Il y a, dans la déclaration de politique générale prononcée hier par le Premier ministre, toutes les raisons pour lesquelles j’ai choisi de quitter le gouvernement.
Ce discours est d’abord l’illustration d’une dérive : celle d’un pouvoir prêt à lâcher n’importe quoi pour se maintenir à tout prix. Cet acharnement est à l’origine du désordre qui règne aujourd’hui dans nos institutions. Emmanuel Macron veut continuer à tout piloter, tout décider, tout imposer.

À cet acharnement s’ajoute ce revirement spectaculaire sur les retraites. Le coût de cette suspension est exorbitant, à travers les milliards qui manqueront pour sauver notre régime par répartition et donc assurer une retraite décente à ceux qui viendront après nous.
« Une génération n’a pas le droit d’en amoindrir une autre, » soulignait Balzac. C’est pourtant ce que fait le gouvernement : pour durer quelques mois, pour glaner quelques voix, l’avenir est sacrifié.
Ce sont des déficits en plus mais également de la croissance en moins : avec cette suspension, la France ne pourra pas fournir une quantité de travail suffisante pour renouer avec la prospérité.

La vérité, c’est qu’aucune des exigences que la droite avait formulée à Sébastien Lecornu n’a été respectée.
Ni sur le maintien de la réforme des retraites, ni sur le plafonnement des aides sociales à 70% du SMIC pour lutter contre l’assistanat, ni sur les impôts : la matraque fiscale est déjà dégainée puisque sur les 31 milliards de mesures envisagées pour limiter les déficits, 14 milliards sont des prélèvements supplémentaires sur les ménages et les entreprises, soit près de la moitié de l’effort !

Désormais, les socialistes pourront imposer leurs choix à loisir. Le bal des chantages a d’ailleurs commencé, puisqu’Olivier Faure a déjà annoncé vouloir introduire la taxe Zucman par voie d’amendement.
Et ce n’est que le début. N’en doutons pas une seule seconde : ce que la gauche a exigé sur les retraites, elle l’exigera sur tout le reste, y compris pour déconstruire la politique de fermeté que j’ai impulsée sur la lutte contre l’immigration ou l’entrisme islamiste.

Emmanuel Macron installe donc un paysage politique aux couleurs de la gauche mais aussi du RN.
Désormais, ce sont eux qui imposent les termes du débat.
Pire, en lâchant sur les retraites, le signal est donné que toute réforme courageuse pourra être remise en question.
C’est pourquoi, dans le cadre du budget, à l’Assemblée nationale et au Sénat, nous lutterons pied à pied pour combattre de tels renoncements et pour défendre nos propositions.

Nous défendrons nos convictions. Nous tiendrons notre ligne.
C’est cette cohérence qu’attendent nos militants et nos électeurs. C’est ce courage qu’exige une grande majorité de Français.
Car si ce gouvernement verse à gauche, le pays, lui, reste à droite : notre seul chemin d’avenir, c’est la cohérence et la fidélité à nos convictions.

Bruno Retailleau
Président des Républicains

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