Abandon des trains intercités et de nuit : nous payons l'absence de politique du transport par Ségolène Royal

Société

Le rapport DURON sera présenté. Je regrette l’orientation de ce rapport abandonnant les trains de nuit et de nombreux trains intercités.La France dispose d’un réseau ferroviaire remarquable, même si chacun se doit de prendre en compte le coût d’investissement nécessaire pour rendre plus attractives ces infrastructures.Ces besoins d’investissements ont été identifiés. C’est pourquoi l’essentiel des ressources liées à l’écotaxe devait permettre d’alimenter le budget de l’AFITF, (l’association de financement des infrastructures de transport) dont l’objectif premier est l’investissement sur le réseau ferroviaire.Aujourd’hui, nous payons le prix de l’abandon de l’écotaxe par Ségolène Royal, sans répondre aux besoins d’investissement.Le Gouvernement a préféré favoriser le transport routier au détriment des modes de déplacement sobres en CO2 comme le train. Je regrette des choix budgétaires de court terme, qui condamnent l’avenir du réseau ferroviaire français à long terme. Certes ces choix soulagent le budget de l’Etat et celui de la SNCF, mais ils mettent en péril l’avenir du réseau dans son ensemble.Le train est pourtant l’outil levier du développement durable. Y renoncer, c’est abandonner l’idée d’une France maîtrisant à la fois l’aménagement du territoire et ses émissions de gaz à effet de serre.Il s’agit d’une politique de gribouille et anti écologique, notamment dans le cadre de la préparation de la COP 21 où la France devrait être exemplaire.Fabienne KELLERSecrétaire Nationale aux Transports et à l’EnvironnementSénatrice du Bas-Rhin
Source: Actualités UMP

Laisser un commentaire