Toutes et tous à la Bastille !

Jlm

Ce samedi, des quatre coins de la France , en car, en train, en voiture, à vélo, à pied ou à cheval, nous serons des milliers d’insoumises et d’insoumis à prendre la Bastille pour bâtir la 6ème République ! Cette marche festive, avec de nombreux artistes insoumis en concert qui se conclura par un discours de Jean-Luc Mélenchon, marquera un tournant décisif de la campagne. Nous en sommes convaincus, à un mois de l’élection, nous voulons et pouvons convaincre pour gagner !
Tous les tenants du système veulent installer un second tour Le Pen/Macron. Pourtant, à un mois de l’élection, près d’un-e électeur-trice sur deux ne sait toujours pas si il ou elle ira voter, ni pour qui voter. Pour quelles raisons Macron ne serait-il pas à Le Pen ce que Clinton fut à Trump ? La décomposition s’accélère dans les partis traditionnels « Bruxelles compatibles » et le rêve de Hollande est en train finalement de se réaliser via les nombreux ralliements issus tant de la droite libérale classique que du Parti socialiste pour faire autour de Macron un nouveau parti démocrate à l’américaine sur les décombres du PS, réduisant le rôle de Hamon à un barrage anti-Mélenchon. Le copier-coller programmatique des directives libérales européennes du programme du candidat « En marche » ne peut pas barrer la route à l’extrême droite car il ne peut remobiliser les classes populaires. Mais la France, ce n’est pas les Etats-Unis et ici Jean-Luc Mélenchon, notre Bernie Sanders, reste dans la course et peut incarner la clé du scrutin.
Tirons dès aujourd’hui les enseignements des résultats du scrutin aux Pays-Bas. L’extrême-droite n’y a pas réalisé les scores annoncés de façon tonitruante pour imposer un vote utile. Mais c’est la coalition sortante qui s’est pris une magistrale gifle électorale historique et notamment les sociaux-démocrates avec la perte des trois quarts de leurs sièges. Le peuple néerlandais a résisté au racisme et à la xénophobie distillés par le parti d’extrême droite ami du FN et a réaffirmé dans l’urne que son problème réside bien plus dans les politiques d’austérité et leur conséquences sociales terribles en termes de hausse du chômage et de la précarité. Les tenants de l’équilibre budgétaire et des cadeaux fiscaux aux multinationales ont donc été sanctionnés.
Nous en déduisons notre feuille de route pour le mois qui nous reste avant les présidentielles et jusqu’aux législatives avec les candidat-e-s de la France Insoumise : convaincre sur notre alternative à la règle brune du FN et la règle d’or de Macron, les autres candidats restant de facto que dans des « entre-deux » sans clarté et cohérence.
Bien sûr, les sirènes de l’unité sont encore agitées par certains, à l’instar de Montebourg qui souhaiterait que notre candidat se retire au profit de Hamon. Les agiteront-ils encore quand les courbes des sondages dont ils font leur alpha et oméga s’inverseront ? Comment cet ex ministre PS qui a échoué en la matière peut-il encore oser faire croire que le « Made in France » soit réalisable sans rupture avec les directives libérales européennes et l’instauration d’un protectionnisme solidaire ? Le programme de Hamon, même avec l’eau largement versée dans son vin, n’est pas applicable dans le cadre des traités européens actuels. Et ce n’est pas la promesse réchauffée de Hollande d’un Parlement de la zone Euro, qui s’accommode de l’indépendance de la BCE, qui peut le rendre applicable.
La question européenne n’est effectivement pas qu’un élément programmatique nous distinguant, mais bien un enjeu central qui détermine la capacité ou non d’appliquer un programme de relance, d’investissement, au service de l’emploi et de la transition énergétique contre les diktats de la finance. Convaincre sans relâche de la pertinence de notre Plan A et Plan B et de la méthode du recours au référendum pour faire sauter le verrou européen est plus que jamais essentiel. Le peuple a su prendre confiance en lui-même en 2005 en votant NON au traité constitutionnel européen, cette confiance nous comptons la remobiliser ce samedi 18 mars.
Face au ras-le-bol des affaires qui polluent le débat de la présidentielle et de la mise en examen de Fillon, au refus de Le Pen de répondre aux convocations des juges, en passant par Macron suspecté de favoritisme et de sous-évaluation de son patrimoine, soyons le plus nombreux à prendre la Bastille ce 18 mars ! Si l’élection tourne à la course à l’immunité présidentielle, c’est que ces trois candidats incarnent bien le pourrissement intrinsèque de la 5ème République qu’ils ne veulent en aucun cas changer. Ce samedi, c’est la monarchie présidentielle que nous mettons en examen ! Nous viendrons avec nos pancartes en faveur de la Constituante pour la 6ème République, pour le droit de révoquer les élu-e-s, pour garantir l’implication citoyenne à tous les niveaux et opérer enfin la séparation du Medef et de l’Etat !
Après la manifestation des hospitaliers et professionnels de la santé la semaine dernière, celle des pompiers professionnels contre l’austérité ce mardi, la colère des cheminots après le suicide de l’un des leurs mercredi, ou encore les rassemblements pour défendre le service public postal contre les fermetures des bureaux de Poste, les insoumis-e-s clameront qu’il ne peut y avoir de République sans services publics et sans fonctionnaires. Nous porterons haut et fort l’urgence sociale de redistribuer les richesses, l’augmentation des salaires et des minimas sociaux, la retraite à 60 ans comme les nouveaux droits des salariés contre la loi des actionnaires.
Après la commémoration du sinistre anniversaire de Fukushima de samedi dernier, les pancartes défendant la sortie du nucléaire et des énergies carbonées, la règle verte, les circuits courts, nos biens communs et leur gratuité, l’aspiration à redéfinir de fond en comble notre mode de développement illustreront fièrement notre programme écosocialiste.
Dix jours après la journée internationale des droits des femmes, et pendant le rassemblement de l’association ADMD, nous défendrons l’inscription des nouveaux droits humains dans la constitution comme le droit à l’avortement, le droit à la filiation, au changement d’état civil libre et gratuit comme le droit de mourir dans la dignité. A la veille de la manifestation pour la dignité et la justice contre les violences policières, nous réaffirmerons notre engagement indéfectible pour l’égalité des droits et contre toutes les formes de discriminations et notre refus des contrôles au faciès.
La solution est dans l’implication populaire, la solution c’est le peuple. De Bastille à République ce 18 mars, défilons fièrement pour porter l’avenir en commun de la France Insoumise !
Source: Actualités Parti de Gauche

Retour sur le Sommet de Rome : l’UE on la change ou on la quitte !

Les 11 et 12 mars derniers s’est tenu à Rome le 4ème sommet du plan B pour l’Europe. Il a été organisé sur la colline du Capitole, là même où a été signé le traité de Rome 60 ans auparavant. Alors que le traité de 1957 amorçait une intégration européenne fondée sur le libre-échange et la mise en concurrence des travailleurs, il s’agit désormais d’en inverser le cours : nous voulons, avec nos partenaires européens, établir en Europe un espace de justice sociale, de démocratie et de coopérations. C’est le sens du programme porté par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise dans le cadre de l’élection présidentielle. A l’issue du sommet, une déclaration commune, a été adoptée. Cette déclaration articule la stratégie du plan A et du plan B à l’échelle européenne, tout comme elle est articulée à l’échelle française dans le programme l’Avenir en commun : le plan A propose une réorientation profonde de l’UE tandis que le plan B, à la fois levier dans le rapport de force et solution concrète pour les pays européens, implique une rupture et un désengagement. Les signataires de la déclaration s’engagent également à renforcer le réseau Plan B, pour en faire un forum ouvert de préparation de politiques alternatives crédibles pour les peuples. Le prochain sommet du plan B aura lieu à Lisbonne en octobre 2017, 10 ans après la signature du traité de Lisbonne. D’ici là, nous menons campagne pour Jean-Luc Mélenchon puisse réorienter profondément l’Europe en tant que président de la République française.
Jeanne Chevalier, Secrétaire nationale du Parti de Gauche à l’économie et au Plan B
Source: Actualités Parti de Gauche

15 mars, 22 avril… et 18 mars: sortir de la précarité et de l’austérité, pour une science libre et indépendante

Aujourd’hui, l’ensemble des personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche dans le monde sont appelés à se mobiliser pour dénoncer la précarité croissante des carrières dans l’ESR. Cette journée mondiale sera suivie par une autre le 22 avril, contre l’instrumentalisation des sciences par tous les pouvoirs, à l’initiative de scientifiques américains inquiets de l’agenda climatosceptique et affairiste de Donald Trump. Le Parti de Gauche salue ces deux journées de solidarité internationale.
France, Etats-Unis, Angleterre, Allemagne, Italie… Partout les mêmes attaques contre les statuts, le même règne de l’évaluation permanente, la même injonction à la rentabilité, le même recours aux crédits ponctuels au détriment des financements récurrents: sous l’impulsion de l’OCDE, tous les gouvernements mettent en place une politique qui associe austérité, précarisation et inféodation aux pouvoirs politiques et économiques. Le gouvernement socialiste sortant n’est pas en reste, qui s’inscrit dans les pas de la politique menée entre autres par François Fillon, et privilégie l’austérité, le court-termisme et la précarité plutôt que le temps long sans lequel il n’y a pourtant pas de science, comme le rappelait Jean-Luc Mélenchon dans son meeting holographique du 5 février.
Face à cela, le Parti de Gauche réaffirme son engagement en faveur de statuts protecteurs et de moyens pérennes. Nous réclamons en particulier la titularisation des précaires occupant des fonctions permanentes, complétée par un plan de recrutement de fonctionnaires et par une limitation du recours aux non-titulaires, mais aussi par le retour à une logique de crédits récurrents et par une garantie légale de l’indépendance de l’ESR vis-à-vis de tous les pouvoirs. Ces préoccupations sont au coeur du programme de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise pour l’ESR. C’est pourquoi, le 18 mars, lors du défilé pour la 6 République, aux côtés de tous les citoyens soucieux de rompre avec l’austérité et le règne des intérêts particuliers, nous marcherons pour la science libre et de qualité, sans laquelle il n’y aura pas d’avenir en commun.
Sarah Legrain, SEN en charge de l’ESR et Jean-Louis Bothurel, responsable de la commission ESR du PG
Source: Actualités Parti de Gauche

Le Conseil national (CN) et son Bureau

Le Congrès donne mandat au CN d’être l’expression de l’orientation politique et stratégique du Parti de Gauche entre deux Congrès.
Le Conseil national est composé d’environ 200 membres titulaires, à parité de genre.
Chaque année un Bureau du Conseil national, composé de 2 membres du SEN, de 8 membres titulaires et de 8 membres suppléants du CN élus en leur sein, est mis en place pour coordonner l’organisation de ses travaux.
Les membres titulaires du Bureau du Conseil national sont :

Maud ASSILA
Alexandre CAILLETEAU
Jocelyne DUBOIS
Matthieu FAURE
Hélène FRANCO
Thomas GIRY
Karinne GUALBERT
Jean-Charles LALLEMAND
Franceline METAYER
Emmanuel OLIVARD

Source: Actualités Parti de Gauche

Le Secrétariat exécutif national (SEN)

Ses membres sont les secrétaires exécutifs nationaux du PG.
Ils mettent en œuvre l’orientation stratégique définie par le Congrès et précisée entre deux Congrès par le Conseil national.
Elu par le congrès de Villejuif, le Secrétariat exécutif national est composé de 24 membres, à parité de genre :

Eric COQUEREL et Danielle SIMONNET coordinateur/trices du Parti de Gauche, premiers porte-paroles
Mathieu AGOSTINI : SN à l’aménagement du territoire, aux transports et à la mer, en charge du comité de rédaction du matériel
Gabriel AMARD : SN aux radicalités concrètes locales et municipales, en charge du suivi des élus et de la coopérative citoyenne
Martine BILLARD : SN à l’écologie
Manuel BOMPARD : SN aux pratiques citoyennes, à la 6ème république, en charge du suivi des régions
Jeanne CHEVALIER : SN à l’économie et Plan A / Plan B
Alexis CORBIERE : SN à la bataille culturelle
Marie-Laure DARRIGADE BELLOCQ : SN à la santé, à la protection sociale, au handicap et à l’enfance, en charge de la culture
Daria DRISSI : SN au logement, en charge du suivi des régions
Karinne GUALBERT : SN en charge du suivi des régions
Philippe JURAVER : SN aux luttes sociales et aux entreprises
Djordje KUZMANOVIC : SN à l’international et aux questions de défense
Maxime LAISNEY : SN à l’implication citoyenne et à la formation
Jean-Charles LALLEMAND : secrétaire général, délégué à la trésorerie, en charge du suivi des régions
Sarah LEGRAIN : SN aux relations unitaires et extérieures
Elisa MARTIN : SN aux questions intérieures et de sûreté
Claire MAZIN : SN en charge des médias du parti (radio et télé de gauche, site internet)
Corinne MOREL DARLEUX : SN au développement international du réseau écosocialiste
Laurence PACHE : SN aux services publics et à la ruralité
Benoit SCHNECKENBURGER : SN à la laïcité, à l’extrême-droite et à l’anti-racisme, en charge du réseau Gracchus Babeuf
Didier THEVENIEAU : SN à la coordination des commissions et d’un audit citoyen, en charge du suivi des régions
Paul VANNIER : SN à l’éducation, en charge des événements et du suivi des régions
Layla YAKOUB : SN au féminisme

Invités permanents au SEN :

François COCQ : président GPE, en charge des élus
Jean-Luc MELENCHON : parlementaire

Source: Actualités Parti de Gauche

Déclaration adoptée à l’issue du sommet du Plan B de Rome les 11-12 mars 2017

Les 11 et 12 mars derniers s’est tenu à Rome le 4ème sommet du plan B pour l’Europe. Il a été organisé sur la colline du Capitole, là même où a été signé le traité de Rome 60 ans auparavant. Jean-Luc Mélenchon a ouvert le sommet avec un discours sur le plan B comme un plan de paix dans une Union européenne entrée en fin de cycle. Une délégation du Parti de Gauche s’est rendue à Rome, composée de Eric Coquerel, Sophie Rauszer, Corinne Morel-Darleux, Jeanne Chevalier et Djordje Kuzmanovic. Alors que le traité de 1957 amorçait une intégration européenne fondée sur le libre-échange et la mise en concurrence des travailleurs, il s’agit désormais d’en inverser le cours : nous voulons, avec nos partenaires européens, établir en Europe un espace de justice sociale, de démocratie et de coopérations. La déclaration adoptée à l’issue du sommet, signée par le Parti de Gauche, élabore une stratégie à cette fin et vise à renforcer le réseau Plan B pour en faire un forum ouvert de préparation de politiques alternatives crédibles pour les peuples européens. Le prochain sommet du plan B aura lieu à Lisbonne en octobre 2017, 10 ans après la signature du traité de Lisbonne.

Déclaration adoptée à l’issue du sommet du Plan B de Rome les 11-12 mars 2017
Les dirigeants européens commémorent le 60e anniversaire du traité de Rome dans une Union Européenne (UE) en dislocation. Ils ont décidé de répondre à la crise de l’UE en préparant un nouveau traité. Et d’ici là, de stimuler les initiatives de coopération renforcées dans une Europe à plusieurs vitesses, comme en témoigne le récent Livre Blanc de la Commission sur l’avenir de l’Union européenne. Tout cela pour l’approfondissement de politiques néolibérales qui tuent l’Europe, et en poussant une intégration militaire agressive aux côtés de l’OTAN. Nous avons un Plan B pour faire face à cet horizon sombre pour les citoyens européens.
Nous sommes prêts à offrir aux peuples européens une alternative. Elle nécessite une rupture avec les Traités actuels. La coopération en Europe doit être lancée sur une nouvelle base : protéger notre peuple, notre démocratie et la nature contre des zones de libre-échange et un marché intérieur servant uniquement le profit des banques et des multinationales et la richesse des oligarchies. Nous devons nous débarrasser d’une Union européenne qui est une machine de guerre contre le travail et au seul service du capital financier. Nous devons y faire face avec une Europe démocratique fondée sur la coopération d’États pleinement démocratiques dans l’intérêt de nos peuples. La coopération internationale doit être poursuivie là où elle sert l’intérêt de la majorité (changement climatique, politiques d’asile, impôt sur les sociétés), tout en protégeant la démocratie et les droits sociaux contre la déréglementation, les privatisations et libéralisations du fait du droit de l’UE.

En janvier 2016, le premier sommet du Plan B à Paris a été convoqué à la suite du coup d’État contre la Grèce à l’été 2015. Pour continuer à montrer nos réactions aux actions anti-démocratiques de l’UE, deux autres sommets du Plan B ont suivi, à Madrid et Copenhague. Dans le même temps, l’oppression contre la Grèce a continué, ne laissant plus aucune place pour les vœux pieux : l’UE porte atteinte à la démocratie et à la souveraineté populaire. La dette des États est utilisée comme un mécanisme de subordination ; la Banque Centrale Européenne (BCE) fonctionne elle aussi comme un instrument de domination, usant de sa capacité à couper le robinet des liquidités comme d’une arme contre tout type de résistance populaire et politique.

Il est temps maintenant de renforcer le réseau de Plan B comme un forum ouvert et pluriel de débat et de préparation de politiques alternatives crédibles pour les peuples européens. Notre stratégie se compose d’un Plan A et un Plan B. Le Plan A rassemble diverses propositions de profonde réorientation du projet européen. Le Plan B est un désengagement progressif de l’Union européenne dans le cas où Bruxelles continuerait dans un chemin antidémocratique et néolibéral et propose un nouveau type de coopération entre États, y compris en matière de coopération monétaire. Nous nous engageons dans chacun de nos pays et à travers l’Europe à travailler à une renégociation complète des traités européens. Nous nous engageons à nous mobiliser dans les luttes des Européens dans le cadre d’une

campagne de désobéissance civile européenne contre des pratiques européennes arbitraires et des « règles » irrationnelles, jusqu’à ce que cette renégociation soit atteinte. Nous reconnaissons que dans les cas comme la Grèce, il n’y a pas de place pour la négociation avec les oppresseurs. Et nous soutenons le droit des peuples à résister et à désobéir.
Le Plan A :
Nous pensons que les traités actuels sont un obstacle à tout agenda progressiste. Toute tentative visant à modifier les traités doit avoir pour principe la participation massive, un débat et une prise de décision collective. La souveraineté populaire, le choix du peuple, doit primer. Afin de favoriser ce débat et les mobilisations associées, nous proposons les pistes suivantes pour qu’un projet européen puisse être poursuivi sur une trajectoire progressiste et en faveur des travailleurs.

Nous, participants du sommet Plan B, appelons à :

Une réforme profonde de la BCE avec comme objectifs obligatoires d’assurer le plein emploi, permettre le financement des investissements publics et une activité économique écologiquement viable ;
L’abolition du TSCG et de l’ingérence des institutions dans les budgets nationaux, en s’assurant que les États membres puissent mener des politiques conformes aux choix démocratiques des peuples. La question de la dette publique, souveraine, sera adressée à l’échelle européenne, avec la pleine reconnaissance du droit des peuples et des États à conduire des audits de la dette avant tout paiement, et de refuser de payer les dettes illégitimes, illégales, odieuses et insoutenables. Nous travaillerons à une conférence européenne sur les dettes dans le but de libérer les peuples des dettes impayables, qui sont aujourd’hui des instruments pour imposer des politiques néolibérales, anti-démocratiques et d’austérité ;
La réorientation de la politique mercantiliste qui domine l’Union européenne et, en particulier, la zone euro, au profit de la demande intérieure agrégée, afin d’équilibrer les balances courantes. Par conséquent, il faut un mécanisme macroéconomique crédible pour traiter les excédents courants en augmentant les salaires et la consommation intérieure et en augmentant les importations en provenance des pays déficitaires ;
Le rejet du CETA, TAFTA, TISA et autres accords de libre-échange qui augmentent le pouvoir des multinationales au détriment de la démocratie et des droits sociaux et environnementaux. L’introduction d’un principe de non régression sociale et la mise en place de normes sociales et écologiques pour le marché intérieur unique et les échanges avec des pays tiers. Un protectionnisme écologique et social européen : afin de protéger notre environnement, producteurs et travailleurs par l’établissement d’une tarification commune sur les marchandises importées, y compris des quotas ou autres règles pour les biens et services qui ne respectent pas les normes écologiques et sociales fondamentales ;
La lutte contre la concurrence fiscale, les paradis fiscaux et l’arbitrage fiscal par des pénalités fiscales sur les flux financiers vers des paradis fiscaux à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE et l’introduction d’une imposition minimale efficace sur les sociétés. En cas de non-coopération, nous devons permettre aux États membres de défendre leur assiette fiscale via des pénalités sur les flux vers des paradis fiscaux ;
Renforcer la lutte contre le changement climatique grâce à une politique économique qui assure la durabilité écologique et enraye le réchauffement climatique. L’UE doit également mettre en place des stratégies d’adaptation plus fortes, de l’échelon local au niveau international, pour prévenir les dommages liés au changement climatique ;
L’adoption d’un Protocole social afin de protéger les droits sociaux et négociations collectives contre les “libertés fondamentales” affirmées dans le cadre du marché intérieur et s’assurer que tous les travailleurs mobiles de l’Union, travaillent au minimum sous les mêmes conditions salariales et de travail que les travailleurs du pays hôte ;
Le renforcement des droits des femmes et l’égalité des genres, qui représente un atout fondamental des sociétés démocratiques et du développement économique et social. Résister au patriarcat est une question fondamentale des droits humains. Toutes les formes de violence fondée sur le genre et l’exploitation sexuelle doivent être éliminées

La résistance à l’Europe forteresse. L’Europe a besoin d’une nouvelle politique migratoire et d’asile issue des conventions internationales sur les droits humains et le droit humanitaire et d’augmenter le partage de responsabilités pour assurer la protection de tous. Plus de frontières fermées, assez de morts en Méditerranée. Assez d’exportation d’armements, de guerres et d’accords de libre-échange destructeurs, qui sont parmi les premières raisons qui poussent les peuples à l’exil. Assez de financement de l’industrie de la guerre à travers les contrats d’armements, largement reliés à la corruption et à la dette odieuse ;
10. La préparation et l’inclusion dans les traités des conditions pour garantir une sortie ordonnée de l’euro pour les États qui le souhaiteraient, tout en stabilisant les taux de change.

Le Plan A s’appuie sur une stratégie de rapport de force. Nous devons désobéir aux traités pour rendre possible une reconstruction de l’Europe. Nous devons reconnaître néanmoins que toute tentative de modifier les traités néolibéraux de l’UE en faveur de la démocratie et du travail est susceptible d’échouer, en étant bloquée par un seul État membre et rencontrera la farouche opposition des institutions européennes. Aussi, un Plan A crédible a besoin d’un Plan B qui servira à la fois de levier dans les négociations avec l’UE, mais permettra également aux États membres de se dissocier et se désengager du carcan néolibéral de l’Union européenne afin de poursuivre de nouveaux types de coopération fondés sur nos agendas progressistes.
Alors que nous, les signataires de cette déclaration, accordons des degrés d’importance différents au plan A, nous sommes d’accord sur l’importance cruciale d’un plan B, qui modifiera le contexte pour nous permettre d’atteindre nos objectifs.

Le Plan B :
Face à l’impossibilité d’une réorientation profonde de l’UE, nous nous engageons à ce que nos pays reprennent le contrôle de leurs outils de base d’intervention dans l’économie. A travers une collaboration étroite entre États, nous voulons mettre en œuvre notre programme de justice fiscale, sociale, économique et environnementale.
Soyons clairs sur un point central. Entre sauver l’euro et notre peuple, notre choix est fait : nous choisissons le peuple. Nous proposons, en alternative au Plan A, un Plan B pour un « divorce à l’amiable » de l’euro ou un plan de sortie euro pour un seul pays. Travaillons à un cadre de coopération

monétaire issu des monnaies nationales et à une unité comptable européenne commune (monnaie commune).
Nous visons à créer un système commercial équitable (« protectionnisme solidaire ») basé sur la promotion des droits des travailleurs, la protection de l’environnement, le contrôle des capitaux, la santé et la protection des consommateurs, le contrôle public des ressources et des services essentiels ainsi qu’un traitement spécial et une aide aux pays appauvris, respectant pleinement les conventions fondamentales de l’OIT, un taux d’impôt minimal sur les sociétés et l’accord sur le climat de Paris COP21. En cas de non-coopération, nous devons permettre aux États membres de défendre leur assiette fiscale via des pénalités sur les flux vers des paradis fiscaux et à travers des mécanismes comptables crédibles. Toutes ces solutions peuvent être prises par un ou plusieurs États Membres et États tiers prêts à coopérer sur cette base progressiste. Plus cette nouvelle zone coopérative et progressiste est grande, plus elle est profitable à nos peuples.
Le sommet de Rome est un jalon dans le développement de notre stratégie du Plan B. Particulièrement à l’aune des élections à venir dans plusieurs États Membres (Pays-Bas, France, Allemagne). Dans un contexte de Brexit et de crise continue en Espagne, Italie, Grèce et Portugal, le Plan B et sa solidarité internationaliste est plus vitale que jamais.
Nous nous engageons à non seulement communiquer largement ces solutions pour l’Europe, en amont du débat sur une réforme européenne à l’occasion de l’anniversaire du traité de Rome, mais aussi à soutenir toutes les propositions, initiatives et mobilisations dans cette perspective. Nous nous tenons également prêts à les présenter à la Commission et au Conseil européen dès notre arrivée au pouvoir. Nous sommes prêts à désobéir aux règles européennes tant que l’Union européenne néo- libérale et anti-démocratique continuera. Si le Conseil européen et la Commission s’opposent à nos solutions raisonnables et concrètes, nous nous engageons à les faire prévaloir en dehors du cadre communautaire actuel.
Nous allons continuer à approfondir et élargir notre plateforme politique. Le prochain et 5ème Sommet du Plan B se tiendra à Lisbonne, en octobre 2017, 10 ans après la signature du Traité de Lisbonne.

Marina Albiol Guzmán, eurodéputée, Izquierda Unida, Spain
Malin Björk, eurodéputée, Vänsterpartiet, Sweden
Eric Coquerel, conseiller régional, Ile de France, Parti de Gauche, France

Fabio De Masi, eurodéputé, Die Linke, Germany
Stefano Fassina, conseiller municipal, Rome, député, Sinista Italiana, Italy
Eleonora Forenza, eurodéputée, Altra Europa, Italy

Zoe Konstantopoulou, coordinatrice de Plefsi Eleftherias, ancienne présidente du Parlement grec, Présidente de la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque
Marisa Matias, eurodéputée, Bloco de Esquerda, Portugal
Jean-Luc Mélenchon, eurodéputé, France

Søren Søndergaard, député et ancien eurodéputé, Red-Green Alliance, Denmark
Miguel Urbán, eurodéputé, Podemos, Spain
Nikolaj Villumsen, député, Red-Green Alliance, Denmark

Source: Actualités Parti de Gauche

François Fillon retirez-vous !

Nul ne peut être surpris de la mise en examen de François Fillon. Vu les fortes présomptions qui s’accumulaient sur sa personne c’était prévisible. Cette affaire nauséabonde prend en otage toute la campagne. Au nom de la décence et de la démocratie, François Fillon devrait arrêter les frais et se retirer tant qu’il en est encore temps. Les Francais-e-s ont le droit à un débat politique digne de ce nom.
Mais François Fillon est aussi un symptôme d’une 5ème République agonisante. Parmi ceux qui se partagent le pouvoir depuis des décennies, son cas n’est malheusement pas isolé. La caste mélange affaires politiques, privées et financières. C’est même à cela qu’on la reconnait.
La marche du 18 mars de la France Insoumise pour une 6ème République à 14 h à Bastille n’en devient que plus essentiel.
Source: Actualités Parti de Gauche