Trop souvent les quartiers populaires ont été relégués au second plan, ils apparaissent comme les grands oubliés de l’action publique. Ils sont pourtant symboliques de l’abandon des services publics : il n’y a plus de Pôle Emploi, de Poste, EDF-GDF. La crise économique s’y fait sentir encore plus qu’ailleurs : à niveau de diplôme égal, on a 3 fois plus de difficultés à trouver un emploi. Entre stigmatisation et discrimination, les habitants et jeunes de nos quartiers ont trop souvent été montrés du doigt comme les principaux maux de notre société. Pire encore, cette République dont nous avons une image fraternelle et égalitaire, n’y est plus représentée que par la police sous sa forme la plus répressive et encore, heureusement par l’école, hélas mise à mal.
Après les 30 ans de la marche, et l’engouement que cela avait suscité, il y a aujourd’hui un sentiment de recul, avec une libéralisation de la parole raciste. Un recul sur les promesses, notamment la plus symbolique qu’est le droit de vote des étrangers, mais aussi sur l’accès au logement, à l’emploi, la culture avec des écarts grandissant dus aux politiques d’austérité.
Les citoyens de nos quartiers font de moins en moins confiance aux politiques, tant la déception y est importante. La confiance ne se gagnera pas du jour au lendemain. Pour cela le Front de Gauche doit devenir ce parti du peuple où toutes les citoyennes et citoyens y ont leur place, leur expression, où chacune et chacun y est représenté.
L’enjeu est de taille, tant dans le passé les populations de ces quartiers, dont une grande partie issue de l’immigration, ont souvent été instrumentalisées. Il y a aujourd’hui une envie de prendre toute sa place dans le paysage politique. C’est une chance pour la construction d’une implication populaire et citoyenne. La révolution citoyenne peut être perçue comme la solution pour sortir du système capitaliste. Lors de l’élection présidentielle, Jean Luc Mélenchon a été le seul à susciter cet élan capable de déplacer les jeunes et habitants des quartiers, pour marcher, voter, penser qu’une société meilleure est possible. Le discours fédérateur du Prado, a montré que la diversité d’origine de notre peuple est une richesse quand certain veulent faire croire le contraire. L’enjeu maintenant est de construire cette alternative en rassemblant toutes celles et ceux qui luttent, que ce soit contre les contrôles policier abusifs, les stigmatisations, les licenciements, le racisme, l’impunité des plus grands, mais aussi pour la mise en place d’une 6eme République, pour l’Egalité, l’Eco socialisme, le partage des richesses.
La révolution citoyenne ne se fera pas sans les quartiers populaires.
Source: Actualités Parti de Gauche

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