La Françafrique à la mode hollandaise se déploie.

Francafrique

Une fois de plus, les promesses n’engagent que ceux qui y croient, et la méthode Hollande : deux pas en avant, un pas en arrière, se confirme.
Après le discours de Kinshasa sur les droits de l’homme, et la rencontre discrète dans la même journée des despotes congolais et camerounais Denis Sassou Nguesso et Paul Biya, le Président de la république a reçu ce 5 décembre à l’Elysée le dictateur tchadien Idriss Déby.
Idriss Déby est responsable d’une partie des massacres et atrocités commises sous le régime d’Hissène Habré, dont il fut le chef d’État major, avant de le renverser en 1990 avec l’appui de la France. A la tête de l’État, il n’hésita pas à ordonner de nouveaux massacres et des exactions. Ce régime qui a renoncé à investir dans les secteurs sociaux de base et n’hésite pas, comme le dénonce Amnesty International, à recruter des enfants soldats, ne tient qu’avec l’appui concret de l’armée française, sur place dans le pays.
Aujourd’hui, alors que les Tchadiens réclament la démocratie, la fin de la répression contre les opposants, victimes d’arrestations arbitraires, la vérité dans les multiples affaires criminelles impliquant le régime tchadien (dont la disparition de l’opposant Ibni Oumar Mahamet Saleh en février 2008), et surtout des politiques publiques au service des populations, F Hollande en digne héritier de ses prédécesseurs adeptes de la Realpolitik accepte de redonner une caution d’honorabilité à Idriss Déby. Avec pour seul espoir que les soldats tchadiens, supposés spécialistes du Sahel, sinistrement réputés pour leur clanisme, leurs exactions et leurs multiples retournement d’alliances dans les différents conflits internes, ne constituent un soutien utile sur le terrain malien.
La françafrique à la mode hollandaise prend visiblement un nouvel essor !
Puisqu’il s’agit d’avoir l’armée tchadienne pour une intervention au Mali contre l’avis même des maliens !
Sous couvert de continuité de la politique de soutien

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