Non au travail le dimanche ! Oui à la hausse des salaires !

Plus rien n’arrête les patrons ! Certains grands groupes refusent maintenant de se conformer aux lois sur le travail de nuit et le dimanche. Après avoir cassé le droit du travail avec l’ANI, le gouvernement s’oriente vers un nouvel assouplissement du droit au repos dominical avec la mission donnée à Jean-Paul Bailly. Mais revenir sur ce droit fondamental du travail ne créera pas d’emplois : cela risque même d’en détruire dans le petit commerce comme aux Etats-Unis ou d’augmenter les prix comme en Italie. Quant au supposé volontariat, c’est une hausse des salaires qui est demandée au prix d’une casse des acquis sociaux ! C’est d’ailleurs, la même logique pour le travail de nuit.
Bricolage : arrêtez de nous prendre pour des pigeons !
La polémique sur le travail du dimanche a repris récemment à partir de l’exemple des grandes surfaces de bricolages.

Leroy Merlin et Castorama ouvrent illégalement leurs magasins. => Manuel Valls est un faux dûr. Il laisse les patrons enfreindre la loi en toute impunité !

Ces grandes enseignes auraient largement les moyens d’augmenter les salaires plutôt que de forcer les salariés à travailler le dimanche. Leroy Merlin apprtient par exemple à la famille Mulliez qui est aussi à la tête du groupe Auchan, de Décathlon, et de la 3e fortune de France avec 19 milliards d’euros !

Castorama s’est illustré en 2010 dans l’action anti-syndicale. La direction du groupe a réalisé un diaporama à destination de ses cadres pour « marginaliser les organisations syndicales » les syndicalistes, « inciter à l’abstention » dans les élections professionnelles, « identifier une liste alliée » pour obtenir des élus à la botte du patronat.

Ces enseignes manipulent tout le monde. Les directions financent directement les affiches et actions du collectif des « bricoleurs du dimanche » qui se présente comme un rassemblement spontané de salariés désireux de travailler le dimanche !

Le repos dominical : un droit fondamental du travail et un choix de société
La règle du repos hebdomadaire dominical date d’une loi de 1906, dans la suite de la séparation de l’Église et de l’État en 1902, qui l’a instaurée dans un souci de protection de la santé et de la sécurité au travail. Cette avancée sociale majeure faisait directement suite à la grève des mineurs du Nord et à la catastrophe minière de Courrières où un millier de mineurs sont morts. C’est donc une loi fondamentale de la République laïque française. D’après le code du travail (L. 3132-1 et L 3132-3) :

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