Ah quel excellent président nous avons là ! On se souvient du brio avec lequel François Hollande a guidé le conseil général de la Corrèze vers l’avenir. De la maestria avec laquelle il présida à l’épopée du Parti, hum, socialiste, pardon. On s’incline devant le panache qu’il met à conduire la France au long des avenues périlleuses du troisième millénaire. Le président nous fera passer par le chas de la transition écologique, foi de candidat !
Certes, il y a un obstacle. Les écologistes. On les a pourtant enrubannés de maroquins et comblés de sièges parlementaires, mais ils grincent. Pétrole au large de la Guyane ? Ils toussent. Surgénérateur Astrid ? Ils hoquettent. Liaison Lyon-Turin ? Ils grognent. EPR de Flamanville ? Ils éternuent. Aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? Ils éructent.
Et quoi qu’on fasse pour le progrès et l’environnement, ils se grattent, se tortillent, frétillent et se plaignent. Les écologistes ne comprennent rien à l’écologie.
Que fait le mâle descendant d’Henri Queuille, inoubliable génie de la Corrèze, puisque les écologistes renâclent ? Il pare, courbe, fléchit et poum ! Il se prépare à changer d’écologistes !
A Austerlitz, Napoléon n’a pas fait mieux. Ainsi, l’inestimable groupe Génération écologie est reçu à l’Elysée le 4 décembre par Bernard Poignant, le conseiller du président, qui, depuis sa ville de Quimper, prend le pouls de la France profonde et éternelle. Génération écologie ? Vous allez en entendre parler, d’ici les élections municipales de 2014… D’ailleurs, Harlem Désir en a été membre en 1992.
Et pour faire bonne mesure, M. Hollande nomme Nicolas Hulot « envoyé spécial pour la préservation de la planète ». Envoyé spécial, pas ambassadeur, clin d’oeil subtil à la télévision, oh oh oh.
Ledit Hulot, qui n’aime rien tant que parler à l’oreille des présidents, accepte. Certes, il garde « son statut apolitique « , ben tiens, c’est mal, la politique, et « sa totale liberté de parole » – là, M. Hollande, il faut bien le dire, tremble.
Bon, moi, si j’étais le président, je mettrais l’envoyé spécial à la tête de Génération écologie, j’appellerais Daniel Cohn-Bendit, et même, Jean-Louis Borloo. Enfin bon, on ferait de l’écologie, quoi ! Mais responsable ! Consensuelle ! Progressiste ! Réaliste !
Ah, au fait, se sont tenues le 1er décembre les Assises pour l’écosocialisme. On y a parlé écologie, travailleurs, lien social, relocalisation, émancipation… Pfff, c’est nul. Politiciens, va !
Hervé Kempf (Le Monde) – 10 décembre 2012
Source: Actualités Parti de Gauche
Le 20 septembre prochain, des mobilisations contre la loi « permis de tuer XXL »…
Communiqué du groupe LFI Alors que nous venons de subir l’été le plus chaud jamais…
Depuis plusieurs mois, nous protestons contre le traitement des invitations politiques qui nous sont adressées…
La France insoumise est en campagne. Un candidat, un programme, une équipe : tout est…
Le 20 août dernier, à Châteauneuf-sur-Isère, près de 330 élu·es insoumis·es et citoyen·nes se sont…
Des Amfis 2026 qui marqueront l’histoire du mouvement : jamais l’événement n’avait rassemblé autant de…
Leave a Comment