«Les plus belles fêtes de France» : quand l’extrême gauche s’attaque à nos événements populaires

Grâce à son label, l’association Les plus belles fêtes de France contribue à financer et faire perdurer nos festivités traditionnelles. Une démarche qui ne plaît pas à une gauche « bien-pensante », dénonce Laurence Garnier, vice-présidente de notre mouvement, sénatrice de la Loire-Atlantique et ancienne secrétaire d’État.

Emmener vos enfants au Carnaval de Nantes, boire un verre sous les platanes lors d’une fête provençale, frissonner au son des binious bretons ou d’une danse alsacienne… Au cœur de nos villes et de nos villages, ces traditions nous rappellent la beauté et la richesse de notre patrimoine culturel, transmis de génération en génération pour que notre histoire demeure vivante et partagée par le plus grand nombre. Ces fêtes populaires, qui unissent chaque année des millions de Français aux quatre coins de l’Hexagone, sont devenues la nouvelle cible de la gauche « bien-pensante » qui exècre de toutes ses forces la France des terroirs et des traditions.

La convivialité et l’authenticité ne sont plus à la mode. Pire, elles sont devenues suspectes. Une députée extrême-verte avait déjà demandé de bannir définitivement nos soirées barbecue entre amis, au motif qu’elles contribuent directement au réchauffement climatique. La doxa nous avait déjà expliqué l’importance de remplacer notre steak de bœuf français par un steak de soja aux herbes. Après avoir avalé quelques graines de goji accompagnées de tofu et de quinoa, nous pensions pouvoir rejoindre innocemment la fête du village et célébrer dignement l’arrivée de l’été, des vendanges ou du saint patron de telle commune rurale autrefois carrefour des échanges commerciaux.

C’était sans compter sur cette gauche d’arrière-garde qui a entrepris de nous faire croire que se cache derrière ces fêtes populaires le combat politique d’une droite fasciste et réactionnaire. Depuis quelques semaines, l’association Les plus belles fêtes de France est ainsi condamnée par le tribunal d’une presse allant de L’Humanité à Libération. Cette association a pour objectif de mettre en lumière, d’accompagner et de soutenir nos fêtes populaires partout en France, mais elle a le tort immense de compter parmi ses membres des salariés de l’agence de communication Studio 496, qui compte elle-même parmi ses actionnaires le milliardaire français fondateur des Smartbox, incarnation selon les mêmes médias d’un projet politique réactionnaire.

Créer des clivages

Certains pourraient trouver le lien tellement indirect qu’il en est insignifiant. Vous viendrait-il à l’idée que votre conjoint, votre amie ou votre frère finance un projet politique en vous offrant une « box » comprenant au choix massage, nuit dans les arbres ou restaurant gastronomique ? Pour la gauche pourtant, c’en est trop.
Sortir du label attribué par Les plus belles fêtes de France aux nombreuses fêtes folkloriques locales est devenu une absolue nécessité pour montrer patte blanche. Qu’importe que les organisateurs concernés réfutent toute dimension politique de l’association. Qu’importe ceux qui affirment que personne ne leur a jamais demandé de modifier la programmation de leur festival. Qu’importe que près du tiers de ces fêtes culturelles aient disparu, faute de financements, au cours de ces cinq dernières années.

La priorité est d’instiller le soupçon partout, de créer la polémique, d’instrumentaliser les acteurs. Bientôt, on expliquera aux Français que les jupes provençales sont réactionnaires et que les déguisements de carnaval frôlent le fascisme le plus pur. Mais ne nous y trompons pas. Derrière cette polémique d’apparence futile, c’est un double projet que poursuit la gauche, dans sa frange la plus extrême. Celui, d’abord, de faire disparaître tout ce qui constitue l’identité de notre pays et de nos territoires, considéré comme profondément passéiste, nostalgique et représentatif de la France d’avant dont ils ne veulent plus.

Cette « France rance » de la baguette et du béret qu’avaient cru bon de dénoncer certains lors de l’ouverture de la Coupe du monde de rugby. Mais cette gauche nourrit aussi le projet d’abolir l’idée même de nation, forgée et nourrie de ces traditions et de ces moments partagés. La méthode est simple. Créer des clivages là où il n’y en a pas, « tout conflictualiser » comme l’a théorisé Mélenchon ; s’attaquer aux fêtes traditionnelles comme aux fêtes religieuses et, in fine, aseptiser la société et juxtaposer des « communautés » qui finissent par ne plus rien avoir en commun.

Essentialiser

Le creuset républicain qui permettait à chacun, quelles que soient ses origines, d’assimiler l’histoire, la culture et les traditions françaises, qui s’offrent à tous ceux qui les aiment, a été remplacé par une « essentialisation » des individus, devenus des minorités segmentées enfermées dans ce qu’elles sont : femmes, LGBT, « personnes racisées » d’un côté ; « mâles blancs hétérosexuels » de l’autre. Et cette essentialisation conduit à toutes les aberrations. Une cause honorable devient haïssable selon la personne qui la soutient, et inversement.

Lorsqu’un homme d’affaires classé comme conservateur s’intéresse à des fêtes de village, la gauche combat en réalité ce qu’il est – un milliardaire français – bien plus que ce qu’il fait. Mais quand le rappeur Freeze Corleone est interdit de concerts du fait de paroles foncièrement antisémites, la même gauche, par la voix de Matthieu Pigasse, craint que l’on interdise des artistes à cause de leur origine. Autrement dit, elle soutient ce qu’il est – un rappeur issu de l’immigration – malgré ce qu’il fait. Le verdict est sans appel. L’absolution pour le rappeur. L’exécration pour l’homme d’affaires. Selon que vous serez racisé ou PDG, les jugements de gauche vous feront dieu ou diable.

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