Un article du groupe thématique Quartiers populaires de la France insoumise

Les violences inter-jeunes ne sont pas un fait nouveau. « Déjà, au 19e siècle, de nombreux articles de journaux parlaient des violences entre bandes. On disait qu’ils étaient de plus en plus jeunes, de plus en plus violents. Exactement les mêmes adjectifs qu’aujourd’hui », rappelle l’historienne Véronique Blanchard.

Il est vrai, les réseaux sociaux sont un nouveau facteur à prendre en compte: propagent les infos à une vitesse fulgurante et le manque de recul dû au traitement médiatique laisse croire que ces violences sont d’une nouveauté sans précédent. Il faut néanmoins rappeler que ces drames sont des actes isolés et issus de plusieurs facteurs ; Cependant, nous ne pouvons pas non plus ne pas agir.

Nous regrettons profondément la réponse d’affichage répressif extrêmement partielle qu’a adopté Gérald Darmanin. Cette réponse de surface ne résout rien.

Nous pensons que les solutions sont en premier lieu dans la prévention, l’éducation, la formation et le retour à une police de proximité proche des habitants. Il faut reconstruire un État social loin des politiques néo-libérales qui ont affaibli le service public dans nos quartiers.Nous adressons nos pensées profondes à toutes les familles touchées par ces violences. Nous savons à quel point ces violences provoquent des traumatismes difficiles à surmonter. Nous savons également le climat lourd que provoque ces violences.

Nous devons trouver collectivement des solutions nouvelles à ces vieux problèmes.De ce fait, le groupe thématique quartiers populaires de la France insoumise va proposer un cycle de conférences/débats avec différents acteurs de terrain tel des psychologues, des médecins, des éducateurs, des policiers, des travailleurs sociaux, des accompagnateurs à l’emploi ou encore des médiateurs. L’objectif est de travailler ensemble sur l’élaboration de solutions pour prévenir et empêcher les violences inter-jeunes.

La première conférence se fera sur Zoom et Facebook le vendredi 19 mars à Grigny en présence de Pascal Troadec (maire adjoint), Fanny Fayet (éducatrice spécialisée), Youcef Boukantar (responsable associatif) et Émilie Chazette (professeure).

Source: Actualités La France insoumise

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