Où il est question de la politique de Hollande dont l’issue logique est une coalition des libéraux, de la construction de l’opposition de gauche, de la rencontre PC/PG et de ses suites pour le Front de Gauche.
François Hollande avance à marche forcée. Il ne s’arrêtera pas en si mauvais chemin. J’ai expliqué dans une note précédente, d’autres de mes camarades ont fait de même ailleurs, en quoi l’action gouvernementale n’avait plus grand chose à voir avec l’idée que l’on se fait de la gauche, tradition sociale démocrate comprise. Mais je suis convaincu que François Hollande a également pour objectif d’adapter le champs politique à cette nouvelle donne social libérale. Il l’a répété : son modèle politique c’est l’Allemagne. Or la politique de déflation salariale – un autre nom de la politique de l’offre – appliquée par Schroeder au début des années 2000 a eu rapidement une traduction politique : la grande coalition gouvernementale des libéraux. Non pas faute d’une majorité potentielle à gauche (tant en 2005, année de la première coalition, qu’en 2013 une majorité SPD – Die Linke – Verts était disponible au parlement) mais par choix politique et économique. Convenons d’ailleurs que ce mécano correspond à une certaine et triste logique : dès lors que vous appliquez un programme néolibéral pourquoi s’allier avec ceux qui le contestent à gauche plutôt qu’avec ceux qui, naturellement, y sont favorables à droite ? Cette
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