’emploi.

Parce que la nourriture n’est pas une marchandise comme les autres, l’agriculture ne peut être la variable d’ajustement d’une mondialisation sans foi ni loi.
La PAC ne doit plus être considérée comme un budget conservateur de la vieille Europe, mais comme un investissement d’avenir pour nos territoires et notre planète. Un investissement d’avenir pour la dignité de tous ceux qui travaillent la terre.

En 2012, le Président de la République et Stéphane Le Foll se sont mobilisés pour préserver et réorienter le budget de la PAC. Pour l’exécutif, aujourd’hui, c’est l’heure du choix. Face aux propositions de la Commission européenne, toute ambiguïté affaiblirait la France. Nous attendons une vision et une volonté sans faille.

Nous proposons au Gouvernement de constituer dès demain une union politique trans-partisane pour promouvoir, à travers la PAC, un renouveau du modèle européen.
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Décès de Jean-Claude Boulard

Le Parti socialiste apprend avec une grande tristesse la disparition de notre camarade Jean-Claude Boulard, maire socialiste du Mans, ancien député et sénateur de la Sarthe.

Il salue la mémoire d’un homme politique exceptionnel, qui aura exercé ses mandats locaux ou nationaux, depuis son village de Saint Marceau jusqu’au Palais Bourbon, avec la même passion de servir les autres et sa région.

Figure centrale du socialisme sarthois, Jean-Claude fut ainsi un maire bâtisseur, un maire inventeur qui séduisait par son intelligence, sa capacité de dialogue, son pouvoir de conviction mais aussi par sa fibre sociale.

C’est cette aspiration sans faille à la justice sociale, au sort des plus précaires, qui le conduira  à contribuer à la création du revenu minimum d’insertion (RMI), des emplois jeunes et plus tard, à celle de la couverture maladie universelle (CMU).

Le Parti socialiste lui rend hommage et adresse à sa femme Dominique, à ses enfants et à ses proches ses sincères condoléances.
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Le Parti socialiste salue la victoire de Pedro Sánchez

Le Parti socialiste salue chaleureusement la victoire de Pedro Sánchez, nouveau Président du gouvernement espagnol.

C’est avec une très grande joie que nous accueillons la réussite de la motion de censure au Congrès des députés espagnols et la victoire de Pedro Sánchez, désormais nouveau Président du gouvernement.

Après dix ans dans l’opposition, les socialistes reviennent au pouvoir, appuyé par l’ensemble des forces de gauche.

Après dix ans de politique conservatrice, le Parti populaire de Mariano Rajoy a été désavoué.

La majorité est étroite, mais le désir de changement des espagnols est très fort.

Le Parti socialiste soutient Pedro Sánchez qui a su engager un vaste mouvement de renaissance de son parti et su fédérer autour du PSOE là où la division avait si souvent permis à la droite de se maintenir au pouvoir.
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Les États généraux de l’alimentation ont été une grande idée !

Par expérience, nous savions que le discours du président de la République à Rungis ne serait pas un coup de baguette magique pour résoudre les fragilités structurelles des marchés agricoles : une fragmentation de l’offre face aux oligopoles, la faiblesse des instruments de régulation des marchés avec une concurrence intra-communautaire stérile et, à l’horizon, le risque de dumping social et environnemental par le CETA et le MERCOSUR…
N’empêche, pendant 6 mois, à travers les travaux de 14 ateliers des EGA, s’est révélée une France capable de se rassembler et d’innover. Une grande espérance a été suscitée.

Il faudra collectivement s’interroger sur la façon dont cet élan a progressivement été brisé.

Le projet de loi proposé par le gouvernement est apparu à beaucoup comme un travail de finition par rapport au gros œuvre engagé sous le précédent quinquennat en matière d’agroécologie et de qualité alimentaire.

Face à ce projet de loi timoré, les parlementaires socialistes, forts de l’engagement de plusieurs de leurs membres sur ces sujets (gaspillage alimentaire, maitrise des pesticides, régulation foncière), se sont pleinement investis dans la préparation de la loi.

Avec comme chefs de file Dominique Potier et Guillaume Garot, nos amendements – constructifs – reprenaient l’esprit des EGA avec une ligne politique claire : la justice économique pour les producteurs et la qualité alimentaire pour tous.
« C’est à la fin que l’on compte les bouses » avait dit le président de la commission des affaires économiques au début du marathon parlementaire. Le moment venu, nous constatons que seule une poignée de nos propositions a été adoptée du bout des lèvres, alors qu’une large ouverture a été faite à celles venant de l’opposition de droite.
Nos trois idées retenues ont en commun de donner à la société les outils pour se transformer elle-même : le label Haute Valeur Environnementale, l’agriculture de groupe et les contrats tripartites (producteur, transformateur, distributeur) pluriannuels et équitables.

Nous regrettons l’absence d’écoute et de dialogue sur des propositions aussi capitales que des objectifs de qualité nutritionnelle pour l’ensemble de l’alimentation produite en France, un encadrement du marketing alimentaire et une définition plus précise de l’éducation à l’alimentation, une stratégie nationale pour les grandes associations d’organisations de producteurs, une couverture nationale des plans alimentaires territoriaux, une gouvernance unifiée de la sécurité sanitaire, l’interdiction d’importation et de vente de denrées alimentaires traitées avec des molécules interdites d’utilisation dans l’UE.
Mais ce sont deux lignes rouges qui ont déterminé un vote contre cette loi : le refus de création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes de produits phytopharmaceutiques – votée à l’unanimité au Sénat en janvier et défendue par un rapport de l’État – et des mesures d’urgence pour éviter les phénomènes d’accaparement des terres dans l’attente d’une loi sur le foncier agricole pour laquelle nous militons depuis des années.
Avec nos collègues sénateurs, nous allons continuer à être force de proposition lors de la navette parlementaire, en espérant rétablir le dialogue pour ne pas manquer ce rendez-vous de la transition agricole et alimentaire.
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Le manque d’ambition du plan d’Agnès Buzyn

Télémédecine, présence d’infirmier.e.s la nuit… ces annonces minimalistes tentent de répondre à l’urgence et à calmer un conflit social qui a particulièrement marqué les Français.
Hélas, ces mesures ne répondent pas durablement à l’enjeu du vieillissement qui nécessite un plan global. Déshabiller les budgets dédiés au personnel administratif pour renforcer ceux des personnels soignants ne répond pas à la crise dans les EHPAD.
Pour prendre en charge les personnes âgées les plus fragiles, il faut un meilleur encadrement, former et recruter des professionnels pour les années à venir, créer de nouvelles places, baisser le reste à charge pour les familles…Sur toutes ces questions, force est de contester que les annonces du gouvernement ne sont pas à la hauteur.
La loi d’adaptation de la société au vieillissement avait pourtant engagé la France dans l’accompagnement vers la perte d’autonomie. Alors que la France comptera bientôt cinq millions de personnes âgées de 85 ans ou plus en 2050 et que 600 000 personnes vivent en EHPAD, il est temps de penser durablement l’accompagnement et le soin apporté à nos aînés, comme à celles et ceux qui les accompagnent et les aident, qu’ils s’agissent de professionnels ou de la famille.
Mais en se privant de milliards d’euros de recettes fiscales et en ouvrant la réflexion sur la diminution des allocations de solidarité, le gouvernement signe sa politique : il indique par la voix d’Agnès Buzyn un souhait de rendre accessibles les soins à domicile pour toutes les personnes âgées qui vivent chez elles, tout en lançant par la voix de Gérald Darmanin et Bruno Le Maire le projet d’une réduction des aides sociales destinées à ce même public… Fort avec les faibles, faible avec les forts, telle semble être sa devise.
Il ouvre même la question d’une deuxième journée de solidarité qui fera supporter la dépendance par les salariés en exonérant le capital.
Adapter la société au vieillissement, c’est repenser notre système de solidarité en gardant à l’esprit son fondement : « chacun y contribue selon ses moyens et chacun en bénéficie selon ses besoins ».
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Mettre l’égalité femmes-hommes et la conciliation de la vie professionnelle et personnelle au cœur de la loi de programmation militaire (LPM)

La loi de programmation militaire (LPM) vient d’être adoptée par le Sénat.

Le Parti socialiste se félicite de l’adoption des amendements socialistes qui sont venus enrichir le texte d’origine, en particulier sur l’égalité femmes-hommes et l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle. Les parents d’un enfant gravement malade pourront dorénavant être affectés temporairement à des emplois à horaires stables pour s’occuper de leurs enfants sans renoncer à leur carrière. La diversification des offres de garde d’enfants au sein du ministère des Armées sera plus adaptée aux horaires souvent atypiques des militaires.

Notre armée est récemment devenue la deuxième la plus féminisée en Europe, et c’est une fierté pour la France et les Français. Pourtant, de récents témoignages de victimes au sein de l’école Saint-Cyr nous ont rappelé que les violences sexistes et sexuelles touchent l’ensemble de notre société. Nous avons obtenu que les femmes militaires enceintes puissent porter des uniformes adaptés à toute la période de leur grossesse. Obtenu aussi qu’une politique volontariste de sensibilisation et d’éradication des violences sexistes et sexuelles soit mise en place.

À travers ces amendements, c’est un nouveau modèle de société que nous portons, où chacun doit pouvoir s’épanouir dans sa vie professionnelle et personnelle. Nous voulons d’une société où chaque individu trouve sa place, quels que soient son genre, ses origines, son orientation sexuelle, son parcours professionnel et ses choix de vie. Les socialistes portent cette vision d’une société inclusive et riche de sa diversité, où les femmes et les hommes sont égaux, dans chaque combat politique et chaque texte de loi.
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Source: Actualités du PS

Solidarité avec les 6 de la Conf’

Ce jeudi 31 mai à Amiens se tient le procès des six militants de la confédération paysanne.
Le Crime de ces lanceurs d’alerte non violents ? Avoir voulu alerter l’opinion publique en démontant proprement les installations de la ferme usine des mille vaches, usine concentrationnaire à animaux qui fonctionne depuis plus de 3 ans dans l’illégalité avec la complicité des pouvoirs publics.
Le Parti de Gauche appelle à la mobilisation pour cette journée de manifestation contre l’industrialisation de l’agriculture, contre la souffrance animale. Ce procès va se dérouler après que les députés LREM aient rejeté tous les amendements défendant la cause animale ( broyage des poussins, élevage en cages…).
Face aux nombreuses urgences (climatiques, sanitaires…), faisons de cette journée celle de la défense d’une agriculture paysanne respectueuse de l’environnement et de la santé des citoyens.
Soyons nombreux à leurs côtés dès 9 heures en face du palais de justice pour exiger leur relaxe !
Source: Actualités Parti de Gauche

La relaxe face au ridicule de l’accusation au tribunal de Paris.

Philippe Christmann, administrateur CGT, accusé dans le cadre d’une manifestation d’avoir jeté des confettis, a d’abord été condamné le 16 décembre 2016 a verser au titre du préjudice subi par la fédération française du bâtiment (FFB) une somme totale de 17 000 €.
Comme d’habitude, lorsqu’on cherche à faire un exemple, seul le procureur de la république a fait appel, auquel bien sûr, s’est joint ensuite la FFB, pour demander une peine d’emprisonnement.
Résultat : relaxe face au ridicule d’une accusation ciblée, parce qu’il s’agit d’un responsable syndical, sur une trentaine de participants, sans la moindre preuve matérielle.
Le parti de gauche soutien sans faille de Philippe Christmann, se félicite d’une décision qui fait honneur à la justice.
Source: Actualités Parti de Gauche