Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale
Le 28 mai, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a dénoncé publiquement la catastrophe du secteur de la psychiatrie dans son dernier rapport d’activité.
Les établissements de santé mentale sont dans un état critique : fermetures de lits, astreintes non présentes physiquement, dégradation de l’accompagnement des patients, bâtiments vétustes etc. La pédopsychiatrie est encore plus gravement touchée, obligeant des enfants à être hospitalisés dans des unités pour adultes, isolés ou attachés de manière illégale.
Elle décrit également de nombreuses atteintes aux droits des patients, notamment la restriction des libertés d’aller et venir même en soins libres, et des pratiques d’isolement et de contention en dehors de tout cadre légal : chambres d’isolement sans accès aux toilettes, décisions de contention prises par des médecins non habilités, patient·es sous vidéosurveillance.
Nous dénonçons publiquement la responsabilité politique des gouvernements successifs de la macronie : leurs politiques austéritaires ont mené à une vacance de 40% des psychiatres et soignant·es dans les hôpitaux, directement responsable des atteintes aux droits des patient·es. Le dispositif MonSoutienPsy est un naufrage politique, et la “grande cause nationale” de la santé mentale, avec 1,66€ par personne concernée, est une vaste fumisterie.
Avec 1 Français·es sur 5 qui souffre de trouble psychique et 42% des jeunes qui pourraient présenter un trouble anxieux généralisé, l’abandon de la psychiatrie est un scandale d’Etat.
Dans la France de Macron, 11,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, 12,3 millions vivent dans un logement précaire, et près de la moitié des salarié·es sont en détresse psychologique. Pas étonnant que plus d’un·e Français·e sur deux présente des signes d’anxiété, et que les tentatives de suicide explosent depuis 8 ans.
Dans la France de Jean-Luc Mélenchon, dès 2027, nous investirons massivement dans la psychiatrie publique pour recruter psychiatres et soignant·es. Nous ouvrirons au moins 360 lits en pédopsychiatrie et 2 500 postes de psychologues dans les centres médico-psychologiques, et garantirons les droits des patient·es en interdisant la contention mécanique.
Faire l’avenir en commun, c’est améliorer la santé mentale en garantissant des conditions de vie dignes pour tous les Français·es, quelque soit leur condition.
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