Universités : la mobilisation prend de l’ampleur, Macron joue la répression et la violence

Ce lundi 7 mai, alors que les étudiant.e.s mobilisé.e.s contre la loi ORE et la réforme du bac tentaient de bloquer les campus de Lyon 2 et de l’université de Grenoble Alpes, ils ont fait face à des interventions policières cherchant à les déloger.
Les groupes ont subi une répression policière lourde . A Lyon, des chiens policiers ont été lâchés par les forces de l’ordre pour traquer les étudiant.e.s qui tentaient d’échapper à la police en se cachant dans des buissons, à Grenoble plusieurs blessé.e.s – dont un est à l’hôpital – ont été recensé.e.s suite aux coups de matraques délivrés par les forces de l’ordre. Au moins sept militant.e.s ont été interpellé.e.s dont trois au moins ont été mis en garde à vue.
Depuis le 8 mars 2018 et l’expulsion de l’université Bordeaux II, l’offensive du gouvernement est violente. Elle s’accélère depuis 20 avril et l’expulsion de l’antenne de Paris 1 Tolbiac occupée. En délogeant en quelques semaines de façon musclée les étudiant.e.s mobilisé.e.s de Bordeaux, Nanterre, Tolbiac, Censier, Grenoble, Nancy, Metz, Strasbourg, Lille, Montpellier, Lyon et Clignancourt, Emmanuel Macron montre son visage autoritaire et cherche à ce que cesse toute contestation. A l’heure où la propagande gouvernementale se targue de se concerter avec les étudiant.e.s et les universitaires sur la mise en place de la réforme de la sélection à l’université, c’est une conception originale de la démocratie et du dialogue avec les premier.e.s concerné.e.s tentant de s’exprimer de façon pacifiste à laquelle nous assistons.
Pour le Parti de Gauche, engagé avec la France Insoumise pour la défense du service public de l’université et des libertés académiques, cette violence encouragée par le gouvernement et les forces de police est inadmissible. Depuis mai 1968, jamais aucune mobilisation étudiante n’avait vu une telle répression et des policier.e.s s’installer dans les universités en évacuant à coups de matraques les étudiant.e.s. Il est nécessaire que cessent ces violences et que les policier.e.s sortent des universités pour les rendre aux étudiant.e.s.
La sortie de crise passe par l’abandon des réformes universitaires en cours, en premier lieu de Parcoursup, par la négociation d’un plan d’investissement massif pour la jeunesse et l’enseignement supérieur, et par une remise à plat des dispositifs de soumission technocratique et austéritaire de l’enseignement supérieur mis en place depuis onze ans.
Le Parti de Gauche apporte son soutien aux lycéen.ne.s, étudiant.e.s et enseignant.e.s engagé.e.s dans ce combat et réitère sa détermination contre la loi ORE, Parcoursup et les répressions policières qui s’intensifient à mesure que le mouvement s’étend.
Le Réseau Jeunes du Parti de Gauche
Source: Actualités Parti de Gauche

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