« L'UMP veut rallumer les lumières de la France en Europe alors que le PS veut anémier la France »

Europe

 « Quel bonheur de voir notre famille politique rassemblée sur une ligne politique dans ses diversités pour poursuivre son engagement dans cette campagne électorale et, pour la France, d’agir en Europe ».En concluant, mercredi en début de soirée, le meeting national de l’UMP sur les élections européennes 2014, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin n’a pas boudé son plaisir. Celui de l’ancien député européen qu’il fut de 1989 à 1995, élu sur une liste unie UDF-RPR, heureux de participer à une grande séquence politique sur l’Europe. Celui aussi de voir agiter devant lui des centaines de drapeaux européens et tricolores, rappelant au passage que « notre drapeau national porte fièrement la couleur du bleu européen ». Celui, encore, de partager avec l’ensemble des têtes de listes UMP un nouveau souffle pour l’Europe, l’Europe cet idéal qui naquit de la volonté d’hommes d’utiliser enfin la paix comme un ressort de prospérité et de développement économique.Bien que le dernier conflit en Europe remonte à 70 ans, cette notion de paix était dans la bouche et dans les esprits de tous les intervenants tant elle est un bien fragile à éternellement protéger et consolider. «Aujourd’hui il faut agir ensemble. Que les peuples en Europe prennent conscience qu’il y a un risque sécuritaire, que cela soit la guerre à nos frontières ou le terrorisme. Nous devons faire un effort commun pour que l’Europe soit dotée d’une force militaire qui nous protège et qui nous permette aussi peser dans le monde», relève Michèle Alliot-Marie, tête de liste UMP dans la région Sud-Ouest. Elle tacle au passage François Hollande qui réduit de « façon irresponsable, honteuse et dangereuse » les crédits alloués à la Défense et appelle la France et ses dirigeants actuels à avoir « une vision, une ambition européenne ».« Nous ne sommes pas des Eurobéats. Nous n’aimons pas cette Europe qui est incapable d’avoir une politique de défense et qui conduit au désastre de l’Ukraine. C’est de l’inconscience que de ne pas avoir de politique commune de Défense », rebondit le président de l’UMP, Jean-François Copé.Considérant que le projet européen garde tout son sens à condition d’être modernisé, d’être mis au service des Européens et des réalités qu’ils vivent, Brice Hortefeux, tête de liste dans la région Massif central –Centre, plaide pour la construction d’une nouvelle politique d’immigration et de contrôle des flux migratoires. « Il faut marcher sur deux jambes : la nationale et l’européenne », explique-t-il. « La nationale, il faut la changer car, au-delà des biceps, des formules, des bombages de torse, il y a une réalité : le gouvernement socialiste a accordé en 2013 14% de plus d’accès à la nationalité française et a baissé de 26% les reconduites à la frontière ». Sur la politique communautaire, Brice Hortefeux estime que « l’Europe peut et doit avoir le droit de dire qui elle peut et qui elle veut accueillir sur son territoire ».Sur ce thème de l’immigration, Gaetano Quagliarello, sénateur et coordinateur nationale du Nouveau Centre-droit italien, a attiré l’attention sur la réalité que vit l’Italie en matière d’immigration clandestine. « La frontière méditerranéenne ne doit pas être le seul problème de l’Italie mais de l’ensemble de l’Union européenne », estime-t-il.Tête de liste de la région Nord-Ouest, Jérôme Lavrilleux est opposé à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et souhaite que soit « mis fin à l’élargissement sans fin de l’Union européenne. Nous n’avons plus les moyens de nous élargir sans cesse ». Il plaide également pour une « réforme profonde de Schengen qui passerait par l’exclusion de cet espace des pays qui ont des frontières passoires ». Jean-François Copé appuie cette proposition de l’UMP. « L’Europe que nous n’aimons pas c’est celle qui n’accepte pas qu’il faut réformer Schengen. Et lorsqu’un état ne respecte pas ses obligations, c’est à lui de sortir de l’Europe », estime-t-il.Ces propositions concourent de cette idée partagée à l’UMP que l’Europe se doit d’être efficace. « Nous militons pour une Europe non pas des problèmes mais des solutions », poursuit Nadine Morano, tête de liste de la Région Est, soutenant l’idée d’une « Europe à géométrie variable. Une Europe des cercles ». Celle d’une organisation des coopérations en fonction des volontés, des compétences, des projets… Celle d’un renforcement et d’un rééquilibrage du couple franco- allemand que François Hollande a tellement affaibli. « Nous devons accepter qu’une avant-garde européenne se détache pour mener le combat de la mondialisation. Les 18 nations de la zone euro doivent s’organiser autour d’un directoire pour l’harmonisation fiscale et concevoir une véritable politique monétaire pour faire de l’euro une stratégie de croissance et d’emploi », détaille François Fillon.Devant le défi de la mondialisation incarnée par les pays émergents, l’Europe a indéniablement des atouts, notamment en matière de recherche, d’industries de pointe. « La compétitivité au XXIème siècle va se jouer sur les technologies de pointe ? Celui qui arrivera le premier qui imposera ses standards techniques dominera le marché pendant vingt ans. D’où l’importance aux yeux d’Alain Lamassoure, tête de liste en Ile-de-France de constituer de grands groupes européens à l’image d’Airbus ou de grand projets comme ITER mais également de travailler sur l’harmonisation des normes, domaine dans lequel l’Europe semble beaucoup plus efficiente que ses concurrents.« Il appartient à la France et à l’Allemagne d’avoir des champions industriels et technologiques mondiaux », estime Elmar Brok, membre du CDU et président de la commission des affaires étrangères au Parlement européen. Lequel ne manque pas de rappeler que « si nous voulons bâtir l’avenir de l’Europe nous devons combattre les socialistes. Car là où il y a eu la crise, il y a eu des socialistes au pouvoir. Là où les socialistes sont, la crise se creuse… ». Renaud Muselier, tête de liste de la région Sud Est acquiesce. « Les Français ne veulent pas de la double peine ! François Hollande est un mauvais président. Et un président socialiste à la tête de l’Europe ferait la politique de François Hollande ».Dans son projet, l’UMP est donc particulièrement offensive en matière économique. « Nous en avons assez d’une Europe de consommateurs. Nous voulons une Europe des producteurs », défend Alain Cadec, tête de liste de la région Ouest. Lequel souhaite que soit renforcée la convergence fiscale et sociale, qu’une part des marchés publics soit réservé aux PME produisant en Europe.Actuel commissaire européen au Marché intérieur et aux services, l’UMP Michel Barnier a évoqué son bilan et aussi comment Nicolas Sarkozy et Angel Merkel, de concert, ont agi pour remettre sur les rails une Europe percutée par une crise venue des Etats-Unis. « Nous n’avons pas fini d’en payer les conséquences » a-t-il averti invitant la France à se réformer d’urgence « pour être forte et qu’elle joue toute sa place ». « Excédé » par les leçons de patriotisme de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon, pour lui « la bonne manière d’être patriote est de défendre notre différence et de travailler avec les autres. Le choix », insiste-t-il, « ce n’est pas entre la France et l’Europe car elles vont ensemble mais entre Europe indépendante ou Europe sous-traitante ».« La question de la France dans la mondialisation est au cœur de cette élection », estime François Fillon qui estime que «sauf à vouloir nous saborder, l’intérêt national nous recommande d’être européens. Et ce que nous défendons dans cette élection c’est la civilisation européenne ». L’ancien Premier ministre « combat ceux qui accablent l’Europe pour ne pas avoir à redresser la France. La Nation est surendettée, en panne de compétitivité. Il faut dire la vérité sur notre responsabilité nationale ». D’autant que, selon l’UMP Joseph Daul et président du PPE, « François Hollande a mis la France dans un état qui inquiète tous nos partenaires. Où va la France ? Que fait la France ? Que veut la France ? C’est leur questionnement ».« Cette responsabilité majeure dans la situation catastrophique que vit notre pays est celle de François Hollande. C’est la raison pour laquelle il faut le sanctionner à nouveau », souligne Jean-François Copé rappelant que la victoire historique de l’UMP et de la droite le 30 mars dernier, si elle a ébranlé François Hollande, il a cependant fait la sourde oreille en ne changeant aucunement sa politique malgré des artifices de communication. Pourtant la situation de la France est extrêmement grave et nul n’a le droit de s’en réjouir sauf les extrêmes qui, hélas, surfent sur les problèmes des Français indignés et inquiets pour l’avenir de leurs enfants. »Face à un PS « qui a marqué le décrochage de la France en Europe, seule l’UMP est la formation politique la mieux à même de défendre les intérêts de la France en Europe ». Le passé récent le démontre. « Nicolas Sarkozy sut intervenir en Géorgie quand François Hollande est absent dans la crise ukrainienne. Nicolas Sarkozy sut assurer un pilotage politique de Schengen quand François Hollande s’est empêtré dans la lamentable affaire « Léonarda » », rappelle Jean-François Copé. Pour lui « nous sommes dans un moment de responsabilité, celui de cesser de faire de l’Europe le bouc émissaire de tout. Dépositaire d’un héritage historique, l’UMP veut rallumer les lumières de la France en Europe alors que le PS veut anémier la France ».
Source: Actualités UMP

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