A moins de deux semaines du coup d’envoi officiel de la Coupe du Monde, le Brésil se presse pour finaliser les préparatifs alors que les protestations ne faiblissent pas.Depuis l’annonce de la sélection en 2007, le pays a investi 25,6 milliards de réals (8,5 milliards d’euros), dont 30% pour construire ou rénover les stades des 12 villes-sièges, en plus de restructurations d’aéroports et autres infrastructures. Au Brésil, chaque capitale régionale dispose de plusieurs équipes de football officielles et par conséquent d’au moins un stade pour recevoir les compétitions régionales. Mais n’atteignant pas le gabarit requis pour l’événement, en termes de services disponibles ou de capacité, certaines villes ont dû construire un nouveau stade de toute pièce. Pour des villes moyennes comme Recife (Pernambouc) ou Cuiabá (Mato Grosso) qui recevront chacune seulement 4 matchs durant le tournoi, la note est salée puisque les Etats ont déboursé chacun autour de 200 millions de réals (65 millions d’euros) pour des équipements qui seront difficiles à recycler.
Inégalités de traitement
D’aucuns relativisent l’importance des dépenses engagées par l’Etat brésilien. Ces 25,6 milliards de réals répartis sur 7 ans, soit l’équivalent en 2014 de 0,15% du budget annuel de l’Union, représentent peu de chose par rapport aux 400 milliards (131 milliards d’euros) que l’ensemble des collectivités locales de la fédération (Communes, Etats et Union) réservent chaque année pour des dépenses en direction de la santé et l’éducation. La Coupe du Monde ne mènera pas le pays à la banqueroute, elle ne devrait pas n’empêcher, en soit, la poursuite des programmes de développement social.
Ce qui a enflammé le débat public lors des manifestations de juin 2013, c’est l’insupportable écart entre la qualité du service public brésilien, encore défaillant et inefficace, et la priorité accordée aux méga-événements internationaux de la Coupe du Monde, des Jeux Olympiques de Rio de Janeiro prévus pour 2016, mais aussi des Journées Mondiales de la Jeunes Catholique (JMJ) en 2013. En revendiquant des hôpitaux, ou des écoles au
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