François Hollande a oublié l'anaphore "Moi, Président, j'organiserai le désarmement pénal " !

Société

« François Hollande avait oublié une anaphore dans ses « Moi, Président », celui de « Moi, Président, j’organiserai le désarmement pénal « ».Le point presse hebdomadaire de l’UMP, ce lundi matin, a été l’occasion pour Sébastien Huyghe, porte-parole, de dénoncer la politique pénale mise en place par le pouvoir socialiste qui s’est traduite par « un laxisme généralisé dans la justice française ». Culture de l’excuse, impunité institutionnelle, laxisme judiciaire, le triptyque idéologique de la gauche organisé par Christiane Taubira sur instruction de François Hollande a des effets concrets . « En un an, le nombre de détenus en prison a baissé de 3% », note le député UMP du Nord qui remarque que le désarment pénal a débuté dès le lendemain de l’élection de François Hollande. Sa première décision fut d’abroger le plan pluriannuel de construction de nouvelles places de prison, voté sous le précédent quinquennat, pour les faire passer de 57 000 à 80 000. Puis il y eut une circulaire en décembre 2012 pour l’aménagement systématique des peines. Et en janvier dernier, en pleine période d’attentats, il y eut cette autre circulaire de la ministre de la Justice de janvier notifiant aux juges d’instruction de traiter au même plan les primo délinquants et les récidivistes. « C’est une aberration car il faut une politique pénale plus ferme vis à vis des récidivistes, ce que nous avions traduit sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy avec les peines planchers abrogées également au lendemain de son élection par François Hollande », peste Sébastien Huyghe.« Pour régler le problème de la surpopulation carcérale, Christiane Taubira préfère faciliter la libération des prisonniers que de construire des places de prison », déplore encore Sébastien Huyghe rappelant cette statistique invariable depuis 1972 : « lorsque le nombre de détenus diminue, le nombre de délits augmente ».Sébastien Huyghe est également revenu sur « le sport favori de François Hollande, celui de rejeter systématiquement la faute sur Nicolas Sarkozy de ce qui est négatif en France ». Allusion aux récentes déclarations de François Hollande sur le drame des migrants en Méditerranée et sur le chaos en Libye dont l’origine remonterait, selon lui, à l’intervention de la France décidée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.Sébastien Huyghe a tenu a rappeler que la France était intervenue à la demande de la Ligue arabe sous mandat de l’ONU, intervention que François Hollande, alors président du Conseil général de la Corrèze, avait qualifié de « légitime » et de « nécessaire ». L’ONU a eu ensuite pour mission de reconstruire le pays et l’Etat, ce qui a abouti à l’organisation en juillet 2012 des premières élections législatives et la victoire des modérés. « Après cela s’est gâté et Nicolas Sarkozy n’était plus président de la République », tacle Sébastien Huyghe pour qui « le chaos libyen n’est pas la résultante de ce qui s’est passé en 2011 mais de l’abandon, depuis, par la France et la communauté internationale, du sort de la Libye et des Libyens. C’est en cela que la déclaration de François Hollande est grotesque et consternante. En pensant accuser Nicolas Sarkozy, François Hollande s’accuse lui-même de sa propre inertie. Qui est président depuis trois ans. Qu’a-t-il fait de concret pour la Libye depuis trois ans, pour prévenir, alerter, agir ? La France, comme la communauté internationale, a préféré fermer les yeux et laisser la Libye s’enfoncer dans le chaos. C’est le terrible aveu de son échec et la triste réalité. Pour mieux faire oublier ses faiblesses, François Hollande se décharge de ses insuffisances sur ses prédécesseurs », remarque Sébastien Huyghe pour qui François Hollande est beaucoup plus doué dans la parole que dans les actes.A l’image de ses déclarations sur l’inversion de la courbe d’un chômage qui n’en finit plus de battre des records, mois après mois, depuis mai 2012. « Depuis que François Hollande est au pouvoir, malheureusement les chiffres sont têtus : plus de 600 000 chômeurs supplémentaires en trois ans, +17% de personnes supplémentaires bénéficiaires du RSA. Depuis l’élection de François Hollande, la précarité augmente. Pourtant la crise est terminée chez nos voisins. Mais pas en France en raison de la politique menée depuis trois ans par François Hollande et sa majorité », constate Sébastien Huyghe.Lors de ce point-presse, Sébastien Huyghe, au nom de l’UMP, s’est également inquiété de la réforme du collège qui « fait disparaître le socle fondamental des connaissances. Des disciplines vont disparaître au profit de l’interdisciplinarité. Le professeur d’Histoire va devenir le professeur des civilisations et du développement durable. La natation va devenir « déplacement horizontal en milieu aquatique » », note Sébastien Huyghe relevant « l’unanimité contre cette réforme » et demandant au président de la République qu’il fasse « cesser cette hérésie, cette farce ».
Source: Actualités UMP

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