Nicolas Sarkozy à RTL : « La République, c'est la laïcité, et la laïcité ne peut pas souffrir d'exceptions »

Etat et collectivités

« Dans les rares cas où nos candidats ne peuvent pas se maintenir, nous ne voterons ni pour les candidats de la gauche, dont nous combattons la politique, ni pour les candidats du Front national avec qui nous n’avons rien à voir ». Invité ce mardi matin de RTL, le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy a rappelé « la ligne politique » dont l’UMP « ne déviera pas » et qui s’appliquera à l’occasion du second tour des élections départementales qui se déroulera dimanche prochain, 29 mars.Interrogée par une auditrice sur le vote FN, Nicolas Sarkozy s’est appuyé sur l’exemple de la législative partielle du Doubs pour souligner les conséquences politiques d’un tel vote. « Le vote que vous avez donnée à Marine Le Pen cela a abouti, au final, à l’élection d’un député socialiste. Pour le second tour des départementales, si voulez que cela continue avec un président socialiste, comme c’est le cas depuis huit décennies dans les Bouches-du-Rhône, votez FN et vous garderez les impôts socialistes, les dépenses socialistes. Si vous voulez que cela change, il faut voter pour les candidats de l’UMP ».L’occasion également pour Nicolas Sarkozy de dénoncer « la politique économique folle » du FN qui « ressemble point pour point à celle de M. Mélenchon ». Mais également le comportement de M. Valls « qui devrait grader pour lui ses leçons de morale et essayer d’améliorer sa politique, ce qui ferait revenir un certain nombre de nos électeurs, des électeurs français, dégoûtés par la politique qui s’impose à la France depuis trois ans, vers le camp des formations politiques républicaines. Voilà comment on combat le Front national ». Et de pointer « une dizaine de cas très précis où les candidats du Parti socialiste arrivés en troisième position se maintiennent » tout en faisant remarquer que depuis 1981, chaque fois que la gauche est aux responsabilités du pouvoir, le Front national monte ».Interrogé sur les repas de substitution dans les écoles, Nicolas Sarkozy a d’abord fait le constat qu’aujourd’hui la situation n’était pas comme il y a trente ans. « Il y a trente ans, les choses étaient beaucoup plus apaisées, il y a trente ans, il n’y avait pas de voile, il y a trente ans, les tensions entre les communautés n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui. Il y a trente ans, on n’instrumentalisait pas le vote communautariste », note Nicolas Sarkozy pour qui « cela rassurerait tout le monde, y compris pour nos compatriotes musulmans, qu’il y ait une règle républicaine appliquée sans aucune agressivité, mais sans faiblesse ». Aux yeux de Nicolas Sarkozy « on ne peut pas changer les règles de la laïcité et de l’école républicaine en fonction des demandes de chacun par rapport à sa religion. La République, c’est la laïcité, et la laïcité ne peut pas souffrir d’exceptions. Nous ne sommes pas simplement une démocratie, nous sommes une République et la laïcité est un des fondements du temple républicain», estime encore le président de l’UMP qui souhaite que sa «famille politique incarne pour les Français une volonté d’appliquer les règles de la République sans faiblesse ».Interrogé sur le chômage, alors qu’il baisse aux Etats-Unis, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne…, Nicolas Sarkozy s’est demandé pourquoi il ne baissait pas en France. « Nous ne sommes pas condamnés, les Français ne sont pas condamnés, à l’augmentation inexorable du chômage », juge Nicolas Sarkozy pour qui ‘il existe une stratégie économique alternative » qui passe par une baisse des dépenses publiques mais aussi en « tournant le dos à cette stratégie folle de pression fiscale sur les classes moyennes » décidée par François Hollande et Manuel Valls. « Cinquante-trois impôts de plus depuis deux ans, quarante milliards d’impôts nouveaux. Ça pèse sur les classes moyennes. On rabote le quotient familial, on rabote les allocations familiales, on est écrasé avec les impôts, les cotisations sont si lourdes que nos entreprises ne peuvent pas faire concurrence avec les autres. Une autre stratégie économique existe, nous la mettrons en œuvre si vous nous faites confiance », a assuré Nicolas Sarkozy invitant les Français à voter UMP pour que a France change vraiment.
Source: Actualités UMP

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