Après des mois de fuites plus ou moins orchestrées, et d’affirmations vagues et incohérentes par les services du ministère de l’Education Nationale, les premiers textes de cadrage sur l’architecture du future CAPES et du master MEEF (« Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation »), censé y préparer, viennent d’être transmis aux universités, qui vont devoir échafauder des cursus en catastrophe pour la rentrée prochaine.
Il se confirme que le futur CAPES ne contiendra plus que quatre épreuves, dont une seule porterait sur la maîtrise de la discipline enseignée. Puisqu’il s’agirait d’une épreuve d’écrit, cela signifie qu’avec le CAPES à la sauce Blanquer, les futurs professeurs de sport seront recrutés au terme d’un concours sans épreuve de sport ; les futurs profs de langue, sans qu’on vérifie leur faculté de parler la langue en question ; les futurs profs de musique, sans qu’on assure de leur maîtrise d’un instrument ou de leur capacité à diriger une chorale. Tant de désinvolture laisse sans voix ! On ne saurait être plus clair sur le mépris dans lequel le gouvernement tient le métier d’enseignant.
À quelques jours de la date butoir pour transmettre leurs capacités d’accueil, les universités découvrent également les capacités d’accueil de ces nouveaux cursus. Dans beaucoup de disciplines, le nombre d’étudiants de ces masters sera divisé par quatre ou cinq. Souvent, les contingents proposés placent ces masters en-dessous du seuil d’ouverture du cursus, ce qui signifie que ces formations n’ouvriront tout simplement pas. Enfin, le contingentement par université pose de graves problèmes de péréquation entre les régions. On se dirige vers un effondrement du vivier, alors que celui-ci est déjà bien trop réduit.
C’est l’avenir même du CAPES qui est en jeu, et avec lui l’existence d’un corps national des enseignants du secondaire, disposant d’une formation disciplinaire et pédagogique solide. La destruction programmée du concours de recrutement républicain s’inscrit dans la lignée des mesures qui minent déjà le primaire et le secondaire depuis quinze ans. Cela montre que ce gouvernement n’a rien d’autre à proposer pour l’Education nationale qu’une vision minimaliste et utilitariste de savoirs disciplinaires rabougris, le démantèlement des statuts des personnels, l’intensification de l’austérité et la promotion d’une gestion managériale.
Le Parti de Gauche appelle au retrait de cette réforme et s’associe aux motions de protestations qui se multiplient dans les établissements. Un vaste plan de bourses et de pré-recrutement dès la licence est plus que jamais nécessaire, pour permettre aux étudiants de tous les milieux de se préparer sereinement et dans la durée à l’exercice du métier d’enseignant, après un concours rigoureux et garantissant un statut et des perspectives de carrière satisfaisants. De tout cela, avec Jean-Michel Blanquer, il n’est plus question : le Parti de Gauche, avec la France Insoumise, continuera à porter ces exigences.
Pour la Commission nationale Enseignement Supérieur et Recherche du PG,
Pierre-Yves MODICOM
Pour la Commission nationale Education du PG,
Francis DASPE
Source: Actualités Parti de Gauche
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