Les États généraux de l’alimentation ont été une grande idée !

Par expérience, nous savions que le discours du président de la République à Rungis ne serait pas un coup de baguette magique pour résoudre les fragilités structurelles des marchés agricoles : une fragmentation de l’offre face aux oligopoles, la faiblesse des instruments de régulation des marchés avec une concurrence intra-communautaire stérile et, à l’horizon, le risque de dumping social et environnemental par le CETA et le MERCOSUR…
N’empêche, pendant 6 mois, à travers les travaux de 14 ateliers des EGA, s’est révélée une France capable de se rassembler et d’innover. Une grande espérance a été suscitée.

Il faudra collectivement s’interroger sur la façon dont cet élan a progressivement été brisé.

Le projet de loi proposé par le gouvernement est apparu à beaucoup comme un travail de finition par rapport au gros œuvre engagé sous le précédent quinquennat en matière d’agroécologie et de qualité alimentaire.

Face à ce projet de loi timoré, les parlementaires socialistes, forts de l’engagement de plusieurs de leurs membres sur ces sujets (gaspillage alimentaire, maitrise des pesticides, régulation foncière), se sont pleinement investis dans la préparation de la loi.

Avec comme chefs de file Dominique Potier et Guillaume Garot, nos amendements – constructifs – reprenaient l’esprit des EGA avec une ligne politique claire : la justice économique pour les producteurs et la qualité alimentaire pour tous.
« C’est à la fin que l’on compte les bouses » avait dit le président de la commission des affaires économiques au début du marathon parlementaire. Le moment venu, nous constatons que seule une poignée de nos propositions a été adoptée du bout des lèvres, alors qu’une large ouverture a été faite à celles venant de l’opposition de droite.
Nos trois idées retenues ont en commun de donner à la société les outils pour se transformer elle-même : le label Haute Valeur Environnementale, l’agriculture de groupe et les contrats tripartites (producteur, transformateur, distributeur) pluriannuels et équitables.

Nous regrettons l’absence d’écoute et de dialogue sur des propositions aussi capitales que des objectifs de qualité nutritionnelle pour l’ensemble de l’alimentation produite en France, un encadrement du marketing alimentaire et une définition plus précise de l’éducation à l’alimentation, une stratégie nationale pour les grandes associations d’organisations de producteurs, une couverture nationale des plans alimentaires territoriaux, une gouvernance unifiée de la sécurité sanitaire, l’interdiction d’importation et de vente de denrées alimentaires traitées avec des molécules interdites d’utilisation dans l’UE.
Mais ce sont deux lignes rouges qui ont déterminé un vote contre cette loi : le refus de création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes de produits phytopharmaceutiques – votée à l’unanimité au Sénat en janvier et défendue par un rapport de l’État – et des mesures d’urgence pour éviter les phénomènes d’accaparement des terres dans l’attente d’une loi sur le foncier agricole pour laquelle nous militons depuis des années.
Avec nos collègues sénateurs, nous allons continuer à être force de proposition lors de la navette parlementaire, en espérant rétablir le dialogue pour ne pas manquer ce rendez-vous de la transition agricole et alimentaire.
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Source: Actualités du PS

Le manque d’ambition du plan d’Agnès Buzyn

Télémédecine, présence d’infirmier.e.s la nuit… ces annonces minimalistes tentent de répondre à l’urgence et à calmer un conflit social qui a particulièrement marqué les Français.
Hélas, ces mesures ne répondent pas durablement à l’enjeu du vieillissement qui nécessite un plan global. Déshabiller les budgets dédiés au personnel administratif pour renforcer ceux des personnels soignants ne répond pas à la crise dans les EHPAD.
Pour prendre en charge les personnes âgées les plus fragiles, il faut un meilleur encadrement, former et recruter des professionnels pour les années à venir, créer de nouvelles places, baisser le reste à charge pour les familles…Sur toutes ces questions, force est de contester que les annonces du gouvernement ne sont pas à la hauteur.
La loi d’adaptation de la société au vieillissement avait pourtant engagé la France dans l’accompagnement vers la perte d’autonomie. Alors que la France comptera bientôt cinq millions de personnes âgées de 85 ans ou plus en 2050 et que 600 000 personnes vivent en EHPAD, il est temps de penser durablement l’accompagnement et le soin apporté à nos aînés, comme à celles et ceux qui les accompagnent et les aident, qu’ils s’agissent de professionnels ou de la famille.
Mais en se privant de milliards d’euros de recettes fiscales et en ouvrant la réflexion sur la diminution des allocations de solidarité, le gouvernement signe sa politique : il indique par la voix d’Agnès Buzyn un souhait de rendre accessibles les soins à domicile pour toutes les personnes âgées qui vivent chez elles, tout en lançant par la voix de Gérald Darmanin et Bruno Le Maire le projet d’une réduction des aides sociales destinées à ce même public… Fort avec les faibles, faible avec les forts, telle semble être sa devise.
Il ouvre même la question d’une deuxième journée de solidarité qui fera supporter la dépendance par les salariés en exonérant le capital.
Adapter la société au vieillissement, c’est repenser notre système de solidarité en gardant à l’esprit son fondement : « chacun y contribue selon ses moyens et chacun en bénéficie selon ses besoins ».
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Source: Actualités du PS

Mettre l’égalité femmes-hommes et la conciliation de la vie professionnelle et personnelle au cœur de la loi de programmation militaire (LPM)

La loi de programmation militaire (LPM) vient d’être adoptée par le Sénat.

Le Parti socialiste se félicite de l’adoption des amendements socialistes qui sont venus enrichir le texte d’origine, en particulier sur l’égalité femmes-hommes et l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle. Les parents d’un enfant gravement malade pourront dorénavant être affectés temporairement à des emplois à horaires stables pour s’occuper de leurs enfants sans renoncer à leur carrière. La diversification des offres de garde d’enfants au sein du ministère des Armées sera plus adaptée aux horaires souvent atypiques des militaires.

Notre armée est récemment devenue la deuxième la plus féminisée en Europe, et c’est une fierté pour la France et les Français. Pourtant, de récents témoignages de victimes au sein de l’école Saint-Cyr nous ont rappelé que les violences sexistes et sexuelles touchent l’ensemble de notre société. Nous avons obtenu que les femmes militaires enceintes puissent porter des uniformes adaptés à toute la période de leur grossesse. Obtenu aussi qu’une politique volontariste de sensibilisation et d’éradication des violences sexistes et sexuelles soit mise en place.

À travers ces amendements, c’est un nouveau modèle de société que nous portons, où chacun doit pouvoir s’épanouir dans sa vie professionnelle et personnelle. Nous voulons d’une société où chaque individu trouve sa place, quels que soient son genre, ses origines, son orientation sexuelle, son parcours professionnel et ses choix de vie. Les socialistes portent cette vision d’une société inclusive et riche de sa diversité, où les femmes et les hommes sont égaux, dans chaque combat politique et chaque texte de loi.
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Source: Actualités du PS

Solidarité avec les 6 de la Conf’

Ce jeudi 31 mai à Amiens se tient le procès des six militants de la confédération paysanne.
Le Crime de ces lanceurs d’alerte non violents ? Avoir voulu alerter l’opinion publique en démontant proprement les installations de la ferme usine des mille vaches, usine concentrationnaire à animaux qui fonctionne depuis plus de 3 ans dans l’illégalité avec la complicité des pouvoirs publics.
Le Parti de Gauche appelle à la mobilisation pour cette journée de manifestation contre l’industrialisation de l’agriculture, contre la souffrance animale. Ce procès va se dérouler après que les députés LREM aient rejeté tous les amendements défendant la cause animale ( broyage des poussins, élevage en cages…).
Face aux nombreuses urgences (climatiques, sanitaires…), faisons de cette journée celle de la défense d’une agriculture paysanne respectueuse de l’environnement et de la santé des citoyens.
Soyons nombreux à leurs côtés dès 9 heures en face du palais de justice pour exiger leur relaxe !
Source: Actualités Parti de Gauche

La relaxe face au ridicule de l’accusation au tribunal de Paris.

Philippe Christmann, administrateur CGT, accusé dans le cadre d’une manifestation d’avoir jeté des confettis, a d’abord été condamné le 16 décembre 2016 a verser au titre du préjudice subi par la fédération française du bâtiment (FFB) une somme totale de 17 000 €.
Comme d’habitude, lorsqu’on cherche à faire un exemple, seul le procureur de la république a fait appel, auquel bien sûr, s’est joint ensuite la FFB, pour demander une peine d’emprisonnement.
Résultat : relaxe face au ridicule d’une accusation ciblée, parce qu’il s’agit d’un responsable syndical, sur une trentaine de participants, sans la moindre preuve matérielle.
Le parti de gauche soutien sans faille de Philippe Christmann, se félicite d’une décision qui fait honneur à la justice.
Source: Actualités Parti de Gauche

Soutenons Gaza dans son chemin vers la liberté

Au moment où Israël débute la construction d’un barrage maritime au Nord de la bande de Gaza, un bateau  transportantdes patients en attente de soin, des étudiants inscrits dans des universités étrangères ou encore de jeunes diplômés au chômage, doit partir ce 29 mai à 11 heures du Sud du territoire pour briser le blocus israélien.
Le Parti de Gauche soutient sans réserve cette initiative pacifique organisée par le Comité pour la Marche du retour pour redonner leur liberté et leur dignité aux Palestiniens de Gaza. Ils ont le droit de casser le blocus inhumain qui leur est imposé depuis 11 ans au mépris du droit humanitaire le plus élémentaire.
Asphyxiés dans un territoire qui, selon l’ONU, sera devenue inhabitable en 2020 si le blocus perdure, ils mènent depuis le 30 mars des actions pacifiques pour réclamer leur droit au retour sur leur terre et la fin de ce blocus abject.
Nous demandons aux autorités israéliennes de ne pas commettre de crimes supplémentaires en mettant  en danger la vie des occupants de ce bateau, alors que les massacres israéliens depuis le 30 mars ont fait 120 morts et plus des milliers de blessés. Ni les eaux territoriales de Gaza ni les eaux internationales ne sont la propriété d’Israël. Y arraisonner des bateaux civils serait un acte de piraterie.
Source: Actualités Parti de Gauche

Parcoursup : le 26 mai, arrêtons les incapables

Alors que de toute part l’alerte était sonnée, le chaos est là. 400 000 lycéen.ne.s sont sans proposition d’affectation dans le supérieur et plongé.e.s, au moment où s’ouvre la période de révision du baccalauréat, dans l’inquiétude.

Le gouvernement a échoué à prendre en charge le devenir de la jeunesse du pays. Il a organisé le tri social et territorial entre les élèves. La ministre, Frédéric Vidal, qui prétendait qu’aucun lycéen ne recevrait de « non », a menti à leurs familles.

Rien ne saurait empêcher les aspirations de centaines de milliers de jeunes de pouvoir se concrétiser dans la liberté de choisir ses études.

Le Parti de Gauche appelle les lycéen.ne.s, leurs familles et leurs enseignants à prendre part aux marées populaires, partout en France, samedi 26 mai, pour mettre en échec la politique de sélection à l’université.

Source: Actualités Parti de Gauche

Parcoursup : une loterie qui renforce les inégalités sociales

Aujourd’hui, depuis 18 heures, près de 400 000 futurs bacheliers et étudiants se retrouvent sans réponse à leurs vœux. Cela représente environ 50 % des candidats inscrits à Parcoursup, la nouvelle plateforme d’accès à l’enseignement supérieur. Ce chiffre extrêmement préoccupant plonge des centaines de milliers de familles, parents et lycéens, dans l’attente angoissée et incertaine du résultat en pleine période de préparation du baccalauréat.

Le Parti socialiste partage leurs préoccupations et exige du gouvernement des réponses. Avec cette réforme, le gouvernement a suscité des attentes légitimes. Cette réforme, précipitée et sans moyens suffisants, ressemble à bien des égards à une gigantesque improvisation.

Cette sélection se fait dans une totale opacité, les critères différant d’une université à l’autre.
Avant, les étudiants choisissaient leur formation. Désormais, ce sont les formations qui choisissent leurs étudiants. Pour la première fois, l’obtention du baccalauréat n’est plus un passeport pour l’enseignement supérieur.

Le Parti socialiste dénonce l’abandon de l’ambition républicaine d’une université pour tous. La priorité n’est plus donnée à la démocratisation de l’enseignement supérieur. Parcoursup, loin de réduire les inégalités sociales, les renforce en opérant une rupture dans l’égalité républicaine entre les candidats à l’enseignement supérieur.

Le Parti socialiste déplore l’organisation de cette grande loterie à l’échelle nationale qui transforme le parcours de l’étudiant en parcours du combattant.
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Source: Actualités du PS

Nicolas Hulot, l’arbre qui cache une forêt de renoncements

Nicolas Hulot est l’arbre qui cache la forêt d’une année jalonnée par autant de contradictions que de renoncements.
Le Ministre présentait ce jour à Marseille son plan national de mobilisation pour la biodiversité, une urgence au regard du retard pris par le gouvernement sur ses engagements en la matière. Alors que le Muséum d’Histoire Naturelle et le CNRS désignent tout deux les pesticides, l’interdiction du glyphosate a été reportée. Par ailleurs, le gouvernement vient d’autoriser Total à raffiner de l’huile de palme pour en faire du carburant et ne s’oppose aucunement aux projets de mine d’or ou de forage pétrolier en Guyane.
Cette inaction n’est pas sans conséquence sur la santé des Français.es. Le gouvernement a sèchement refusé une proposition de loi, portée par la sénatrice socialiste Nicole Bonnefoy, visant à créer un fonds d’indemnisation des victimes des pesticides abondé par les firmes agrochimiques, pourtant votée à l’unanimité au Sénat le 1er février.
La France a également été renvoyée devant la Cour de Justice de l’Union pour non respect de la qualité de l’air alors que les maladies respiratoires liées à la pollution sont en constante augmentation.
La réduction de la part du nucléaire dans la production électrique française inscrite dans la loi de transition énergétique en 2015 a été renvoyée de 75 à 50%. La production d’énergies renouvelables n’a en revanche pas été encouragée de manière volontariste, ni en matière de transports, ni en matière d’éolien maritime, ni en matière de production d’ENR.
Il ne suffit pas de faire la leçon à Donald Trump (« make our planet great again ») : en un an, aucune mesure significative n’a été prise pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. La signature du CETA, incompatible avec les engagements de la COP21 condamne la France à un recul sur les enjeux environnementaux sur lesquels elle faisait figure de force motrice sur le plan international.
Il n’est donc pas étonnant que Nicolas Hulot,  membre d’un gouvernement pour lequel l’écologie doit toujours céder la priorité aux enjeux court-termistes de l’économie libérale, s’interroge sur sa pérennité à la tête de ce ministère.
La France doit continuer à entrainer l’Europe et le monde dans un cycle vertueux : accroitre les exigences pour répondre à l’urgence climatique, promouvoir une « COP21 » de la biodiversité, préparer la transition écologique de la société par des mesures courageuses. 
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Source: Actualités du PS