Captée par les intérêts des classes économiquement dominantes, l’UE se présente aujourd’hui comme un dispositif de mise à distance de la souveraineté populaire pour mieux privatiser les richesses collectives.
Alors que les élections européennes se profilent dans un horizon chaotique de défiance politique généralisée, dégénérescence économique et désespoir écologique, il n’est plus possible d’ignorer le recul démocratique mené sous les auspices de l’Union européenne (UE). Captée par les intérêts des classes économiquement dominantes, l’UE se présente aujourd’hui comme un dispositif de mise à distance de la souveraineté populaire pour mieux privatiser les richesses collectives.
En vertu du Traité budgétaire (TSCG) que François Hollande avait juré de renégocier, les peuples n’ont plus la main sur leur destin fiscal et le produit de leur travail, désormais régis par la Commission européenne et ses outils de pilotage automatique. Les États doivent communiquer leur budget le 15 octobre de chaque année à la Commission, qui peut en demander la révision, opposer son veto. La
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