Justice pour les femmes victimes de viol

Depuis 3 jours, des dizaines de milliers de manifestant-e-s espagnol-e-s protestent contre le jugement aberrant qui a été rendu en faveur des 5 violeurs d’une jeune femme. Les juges ont préféré écouter ceux-là mêmes qui se surnomment la meute et ont considéré que la victime était « consentante au titre qu’elle n’aurait pas assez « résisté contre ces prédateurs sexuels, alors qu’elle n’a fait qu’agir au mieux pour survivre dans un contexte d’ultraviolence.

Le Parti de gauche apporte tout son soutien à celles et ceux qui sont en train de protester de manière très pacifique et avec une grande détermination contre ce jugement honteux. Nous souhaitons ajouter notre voix à celle du peuple espagnol afin que le jugement soit cassé et, si un nouveau procès a bien lieu vendredi prochain, qu’il réponde cette fois « aux exigences de justice des femmes, comme l’a demandé Manuela Carmena, la maire de Madrid.
Nous appelons également à signer cette pétition pour démettre les juges et qui a déjà recueilli plus de 1,2 million de signatures.
Les agressions et les viols ne sont pas les seuls fléaux que subissent les femmes. Les injustices et les humiliations qu’elles connaissent lorsqu’elles ont le courage de porter plainte sont tout aussi intolérables.
Le problème, bien sûr, n’est pas qu’espagnol. En France, 12 % des femmes sont victimes de viol dans leur vie, soit plus de 62 000 femmes chaque année ; moins de 10% de cas de viol conduisent à une sanction pénale. C’est donc dans toute l’Europe que les crimes et les violences faites aux femmes doivent être combattus. C’est pourquoi l’Espace Politique Européen qui se construit avec Podemos, Bloco et de nombreux partenaires de la gauche européenne porte d’ores et déjà le combat féministe et pour les droits des femmes au niveau européen.
Djordje Kuzmanovic et Maud Assila 
Source: Actualités Parti de Gauche

Après l’appel de Grigny, le rapport Borloo place le gouvernement face à ses responsabilités

Le rapport remis par Jean-Louis Borloo au Premier ministre dresse un constat exhaustif et sans concession : 1 500 quartiers, 5,5 millions d’habitants concernés pour lesquels les taux de chômage, de pauvreté et d’échec scolaire sont supérieurs à la moyenne nationale. Le Parti socialiste en partage le constat amer : face à de telles inégalités, l’État a le devoir d’agir sans délai.
Depuis un an, la situation dans les quartiers s’est gravement détériorée sous l’effet des coups de rabot de la politique du gouvernement : diminution de 10 % des crédits en 2017, suppression des emplois aidés, baisse des APL et des moyens des bailleurs sociaux… Le gouvernement n’a cessé, mesure après mesure, de fragiliser la cohésion du territoire en assumant dès le début du quinquennat l’absence de politique pour les quartiers prioritaires. Il aura fallu l’appel de Grigny pour que la voix des quartiers résonne à nouveau à défaut de se faire entendre à ce stade.
Le rapport Borloo prend la mesure de la situation et réaffirme la volonté de lier l’humain et l’urbain portée dans le précédent quinquennat à travers la loi du 21 février 2014, dite loi Lamy. À l’instar de cette réforme, le rapport préconise des politiques transversales et décline une série de programmes pour améliorer la vie des habitants à travers la petite enfance, l’éducation, l’apprentissage, l’engagement des femmes, les transports…
À présent, le président de la République dispose d’un rapport clé en main, lucide, chiffré et élaboré avec les élus locaux. Le 22 mai prochain, le pouvoir sera placé devant sa responsabilité. Soit il s’engage massivement en reprenant ce que les élus locaux attendent, en créant un effet de souffle par une politique globale, cohérente et financée, soit il ergote, tergiverse, ratiocine… et en demeure aux 500 millions prévus.
L’effort ne peut pas être reporté une nouvelle fois sur les collectivités locales. La politique de la Ville est une politique de solidarité nationale car la République ne saurait tolérer les inégalités criantes entre ses territoires. Les mots forts ne suffisent plus, les rustines non plus. Les actes doivent suivre.
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Source: Actualités du PS

Un an avant la date prévue, Erdogan demande son avis à la Turquie…. après l’avoir bâillonnée.

Depuis trois ans, Erdogan met en place les conditions d’un régime dictatorial en Turquie.
En juillet 2016, il profite d’une tentative de putsch pour justifier une répression en profondeur de toute la société turque   (fonctionnaires, journalistes, universitaires), la mise sous tutelle des élus au Kurdistan turc … et en ciblant le HDP (Parti Démocratique des Peuples).
En avril 2017, Erdogan convoque un référendum pour renforcer son pouvoir présidentiel. Malgré sa défaite évidente dans la majorité du pays, il se proclame vainqueur à 51%.
Parallèlement, il met le réseau des 90.000 mosquées au profit de son parti l’AKP, avec l’objectif de canaliser la colère sociale sur le terrain religieux et  nationaliste par des appels au djihad à l’égard  de ce qui n’est pas turc et notamment les kurdes, présentés comme terroristes .
Depuis janvier 2018, il s’attaque à nos alliés kurdes à Afrin, violant le territoire syrien et  s’appuyant sur les milices djihadistes avec l’objectif de détruire l’expérience démocratique du Rojava.
En plus de l’islamisation, la militarisation de la société turque est inquiétante avec une augmentation du budget de la défense de 41% pour 2018.
Dans ce contexte extrêmement tendu, nos camarades du HDP ont tenu leur congrès en février, démontrant qu’ils sont une force politique considérable avec plus de 30.000 militants. Le Parti de Gauche était présent à leurs côtés.
Face à cette situation d’élections anticipées, le HDP cherchera  encore à incarner l’opposition et  l’alternative démocratique pour la Turquie et une solution politique pour le Moyen-Orient, basé sur l’égalité, le féminisme et la laïcité. Ancien co-president emprisonné depuis 18 mois, Selahattin Demirtas sera le candidat du HDP.
Source: Actualités Parti de Gauche

Le N°3 de l’Intérêt général, la revue du Parti de Gauche, est paru

Consacré aux campagnes, le troisième numéro de l’Intérêt général, la revue du Parti de Gauche, vient de paraître. Elle est disponible à la commande sur le site de notre éditeur.
Vous y lirez notamment un portrait de Georges Guinguoin, « préfet du maquis », des interviews de Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour l’alimentation, et de Laurent Pinatel, porte parole de la Confédération paysanne. Des décryptages consacrés à la forêt, au vin et à l’industrie du ski. Plusieurs de nos articles reviennent sur les luttes de la ruralité : des GM&S aux services publics en passant par Notre Dame des Landes. Nous publions enfin les bonnes feuilles de « La Plaine », ouvrage consacré à l’étude du système productiviste beauceron et un dossier sur la condition animale.
Une riche documentation cartographique et infographique accompagne la vingtaine d’articles de ce nouveau numéro de l’Intérêt général.
Retrouvez tous les numéros de la revue du parti de Gauche sur le site de L’intérêt Général
Source: Actualités Parti de Gauche

Le Parti socialiste, présent au Printemps de Bourges 2018, salue le choix d’une programmation à parité femmes/hommes

Ce mercredi 25 avril, le Parti socialiste, représenté par Jean-Marc Germain, son secrétaire national à l’École, la Formation tout au long de la vie, la Culture et l’Éducation populaire, sera présent au Printemps de Bourges, haut lieu de la création musicale.

Le Parti socialiste salue le choix, avec une programmation artistique paritaire, de placer les femmes au cœur de cette 42e édition dirigée par Boris Vedel. Souvent méconnu, parfois mis au second plan, régulièrement ignoré, l’engagement des créatrices, compositrices, auteures, musiciennes, interprètes doit avoir toute sa place dans chaque discipline artistique.

Ce déplacement constitue d’abord une reconnaissance de la vitalité culturelle de notre pays et un moment d’échanges multiples avec les artistes et les professionnels de la création et de la diffusion musicale. Il est aussi un temps de travail avec les élus socialistes présents à Bourges, pour échanger sur les politiques culturelles à promouvoir comme à défendre lorsqu’elles sont fragilisées par la révision générale des politiques publiques « Action publique 2022 ».

Les socialistes placent la culture au cœur du projet de Renaissance initié au Congrès d’Aubervilliers. Ils souhaitent débattre avec tous les acteurs culturels des enjeux de démocratisation, de développement réel de l’Éducation artistique et culturelle, des propositions culturelles pour la jeunesse, des relations avec la vie culturelle associative, de l’intervention culturelle dans le cadre de la politique de la ville et aussi de la participation directe des citoyens à la vie culturelle (démocratie et droits culturels).

Ce projet culturel portera reconnaissance et valorisation des expérimentations territoriales. Il prendra à bras-le-corps les enjeux du développement économique et des emplois culturels afin de garantir les conditions d’exercice des différents métiers artistiques.

Enfin, les modèles de création et de diffusion artistique confrontés notamment à la transition numérique de la culture seront réinterrogés dans la perspective de la nécessaire protection européenne de la création culturelle.
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Source: Actualités du PS

Pour un service public de l’orientation de qualité et égalitaire

Le Parti de Gauche dénonce le projet de transfert des délégations régionales de l’Onisep aux régions et de fermeture des centres d’information et d’orientation (CIO). Environ 500 d’entre eux sont concernés.
L’orientation représente une dimensions essentielle, trop souvent négligée, du service public d’éducation. Les projets gouvernementaux conduiraient à une rupture de l’égalité d’accès et à une territorialisation accrue de notre système éducatif, prélude à sa marchandisation.
Le Parti de Gauche appelle à signer la pétition « Non à la suppression des CIO ! et « Non au démantèlement de l’Onisep actuellement en ligne sur internet. Les liens pour y accéder : https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-non-a-la-suppression-des-cio et ici https://www.change.org/p/non-au-d%C3%A9mant%C3%A8lement-de-l-onisep
A l’heure de l’introduction de la sélection pour l’entrée à l’Université, l’orientation doit plus que jamais rester pleinement un service public national doté de moyens suffisants pour remplir ses missions républicaines d’intérêt général.
La commission éducation du Parti de Gauche
Source: Actualités Parti de Gauche

Réaction d’Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, suite à l’examen du projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie »

Le titre du projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile le effectif et une intégration réussie » présentait l’ambition d’un équilibre qu’il n’a jamais eu, ni trouvé dans le débat parlementaire.
Pour la première fois, sur un projet de loi ayant pour objet l’immigration, un gouvernement obtient sur certains articles la neutralité ou le soutien de l’extrême droite.
Le projet revient ainsi sur les conditions d’accès au droit d’asile, le droit au juge, le respect des droits de la défense. Il contrevient aux droits de l’enfant en doublant la durée de leur présence dans les centres de rétention administrative (CRA) dont ils devraient être exclus.
Contraires aux convictions de très nombreux parlementaires, y compris dans les rangs de la majorité, le Gouvernement a eu pour unique obsession le verrouillage de sa propre majorité. Maniant la carotte et le bâton, l’exécutif a fini par céder sur le délit de solidarité pour mieux menacer d’exclusion ceux qui s’opposeraient au texte.
Ce texte, loin de répondre aux situations humaines des réfugiés, ne répond pas d’avantage à l’exigence de régulation du système d’asile. Il se limite à donner des gages à une opinion publique inquiète parce que livrée aux préjugés et sans repères.
C’est en réalité la politique européenne de l’asile qui est à revoir. Ce sont aujourd’hui les accords de Dublin et du Touquet  qu’il faut remettre à plat pour leur substituer un véritable droit d’asile européen qui oriente avec intelligence et humanité les réfugiés sur les territoires où leur intégration est la plus plausible.
C’est ce projet là que les Socialistes continueront de porter en France comme à l’échelon européen.
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Source: Actualités du PS

Réaction d’Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, suite à l’examen du projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie »

Le titre du projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile le effectif et une intégration réussie » présentait l’ambition d’un équilibre qu’il n’a jamais eu, ni trouvé dans le débat parlementaire.
Pour la première fois, sur un projet de loi ayant pour objet l’immigration, un gouvernement obtient sur certains articles la neutralité ou le soutien de l’extrême droite.
Le projet revient ainsi sur les conditions d’accès au droit d’asile, le droit au juge, le respect des droits de la défense. Il contrevient aux droits de l’enfant en doublant la durée de leur présence dans les centres de rétention administrative (CRA) dont ils devraient être exclus.
Contraires aux convictions de très nombreux parlementaires, y compris dans les rangs de la majorité, le Gouvernement a eu pour unique obsession le verrouillage de sa propre majorité. Maniant la carotte et le bâton, l’exécutif a fini par céder sur le délit de solidarité pour mieux menacer d’exclusion ceux qui s’opposeraient au texte.
Ce texte, loin de répondre aux situations humaines des réfugiés, ne répond pas d’avantage à l’exigence de régulation du système d’asile. Il se limite à donner des gages à une opinion publique inquiète parce que livrée aux préjugés et sans repères.
C’est en réalité la politique européenne de l’asile qui est à revoir. Ce sont aujourd’hui les accords de Dublin et du Touquet  qu’il faut remettre à plat pour leur substituer un véritable droit d’asile européen qui oriente avec intelligence et humanité les réfugiés sur les territoires où leur intégration est la plus plausible.
C’est ce projet là que les Socialistes continueront de porter en France comme à l’échelon européen.
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Non à l’impunité de l’extrême droite !

Alors qu’il s’apprêtait à participer à une réunion publique sur la loi asile/immigration actuellement discutée à l’Assemblée nationale, notre co-coordinateur Éric Coquerel a été agressé par deux hommes d’extrême droite, vraisemblablement membres de l’Action française. S’il n’a pas été blessé, son intégrité physique a toutefois été menacée. Le Parti de gauche affirme sa totale solidarité envers son co-coordinateur et tient à alerter sur l’atmosphère de plus en plus pesante dans laquelle se déroule actuellement le débat public.

En effet, cette agression survient après qu’ont été proférées des menaces – dont des menaces de mort – suite au soutien d’Éric Coquerel à la mobilisation de migrants à la basilique Saint-Denis. Par ailleurs, elle a eu lieu après ce qu’on peut désormais considérer comme une série d’attaques de la part de l’extrême droite : tentative d’attentat contre Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne des élections législatives, saccage de locaux politiques et syndicaux à Lyon, tabassage d’étudiants à Montpellier puis à Tolbiac par des milices.

L’extrême droite se sentirait-elle en mesure d’agir en toute impunité pour agresser ainsi à tout va, y compris des élus de la République ? Cette menace nous amène, mais doit également amener le gouvernement, à prendre la mesure de la situation. Nous attendons qu’il agisse avec la clarté et la fermeté nécessaires pour que les coupables soient punis rapidement, que soit assurée la sécurité des élus de la République et que cessent ces agissements.
Source: Actualités Parti de Gauche

Evacuation d’universités: Contre l’occupation policière des campus à Tolbiac et ailleurs.

Les déclarations alarmistes et grand-guignolesques des partisans de la réforme de l’université sur l’occupation pacifique du site de Tolbiac faisaient sourire. Mais ce matin, sur le coup de 5h, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, manifestement devenu le nouveau ministre des universités, a envoyé 250 policiers et CRS « évacuer le site de Tolbiac.
En fait d’évacuation, il s’agit plutôt de substituer une occupation policière à une occupation par les membres de la communauté universitaire. Le site de Tolbiac, qui était ouvert à tou.te.s et abritait des séminaires, des conférences et des salles de travail, est maintenant interdit d’accès jusqu’à nouvel ordre. Voilà une singulière façon de défendre le « droit d’étudier dont le gouvernement est subitement devenu si soucieux, alors même qu’il s’apprête justement à la restreindre avec l’adoption de Parcoursup.
Des opérations du même type ont eu lieu ces dernières heures, ou sont en cours ou prévues, Strasbourg, Lyon 2, Lille, bientôt sans doute Montpellier. Des accusations de violence ont été formulées par certain.e.s occupant.e.s à l’encontre des forces de l’ordre. Ces accusations doivent être éclaircies, et dans l’immédiat, l’occupation policière du campus de Tolbiac doit être levée. Le retour de la démocratie dans les lieux d’étude, réclamé par 37.000 personnes dans une pétition lancée le mois dernier par la France Insoumise, commence par le rétablissement des franchises universitaires et l’abandon des opérations policières en cours ou prévues dans toute la France.
Il incombe maintenant au gouvernement de proposer une sortie de crise. Même certains présidents d’université préconisent aujourd’hui une renégociation du dispositif Parcoursup. Le gouvernement fait la sourde oreille, et porte une lourde responsabilité dans la crise actuelle. Pour le Parti de Gauche, engagé avec la France Insoumise pour la défense du service public de l’université et des libertés académiques, la sortie de crise passe par l’abandon des réformes universitaires en cours, en premier lieu de Parcoursup, par la négociation d’un plan d’investissement massif pour la jeunesse et l’enseignement supérieur, et par une remise à plat des dispositifs de soumission technocratique et austéritaire de l’enseignement supérieur mis en place depuis onze ans.
Commission Enseignement Supérieur et Recherche du Parti de Gauche
Source: Actualités Parti de Gauche