Classes moyennes : les grandes oubliées des colos

Société

Présidente d’un rapport parlementaire sur « l’accessibilité des jeunes aux séjours collectifs et de loisirs » autre nom donné aux colonies de vacances, Annie Genevard invite le gouvernement qui souhaite redonner de la vigueur aux colonies de vacances à s’intéresser aux classes moyennes qui sont les grandes oubliées des politiques du gouvernement et qui aujourd’hui sont de plus en plus paupérisées et n’ont plus la possibilité d’envoyer leurs enfants en colonies de vacances. Ces séjours en effet sont devenus coûteux en raison du transport et des normes d’encadrement.Autrefois plébiscitées par toutes les couches sociales de la société, les colonies de vacances étaient des lieux où se mêlaient toutes les catégories sociales.Progressivement une évolution a réservé les colos subventionnées aux classes sociales défavorisées contrairement aux classes moyennes, pourtant modestes, privées d’aides publiques. Quant aux milieux favorisés, ils se sont progressivement tournés vers des organismes privés qui ont su également renouveler leur offre de loisirs et rajeunir leurs activités.Les colos ont sans doute encore un rôle à jouer ne serait-ce que parce que 3 millions d’enfants ne partent pas en vacances chaque année mais elles ne peuvent jouer de rôle bénéfique que si elles sont à la fois des lieux d’éveil, de dépaysement mais aussi des opportunités de rencontres avec d’autres enfants de tout milieu. C’est ce creuset social qu’ont cessé d’être les colonies de vacances et qui explique en partie leur désaffection.Annie GENEVARDSecrétaire nationale à l’animation des fédérationsDéputée du Doubs
Source: Actualités UMP

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