La France de François Hollande, éternel mauvais élève de la classe européenne

Travail, économie, emploi

Le délai de deux ans supplémentaires pour réduire notre déficit en dessous des 3% de notre PIB recommandé par la Commission européenne et confirmé par les ministres des finances de l’Union Européenne ce jour est tout sauf une bonne nouvelle pour notre pays.En luttant contre les déficits excessifs, on lutte pour la croissance en permettant à l’investissement de se reporter vers le privé et de financer l’économie. Au lieu d’appliquer ce raisonnement responsable, l’actuelle majorité prend le problème à l’envers en attendant qu’une croissance venue d’ailleurs vienne mécaniquement réduire notre solde public. Cela ne résoudra rien à long terme ; notre avenir restera ainsi lié aux aléas futurs de l’économie mondiale.Dans un tel contexte, François Hollande aurait dû poursuivre l’effort de la précédente majorité, qui avait courageusement réduit de plus d’un point par an entre 2009 et 2011 (de 7.2% à 5.1% du PIB) alors que notre pays affrontait une crise économique sans précédent. Pire, la France a partagé avec la Croatie la «performance» d’être le seul pays européen qui a vu son déficit se dégrader en 2014.Face à l’incapacité du gouvernement à maitriser nos finances publiques pour relancer durablement notre économie, ce nouveau délai accordé est une défaite pour le Gouvernement qui témoigne de la promesse trop vite oubliée du Président de la République.Ce délai doit être le dernier. Faute d’ambition, le gouvernement est désormais obligé de réformer sous la contrainte, dos au mur. Il doit indiquer de manière urgente aux Français comment il compte enfin redresser notre pays et assainir nos finances publiques. L’exigence de vérité à l’égard des Français doit conduire le Gouvernement à dire sans délai comment il allait trouver les 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires.Éric WOERTHDélégué Général à l’Economie et aux FinancesDéputé de l’Oise
Source: Actualités UMP

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