Réforme du collège : Catherine Troendlé a tenu à revenir sur les nombreuses préoccupations manifestées par le corps enseignant et les parents d’élèves

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Ce jeudi 28 mai, lors de la séance des questions cribles thématiques sur le thème de la réforme du collège, imposée avec brutalité et dogmatisme par un passage en force, le Sénateur Catherine TROENDLE n’a pu obtenir de véritable réponse de la Ministre de l’Education Nationale, Madame Najat VALLAUD-BELKACEM.En entame de question, Catherine TROENDLE a tenu à revenir sur les nombreuses préoccupations manifestées par des personnalités de tous bords, du corps enseignant et des parents d’élèves, sur les difficultés que soulèvent tant la réforme du collège que celle des nouveaux programmes scolaires.La levée de boucliers n’a abouti à aucun compromis : le Ministère n’ait pas revenu sur la suppression du latin et du grec, l’enseignement des Lumières facultatif en histoire, tout comme le christianisme médiéval – devenu une option parmi d’autres – et encore moins contre la disparition annoncée et revendiquée des classes bi-langues et européennes, « qui menacera, à n’en pas douter à terme l’apprentissage de la langue allemande », selon le Sénateur TROENDLE. Les groupes d’amitié France-Allemagne du Sénat et de l’Assemblée nationale étaient d’ailleurs intervenus contre la suppression des classes bi-langues et européennes. Catherine TROENDLE a, elle-même, pris l’initiative d’une Tribune en ce sens, cosignée par plus de 50 de ses collègues Sénateurs. L’appel des 250 parlementaires précédé des pétitions, demandant la suppression de la réforme, signées par des dizaines de milliers de personnes, n’y ayant rien fait non plus.Malgré cela, la Ministre a refusé de revoir sa copie ! Une nouvelle fois, elle a « encore fait la sourde oreille, en refusant de comprendre que la majorité des Français est opposée à la réforme », n’a pas manqué de souligner le Sénateur TROENDLE.La semaine passée, ce sont les principaux acteurs de l’Education nationale, le personnel enseignant, qui s’est massivement mobilisé en manifestant à son tour contre la réforme du collège, qui, comme ils le rappellent, se soldera « par la perte d’heures d’enseignement disciplinaire » au moment où les élèves en éprouvent le plus besoin.Sourde à toutes ces revendications, la Ministre a décidé de passer en force. Affront suprême à tous ceux qui expriment leurs profondes inquiétudes sur ses réformes, elle a publié, en catimini, au lendemain d’une grève nationale, le décret ainsi que l’arrêté portant sur la réforme, au Journal officiel !« Madame la Ministre, vous avez choisi l’affrontement en refusant tout dialogue, et cela même avec les professionnels de l’éducation », a précisé Catherine TROENDLE.Le Sénateur TROENDLE a donc interrogé la Ministre pour savoir ce que le Gouvernement entendait faire « pour enfin ouvrir une réelle et large concertation sur la réforme du collège et celles des programmes scolaires ». La Ministre a esquivé la réponse, en passant la moitié du temps de parole qui lui était impartie à répondre à une question posée précédemment par un autre Sénateur, puis en disant que la Réforme du Collège et la réforme du programme du Collège étaient deux choses différentes ; expliquant que 800 000 professeurs étaient présentement consultés sur les programmes, après que la réforme du collège ait été entérinée.Elle a escamoté le débat en appelant à un esprit d’apaisement, sans répondre à la question posée par Catherine TROENDLE.Dans sa réplique, le Sénateur TROENDLE a tenu à préciser que la réforme du Collège et la réforme du programme du Collège sont « deux choses [qui] sont bien liées ». Et le Sénateur TROENDLE de conclure : « les enseignants ont manifesté » leur refus de la réforme alors « comment parler de sérénité ? »Catherine TROENDLESecrétaire Nationale à l’EducationSénateur du Haut-Rhin
Source: Actualités UMP

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