Education et recherche
Généralisée aux 6,7 millions d’écoliers français dès la rentrée 2014, la réforme des rythmes scolaires a instauré une demi-journée d’école le mercredi matin ou le samedi matin, et trois heures d’activités périscolaires hebdomadaires supplémentaires. Plusieurs mois après la mise en place de cette réforme technocratique et imposée d’en-haut à marche forcée, sans prendre en compte les intérêts des enfants et de leurs familles, le constat est sans appel : selon les résultats, publiés aujourd’hui, d’une enquête menée par le Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc (SNUipp), ce sont 74% des enseignants – soit près de 3 instituteurs sur 4 – qui désapprouvent l’organisation des rythmes scolaires du décret Hamon et qui estiment que cette réforme a un impact négatif sur les élèves !Ce n’est pas un hasard si seuls 4% d’entre eux y voient un impact positif. Ce n’est pas un hasard non plus si les enseignants sont 79 % à réclamer désormais une nouvelle organisation des horaires à l’école, 70% à vouloir supprimer les activités pédagogiques complémentaires et 70% à vouloir repenser l’organisation et le contenu du temps d’activité périscolaire !La réalité, c’est que cette réforme n’est pas financée, et que les rythmes scolaires ont été laissés à la charge des collectivités locales qui doivent affronter une baisse drastique des dotations de fonctionnement accordés par l’Etat ! Résultat : les communes doivent augmenter les impôts pour y faire face et ce sont les familles qui doivent payer la facture.La réalité, c’est que cette réforme mal préparée a dérouté aussi bien les enseignants que les familles ! Les activités périscolaires ont une qualité qui varie en fonction des communes au risque de renforcer les inégalités. Néfaste réforme pour les enseignants qui travaillent une demi-journée hebdomadaire de classe supplémentaire, sans compensation. Néfaste réforme pour les enfants, fatigués et déphasés, qui voient des activités – à l’utilité parfois douteuse – remplacer des heures d’enseignement dans l’après-midi, précisément au moment où leurs capacités d’assimilation sont les plus importantes de l’avis des spécialistes. Néfaste réforme pour les parents, qui doivent trouver des solutions alternatives de garde et modifier le programme des activités extra-scolaires de leurs enfants.Toutes ces difficultés auraient pu être évitées en tenant compte des réalités familiales et locales. Mais, hostile à toute concertation, au mépris des « Gilets jaunes » qui n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme, le gouvernement socialiste s’est entêté dans sa réforme absurde et délétère qu’il aurait pu s’abstenir de faire. Chaque famille en mesure aujourd’hui le résultat.Valérie DEBORDSecrétaire nationale en charge de la famille
Source: Actualités UMP
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