La France doit libérer Georges Ibrahim Abdallah !

Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné en France depuis 29 ans. Chef présumé des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises, organisation alliée au Front Populaire de Libération de la Palestine, il est arrêté en 1984, pour possession de faux-papiers. Deux ans plus tard, il est accusé de complicité dans des attentats commis contre des agents du Mossad et de la CIA, dans le contexte du massacre de centaines de Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, massacre resté impuni. Il est condamné en France, dans un premier temps à 4 ans de prison pour détention d’armes et de faux papiers, puis à la perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 15 ans pour complicité d’assassinat, en 1987.
Il est libérable depuis 1999. Bien qu’il ait passé quasiment le double de sa peine de sûreté en prison, toutes ses demandes de libération ont été rejetées, alors que la juridiction de la libération conditionnelle a, à plusieurs reprises, ordonné sa libération sous réserve d’expulsion du territoire français. Des représentants états-uniens ont rappelé régulièrement qu’ils s’opposaient à la libération de Georges Ibrahim Abdallah, qu’ils qualifient de terroriste, faisant ainsi pression sur les institutions de la justice française.
Le 21 novembre 2012, le tribunal d’application des peines a une nouvelle fois accordé sa libération à Georges Ibrahim Abdallah. Malgré l’appel du Parquet, puis de la Garde des Sceaux, visant à le maintenir en prison, le jugement de libération a été confirmé le 20 décembre dernier. Pour que la libération soit effective, le Ministre de l’Intérieur devait prononcer un arrêté d’expulsion permettant à Georges Ibrahim Abdallah de rentrer au Liban. Ce que n’a pas fait Manuel Valls. Le 10 janvier 2013, la Cour d’appel de Paris a pourtant confirmé la libération, mais cette décision n’a pas été suivie d’effet.
Le 4 avril 2013, soit plus d’un an après la demande de libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah, la Cour de Cassation a cassé l’arrêt de la Cour d’appel de Paris et déclaré irrecevable la demande de libération, au motif qu’il manquait l’arrêté d’expulsion. Cet acharnement politique est indigne de la France, qui se soumet ainsi au bon vouloir des Etats-Unis d’Amérique en maintenant sans raison derrière les barreaux le plus ancien prisonnier politique du pays.
Le Parti de Gauche demande aux Ministres de la Justice et de l’Intérieur d’appliquer le droit, et de libérer cet homme, qui doit recouvrer sa liberté.
Source: Actualités Parti de Gauche

Leave a Comment
Partager
Posté par

Derniers articles

Ce vendredi 30 octobre, rassemblement « La République contre le racisme » à Trappes

Ce vendredi 30 octobre, la France insoumise invite à participer au rassemblement contre le racisme…

octobre 29, 2026

Pas de nazis, ni à Paris, ni au Plessis !

Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale Quelques jours après l’attentat raciste de Trappes qui…

octobre 28, 2026

Samedi 7 novembre, RDV au Parc des Expositions du Bourget, près de Paris, pour un Grand meeting de Jean-Luc Mélenchon !

Samedi 7 novembre à 15 heures, rendez-vous au Parc des Expositions Paris Le Bourget pour…

octobre 23, 2026

Nous dénonçons la fuite en avant autoritaire du pouvoir

Les libertés publiques ne peuvent pas être une variable d’ajustement d’un exécutif en perdition. Elles…

octobre 23, 2026

La France insoumise à la Paris Games Week : pour une politique publique du jeu vidéo

Le vendredi 23 octobre, la France insoumise se rendra à la Paris Games Week 2026.…

octobre 22, 2026

Avec la jeunesse, contre la vie chère : manifestons partout en France samedi 24 octobre !

Le 17 octobre était un jour de mobilisation historique. Près d’un million de personnes ont…

octobre 21, 2026