Nicolas Sarkozy : « Je n’ai pas l’intention de laisser sacrifier Fessenheim pour une combine politique »

Travail, économie, emploi

Après le Nord, la Saône-et-Loire, il y a deux semaines, les Bouches du Rhône la semaine passée, le Val-de-Marne en début de semaine, Nicolas Sarkozy était en déplacement ce jeudi en Franche-Comté et dans le Haut-Rhin pour soutenir tous les candidats UMP aux élections départementales. Dans le Haut-Rhin, le président de l’UMP avait tenu à faire une halte prolongée à Fessenheim. A peine le pied posé dans l’enceinte de cette centrale qui fait vivre plus de 2000 familles et rapporte annuellement 400 millions d’euros à EDF, le président de l’UMP a fustigé son successeur à l’Elysée : « je suis là pour honorer une promesse quand d’autres vont à Florange pour renier les leurs ». La promesse de Nicolas Sarkozy en cas d’alternance en faveur de notre famille politique est le prolongement de la centrale « au moins dix ans » comme en atteste un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire.  « Je n’ai pas l’intention de laisser sacrifier Fessenheim sur l’autel de la reconstitution de la majorité plurielle » a réagi Nicolas Sarkozy fustigeant « une combine politique » de François Hollande qui n’a pour but que  « de satisfaire des écologistes d’extrême gauche. Les ouvriers de Fessenheim et leurs familles sont vendus sur l’autel de la plus petite et la plus basse des politiques. On ne peut pas laisser détruire la filière nucléaire pour les intérêts électoraux d’un président et d’un Premier ministre en panique parce que le sol se dérobe sous leurs pieds », a poursuivi Nicolas Sarkozy.Pointant le coût du démantèlement (entre 5 et 8 milliards d’euros), Nicolas Sarkozy demande où on allait «  trouver l’argent pour démanteler la centrale de Fessenheim. Il ne doit pas y avoir de problème de déficit, ni de chômage pour sacrifier 2 000 emplois directs », a-t-il relevé.Rejoignant  Belfort où il a échangé pendant une heure avec les candidats aux élections départementales en présence des élus locaux et des parlementaires dont  Damien Meslot, député-maire de Belfort , Michel Sordi, député-maire de Cernay, Eric Straumann, député-maire de Houssen, Jean Rottner, maire de Mulhouse , Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin…, Nicolas Sarkozy a tenu ensuite un meeting devant 2 000 personnes. Et rappelé que les seuls candidats à incarner le courage, la responsabilité et l’alternance étaient ceux de l’UMP et de ses alliés. Les élections départementales des 22 et 29 mars prochains sont l’occasion pour les Français « ulcérés par le comportement, la politique, les impôts, les mensonges de François Hollande d’adresser un carton rouge en votant contre le pouvoir socialiste. Et de rappeler aux Français tentés par un vote pour l’extrême droite qu’un « bulletin pour le FN c’est, au résultat, un bulletin pour le PS. Regardez ce qu’il s’est passé dans le Doubs ! ».
Source: Actualités UMP

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