Le réveil tardif du Ministère du travail à l'origine d'un nouveau couac gouvernemental

Travail, économie, emploi

Alors que le Ministre du travail semble avoir pris conscience des difficultés des employeurs, le Président de la République et le Premier Ministre l’obligent à rétropédaler.François Rebsamen a enfin compris que le compte pénibilité est un frein à l’emploi. Ainsi, devant la CAPEB, il a déclaré que les entreprises n’auront pas à remplir de fiche individuelle et que s’il faut supprimer des critères, ils le seront.Le compte pénibilité, dans sa version actuelle, est une véritable usine à gaz, inapplicable dans les entreprises, notamment les petites. Ces entreprises souffrent, alors même que la France est en début de reprise économique grâce à la conjoncture mondiale. Tout doit être mis en œuvre pour soutenir les entreprises de notre pays afin qu’elles recréent de l’emploi. Le compte pénibilité est un de ces freins, et le Ministre du travail s’en est bien rendu compte, tardivement.Et pourtant, alors que le Premier Ministre fait la promotion de l’entreprise, qu’il dit aimer les entreprises, qu’il souhaite faciliter les investissements, il ne rate pas une occasion pour revenir à son dogmatisme socialiste. Il a ainsi contredit le Ministre du travail et l’obligé à faire marche arrière.Les entreprises de notre pays ont besoin de confiance, de stabilité et de visibilité sur l’avenir. Cet énième couac gouvernemental démontre que ni François Hollande, ni Manuel Valls, ne possèdent ces vertus.L’UMP appelle le Gouvernement à sortir de ces belles paroles et d’en arriver aux actes. Il faut redonner aux entreprises les possibilités de créer de l’emploi, et cela passe notamment par la remise en cause du compte pénibilité dans sa forme actuelle.Gérard CHERPIONDélégué National au Travail et à l’EmploiDéputé des Vosges
Source: Actualités UMP

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