Le Parti socialiste dénonce le décret imminent du Ministre de l’éducation qui autorise le retour à la semaine scolaire de 4 jours.
Cette décision, prise de manière précipitée au mois de juin, sans aucune évaluation du dispositif actuel, sans concertation avec la communauté éducative s’impose dehors de tout débat parlementaire – contrairement au choix opéré pour la Refondation de l’école. Le décret laisse donc à des autorités locales, et en particulier aux communes, le choix de l’organisation de la semaine scolaire – et de pouvoir le faire pour d’autres motifs que des considérerions éducatives.
Elle intervient alors qu’un rapport du Sénat, unanimement jugé sérieux et équilibré, vient de recommander de ne pas revenir à la situation d’avant 2013, corroborant ainsi les études de nombreux chronobiologistes, chercheurs et acteurs de l’éducation qui mettent en garde depuis des années contre les effets négatifs de la semaine de 4 jours sur les apprentissages des élèves.
Ce décret impose une semaine scolaire qui répond davantage aux préoccupations de certains adultes qu’à l’intérêt de l’enfant et à ses rythmes d’apprentissage. Il néglige, par exemple, que pour la première fois en France, des milliers d’enfants ont eu accès à des activités (artistiques, scientifiques et sportives,…) complémentaires aux temps scolaires et familiaux qui contribuent à une bonne insertion sociale et professionnelle.
En autorisant ce retour en arrière dès septembre prochain, le Ministre fait montre de bien peu de considération pour celles et ceux qui, sur le terrain, ont déjà programmé et préparé des activités périscolaires pour la rentrée prochaine. La réforme des rythmes a en effet permis la création de 25.000 ETP et cette décision brutale, pour de nombreux intervenants et animateurs, signifie immédiatement chômage ou baisse de pouvoir d’achat.
Ce décret n’aura probablement aucune incidence pour les 70% d’élèves qui réussissent à l’école, mais il conforte dans l’échec ceux qui ont besoin d’une demi-journée supplémentaire pour apprendre, qui ne sont pas aidés à la maison et qui accumulent des retards dès leur entrée à l’école.
Notre opposition à la semaine de 4 jours réside d’abord dans ce retour à un système inégalitaire qui condamne à l’échec scolaire les 30% d’élèves qui sont en difficultés, qui ne peuvent pas réussir avec des journées trop longues et trop denses et qui sont majoritairement issus des classes populaires. La contre-réforme Blanquer, c’est en somme le retour du triple tri : scolaire, social et territorial.
Le Parti socialiste demande que la semaine de 4 jours fasse l’objet d’une évaluation nationale ; que l’aide de l’Etat aux communes soit pérennisée, voire augmentée, pour aider les collectivités les plus fragiles à mettre en œuvre leurs activités périscolaires ; que les relations instaurées entre l’école et son territoire à travers les PEDT soient maintenues et développées ; et enfin qu’une réflexion soit engagée sur l’organisation de l’année scolaire avec la communauté éducative.
Cet article Rythmes scolaires : la contre réforme du ministre Blanquer, c’est le retour à l’école du tri scolaire, du tri social et du tri territorial est apparu en premier sur Parti socialiste.
Source: Actualités du PS
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