Question écrite – Contrôle technique sur les deux et trois roues motorisés

M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports, sur la directive européenne n° 2014/45/UE imposant un contrôle technique périodique tous les deux ans sur les deux et trois roues motorisés.

M. le député a en effet été sollicité par des représentants locaux de la fédération française des motards en colère (FFMC), qui s’inquiètent que cette nouvelle directive réduise davantage leur pouvoir d’achat et fasse les beaux jours des entreprises du secteur. Le Gouvernement, qui semble avoir entendu en partie la colère des motards manifestants en juin 2021, a alors proposé, par la voix de M. le ministre Djebbari, un contrôle visuel effectué par des garagistes agréés. Or cette proposition ne résout pas du tout le problème et la FFMC avance plusieurs arguments légitimes. En premier lieu, ce contrôle visuel est déjà effectué systématiquement, de fait, par les motards eux-mêmes. Ceux-ci courent davantage de dangers sur la route, ainsi sont-ils pour la plupart bien plus prudents avant de partir que les automobilistes. De même, lorsqu’une moto est amenée chez le garagiste pour une révision, de manière plus régulière qu’une automobile, un contrôle des points de sécurité est systématiquement effectué par ce dernier. Ainsi le véhicule est-il contrôlé et à ce titre il n’est pas véritablement justifié qu’un contrôle technique sur motos prenne exemple sur celui des voitures. Le faible kilométrage d’une moto ne justifie pas non plus une périodicité de contrôle aussi intense que celle des voitures. Enfin, sur le volet accidents, la FFMC avance, suivant le rapport MAIDS de 2015, qu’une défaillance matérielle n’est responsable que de 0,7 % des accidents pour lesquels une moto est impliquée et que le facteur humain demeure la première cause d’accident.

Par conséquent, M. le député appelle M. le ministre à retirer sa proposition de contrôle visuel comme compensation à la directive n° 2014/45/UE. Il demande à envisager d’autres mesures comme un contrôle technique à la revente du véhicule, l’établissement d’une liste normative de points de contrôle à chaque passage d’une moto au garage, ou encore le nécessaire renforcement de l’éducation, la formation et l’apprentissage d’un bon comportement sur la route.

Source: Actualités La France insoumise

Leave a Comment
Partager
Posté par

Derniers articles

Contre les lois extraterritoriales américaines : défendre notre souveraineté

Communiqué du groupe LFI Le groupe de La France insoumise, à travers son rapporteur Aurélien…

avril 30, 2026

Patients enchaînés, droits piétinés : le Gouvernement doit prendre des mesures d’urgence !

Communiqué des députés LFI de la commission des Lois et Elise Leboucher, rapporteure de la…

avril 24, 2026

REIC AU SERVICES DES ÉLU·ES

Le Réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes est une association nationale qui regroupe des élu·es…

avril 23, 2026

Formez-vous avec le Formateur des Collectivités

La formation des élu·es est un droit et une dépense obligatoire pour votre collectivité. Vous…

avril 23, 2026

Bloquer les prix, libérer nos vies ! Le 1er mai, dans la rue !

Ce 1er mai 2026, comme chaque année, la France insoumise appelle à marcher partout en…

avril 23, 2026

Assemblée représentative de LFI : le REIC au travail dans la feuille de route !

Le 12 avril, la France insoumise tenait son assemblée représentative. C’est un moment politique important…

avril 23, 2026