Valls 2 a donc succédé à Valls 1. De prime abord, ce changement semblait répondre aux dernières sorties critiques de Montebourg et Hamon, soit espérer colmater une crise politique larvée qui pouvait inquiéter les marchés ou Merkel. On peut maintenant se demander s’il ne s’agissait pas surtout de faire place nette pour passer un cap supplémentaire dans la politique libérale. Car depuis une semaine ça accélère. Dans le symbole d’abord : la nomination d’Emmanuel Macron à Bercy et la standing ovation de Valls au Medef. Symbolique ? Pas seulement, car le message à la finance et au patronat de combat est clair : le gouvernement est avec vous. Autrement dit, sans même attendre les projets de loi de dérégulation accélérée du code du travail, les vannes sont ouvertes. Les salariés savent ce que cela induit dans les entreprises. Les annonces ont suivi : remise en cause d’une durée légale hebdomadaire du travail (car c’est ce que cache en réalité les sorties sur les 35 heures par ailleurs déjà fortement écornées), assouplissement des seuils sociaux et du travail du dimanche, attaques scandaleuses contre les chômeurs, relance des partenariats publics-privés notamment pour des grands projets inutiles, abandon de toute velléité d’encadrement des loyers et retour à une fiscalité avantageuse pour les promoteurs… Sans oublier le mépris porté aux droits des femmes avec la suppression du ministère éponyme. Tout ça en moins de 8 jours.
Valls 2, et Hollande avec lui, foncent donc vers…l’abîme. Car il a beau disposer d’un gouvernement aux ordres, de la part la plus libérale du patronat derrière lui, de la confiance de la finance, il se heurte aux faits : cette politique ne marche pas. Il n’y a donc pas besoin d’être devin pour décrire la situation dans trois mois. C’est celle d’aujourd’hui : chômage en progression constante, activité en berne, toujours moins de services publics et de protection sociale, profits et dividendes des actionnaires en hausse. Et courbe de popularité du Président et du Premier ministre au plus bas.
Mieux vaut donc abréger au plus vite les souffrances du peuple en combattant ce gouvernement comme nous le ferions face à n’importe quel gouvernement de droite. Les

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