Norvège : Inquiétante coalition gouvernementale bleu-brune

C’est fait. Lundi 30 septembre, trois semaines après la défaite du gouvernement de centre-gauche aux élections législatives, la Norvège s’est dotée d’un nouveau gouvernement. Dirigé par une femme, Erna Solberg, « la Merkel norvégienne », il procède d’une coalition entre le Parti conservateur et le Parti du progrès, un parti d’extrême-droite qui a un temps accueilli en son sein le criminel fasciste Anders Behring Breivik. Un gouvernement tellement à droite que les alliés traditionnels des conservateurs, le Parti chrétien-démocrate et le Parti du centre, ont refusé d’en faire partie, se contentant d’un soutien parlementaire.Les premiers projets de réformes annoncent la couleur : la Norvège va virer à droite toute ! Alors que le royaume scandinave est officiellement devenue un pays laïc en mai 2012, la religion va pouvoir à nouveau peser sur la société norvégienne : réduction du congé paternité de 14 à 10 semaines, retour d’un enseignement religieux à dominante chrétienne dans plus de la moitié des écoles du pays, ou encore possibilité pour les médecins de refuser de faire hospitaliser une femme désirant pratiquer une interruption volontaire de grossesse. Dans le domaine économique, ce sera tout pour les riches : suppression de l’impôt sur les successions et réduction de l’impôt sur la fortune.Le Parti de gauche sera extrêmement vigilant à l’égard de la politique réactionnaire conduite par ce gouvernement, traduction d’une radicalisation inquiétante de la droite partout en Europe. Il soutiendra toutes les luttes sociales et politiques qui s’y opposeront. Dans ce cadre, les forces incarnant l’autre gauche en Norvège auront une responsabilité particulière. Le Parti socialiste de gauche (Sosialistisk Venstreparti) et le Parti rouge (R

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