Chômage et apprentissage, des maux et des mots

Travail, économie, emploi

Le chômage continue d’augmenter et les entrées en apprentissage ne cessent de baisser. – 13 % au premier trimestre 2015.Le Gouvernement dit vouloir atteindre 500 000 apprentis en 2017, nous en sommes à 400 000 aujourd’hui… l’ambition est bien faible lorsqu’on sait qu’en Allemagne il y a 1,7 millions d’apprentis et que le taux de chômage des jeunes n’est « que » de 5,9% !La responsabilité de l’échec du Gouvernement en la matière est totale.Premier acte. Suppression des mesures prises en faveur de l’apprentissage sous la Présidence Sarkozy (exonération de charges, primes à l’embauche, réforme de la taxe d’apprentissage, quotas obligatoires…). Cette politique avait eu des résultats positifs (+2,5 % d’apprentis en 2010 et 2011) mais François Hollande a cru bon la saborder au profit des emplois d’avenir et autres contrats de génération.Second acte. Alourdissement des charges et des impôts pesant sur les entreprises. François Hollande, à défaut de baisser la dépense publique, a préféré augmenter les impôts ce qui a eu un effet désastreux sur l’activité économique des entreprises qui ont l’habitude d’accueillir des apprentis comme celles du BTP.Troisième acte. Multiplier les discours sur l’apprentissage mais sans avoir la foi. Pas un mot dans la réforme des collèges sur ce qui devrait pourtant devenir une voie d’excellence vers l’insertion professionnelle des jeunes. Le Président de la République se déplace à Brest… Le Premier Ministre Manuel Valls reçoit les partenaires sociaux et les Présidents de Région, M. Rebsamen veut lancer une concertation sur le « statut des apprentis » … Assez de mots !Isabelle LE CALLENNECPorte-parole de l’UMPDéputée UMP d’Ille-et-Vilaine
Source: Actualités UMP

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