Rencontre avec le Parti Démocratique des Peuples à l’Assemblée Nationale

Jeudi 13 septembre, à l’occasion de l’organisation à l’Assemblée Nationale par le Centre Démocratique Kurde en France du colloque « L’avenir des Kurdes au Moyen-Orient : quel doit être le rôle de la France ? », Jean-Luc Mélenchons’est entretenu avec Sezai Temelli, coprésident du Parti Démocratique des Peuples, HDP), et Feleknas Uca, députée du même parti. 
L’occasion de faire un état des lieux de la situation en Turquie où nos camarades du HDP, 3eme force politique de Turquie avec 11,70  % aux législatives de 2018 (69 sièges sur 600) subissent une féroce répression du régime d’Erdogan. Ses cofondateurs Selahattin Demirtas (3e de la présidentielle 2018 avec 8,4 %) et Figen Yüksekdag sont en prison sous le coup de 40 chefs d’inculpation et risquent 200 ans de prison. Des milliers de militants et d’élus emprisonnés attendent leur condamnation. 
Si le HDP inquiète le régime, c’est avant tout parce qu’il oppose à la dérive autoritaire d’Erdogan une alternative populaire et citoyenne, basée sur l’égalité, le féminisme, la laïcité, l’écologie, l’acceptation de la pluralité des cultures et le confédéralisme. Le président du groupe France Insoumise à l’Assemblée Nationale a réitéré notre soutien au HDP. Face au régime d’Erdogan et face aux négociations douteuses entre la Turquie et l’Europe, et notamment l’Allemagne, sur le dos des démocrates turcs, sur fond de chantage au « danger migratoire » face auquel la Turquie se présente en « rempart ». 
En parallèle, Eric Coquerel est intervenu lors du colloque au nom de la France Insoumise et du Parti de Gauche. Il a rappelé les liens humains et idéologiques qui nous unissent aux camarades du HDP, mais aussi à l’expérience du Rojava,province semi-autonome du nord de la Syrie dirigée depuis 2011 par le PYD (Parti de l’Union Démocratique), une des rares forces à proposer une issue politique progressiste à la guerre. C’est pourquoi la « question kurde » ne nous inspire pas seulement en raison des droits des kurdes, mais, au-delà, parce que le Proche-Orient a besoin de solutions politiques et sociales locales telles que celle expérimentée au Rojava. 

Cette approche citoyenne, non ethnique ni confessionnelle, est essentielle pour construire au Proche Orient la paix sur le terrain face à toutes les formes de régressions identitaires comme le jihadisme. Nous appelons la diplomatie française à tenir compte de ces réalités pour rééquilibrer son action dans cette région stratégique où se joue une part essentielle de l’avenir du monde.
Source: Actualités Parti de Gauche

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