Véolia actionnaire majoritaire de la SNCM et l’Etat (actionnaire à 25%) se sont mis d’accord pour supprimer 600 postes à temps plein sur les 1400 que compte la compagnie.
Ce nouveau rebondissement intervient après que la Commission Européenne ait exigé le remboursement par la compagnie de 220 millions d’euros d’aides publiques.Il apparaît que renflouer une compagnie qui a un rôle essentiel dans la continuité du service public passe donc pour le gouvernement par une plus grande flexibilité des salariés et par la destruction des emplois. Curieuse conception du développement d’une entreprise, conception issue des délires libéraux les plus abrupts et qui ne voit comme solution que le dégraissage des effectifs salariés.
Pourtant, il y a un avenir pour la SNCM et la CMN, avec l’investissement dans le renouvellement de la flotte au gaz naturel liquéfié. Ce projet porté par les salariés existe et représente la perspective de création de milliers d’emplois dans une perspective de transition écologique du transport maritime.
Le Parti de Gauche dénonce ces suppressions de postes annoncées et réaffirme son engagement pour une autre solution pour la SNCM qui passe par la reprise du contrôle public de l’entreprise, par la réindexation de l’enveloppe de la continuité territoriale allouée à la Collectivité territoriale de Corse et par l’imposition du pavillon de premier registre pour le cabotage national.
Source: Actualités Parti de Gauche
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