Dialogue social : une nouvelle occasion manquée

Travail, économie, emploi

Aujourd’hui, François Rebsamen, Ministre du travail, a présenté en Conseil des Ministres le Projet de loi relatif au dialogue social.Les partenaires sociaux qui n’étaient pas parvenus à se mettre d’accord, émettent des réserves sur ce projet qui ne satisfait donc ni le patronat ni les syndicats de salariés.A l’UMP, nous estimons qu’en matière de dialogue social, la négociation dans l’entreprise et par branche s’avère plus efficace que des accords globaux qui éloignent des réalités du terrain et s’appliquent à tous alors que le taux de syndicalisation en France s’établit à 8%. Nous devons mener une révolution des esprits pour mettre l’entreprise et l’emploi au cœur de la politique économique du Gouvernement.Nous pensons qu’il faut privilégier à la fois les accords « défensifs » de maintien dans l’emploi mais aussi les accords « offensifs » afin de renouer avec la croissance économique et l’emploi sur le long terme. Souplesse pour les entreprises et sécurisation des parcours professionnels pour les salariés devraient être l’objectif poursuivi. Cela passe par la simplification administrative qui étouffe l’initiative ou par l’arrêt des contraintes qui se surajoutent et portent un coup à la compétitivité des entreprises. Le Gouvernement prétend respecter le dialogue social, qu’il commence par entendre les entreprises par exemple sur le compte pénibilité, une usine à gaz dont la mise en œuvre est un véritable casse-tête insoluble.Avec la loi Macron et d’autres, il nous a habitué aux projets de loi « fourre-tout ». Celui-ci ne déroge pas à la règle puisqu’il revient sur les intermittents du spectacle et crée, dans une loi sur le dialogue social, la « technocratique » prime d’activité, fusion de la Prime pour l’Emploi et le RSA-Activité. Alors que la Prime pour l’Emploi concernait 9 millions de foyers fiscaux, la nouvelle prime d’activité ne concernerait que 4 à 5 millions de bénéficiaires. Qui sont les perdants ? Qui sera finalement concerné ? Quel impact sur les finances publiques ? 4 milliards voire plus. Le Président de la République a en effet annoncé ce dimanche, l’élargissement aux moins de 25 ans alors même que cela ne figure pas dans le texte qui sera présenté au Parlement. Les étudiants et les apprentis apprécieront une nouvelle fois cette désinvolture du chef de l’Etat.Isabelle LE CALLENNECPorte-parole de l’UMPDéputée d’Ille-et-Vilaine
Source: Actualités UMP

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