L’Assemblée nationale renforce les Zones à Régime Restrictif (ZRR) dans les universités : une nouvelle atteinte aux libertés de la recherche.

Communiqué des commissaires défense LFI

Le bloc macroniste et le Rassemblement national ont voté ce matin un nouveau durcissement des Zones à Régime Restrictif (ZRR) dans les universités et laboratoires publics. Une fois encore les macronistes et l’extrême droite s’allient pour restreindre les libertés académiques et renforcer le contrôle administratif sur la recherche.

Les ZRR, zones soumises à une autorisation d’entrée, et à un contrôle renforcé, ont été créées pour protéger certaines informations sensibles dans les universités et concernent désormais 931 laboratoires. En quinze ans d’extension continue du dispositif, aucune évaluation publique sérieuse de son efficacité n’a été menée. Malgré cela, la majorité a choisi d’aller plus loin en imposant à certains personnels une autorisation préalable des services du Premier ministre avant tout départ professionnel hors de l’Union européenne.

Ce dispositif porte atteinte à la liberté de la recherche, à la mobilité scientifique et aux libertés individuelles. C’est le cheval de Troie d’une bunkerisation de la recherche. Les refus d’autorisation sont souvent opaques et non motivés. Pourtant, des sanctions existent déjà contre toute divulgation d’informations sensibles : rien ne justifie ce contrôle préventif généralisé.

Alors que le gouvernement sous-finance la recherche publique, abandonne les laboratoires et précarise les chercheurs, il multiplie les dispositifs de surveillance plutôt que de donner à la recherche française les moyens de retenir ses talents. La protection du potentiel scientifique français devait se centrer autour de l’investissement, la hausse des salaires et les perspectives d’évolution de carrière. 

L’extension des ZRR devient de plus en plus inquiétante : près de 200 nouvelles zones ont été créées en 2023 et des disciplines de sciences humaines et sociales ont été intégrées au dispositif en 2024. À Bordeaux, en mars 2025, une docteure en mathématiques s’est vu refuser l’accès à son laboratoire sans justification écrite, son seul tort apparent étant son engagement militant au sein des Soulèvements de la Terre.

La France doit protéger son potentiel scientifique. Mais rien ne démontre que ce dispositif y contribue. En revanche, tout montre qu’il fragilise les libertés académiques et caporalise la recherche publique. La France insoumise demande un moratoire sur la généralisation de ce ces ZRR liberticides.

Webmaster

Leave a Comment
Partager
Posté par
Webmaster

Derniers articles

FERMETURE DE MATERNITES : L’AVEUGLEMENT DU GOUVERNEMENT CONTRE LES PARTURIENTES

Communiqué du groupe LFI Budgets insuffisants, manque de professionnels de santé : pour gérer la…

octobre 2, 2026

La Poste va fermer 441 de ses bureaux : LFI appelle à la mobilisation le 10 octobre

ContrE la fermeture des bureaux de poste, LFI appelle à la mobilisation ! La Poste…

septembre 30, 2026

Alerte : l’antifasciste Gino ne doit pas être livré à l’Allemagne

Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale L’eurodéputée italienne Ilaria Salis, Maja, Gabriele, Gino et…

septembre 30, 2026

À 7 mois de l’élection présidentielle, la France insoumise fait son entrée historique au Sénat

Dans une indifférence générale, des élections sénatoriales sans enjeux lisibles ont organisé une nouvelle répartition…

septembre 27, 2026

Parcoursup trie, nous l’abolirons : l’acces à l’enseignement supérieur doit être garanti pour toutes et tous

Communiqué du groupe LFI Le groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale est interpellé par…

septembre 25, 2026