Vie associative : des paroles aux actes

La sortie très médiatique de quelques ministres, hier, sur le site parisien des Grands-voisins, a peut-être permis au Gouvernement  de prendre conscience des effets catastrophiques de sa politique sur la vie associative.
Alors que les associations ont besoin de confiance, le gouvernement Macron-Philippe n’a eu de cesse, comme dans d’autres domaines, de prendre des décisions brutales sans concertation avec les acteurs ni anticipation pour les salariés et bénévoles. Pour le Parti socialiste, cette indifférence à l’égard des corps intermédiaires doit cesser, le temps du dialogue et des engagements réciproques doit revenir.
Alors que les associations traversent une période difficile, les décisions prises depuis l’été se sont traduites par un grave affaiblissement de leurs finances. Elles doivent supporter les conséquences de la baisse des dotations aux collectivités territoriales, la fin des activités périscolaires liée à l’abrogation de la semaine de 4,5 jours ou encore la réduction des crédits d’intervention des ministères. Si les annonces du Premier ministre sont un premier pas timide en direction du mouvement associatif – abondement du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA), maintien du Crédit d’Impôt de Taxe sur les Salaires (CITS) votée en 2016 –  elles demeurent largement insuffisantes au regard des besoins immédiats exprimés par ses dirigeants.
Le Premier ministre n’a ainsi rien annoncé s’agissant de la nouvelle suppression de 110.000 contrats aidés en 2018 votée la veille à l’Assemblée nationale, alors qu’elle mobilise depuis des mois les associations qui en sont les premières victimes. En somme, ce que le gouvernement Macron-Philippe donne de la main gauche avec ses annonces, il le reprend aussitôt de la main droite dans le cadre du PLF. Le Parti socialiste réitère sa demande d’un moratoire sur la suppression des emplois aidés et la convocation d’une Conférence nationale pour construire, avec les acteurs concernés, un système plus efficace.
Pour le Parti socialiste, cette séance de rattrapage du gouvernement n’aura de sens que si elle permet de mettre en cohérence les déclarations entendues avec la politique menée par le gouvernement et cela, dès le Projet de loi de finances pour 2018.
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Source: Actualités du PS

100e congrès de l’AMF : le président de la République doit entendre la colère des maires et renouer le dialogue

Au lendemain de la conférence de presse de présentation du 100e Congrès de l’AMF (Association des maires de France) qui s’ouvrira le 20 novembre prochain, le Parti socialiste tient à réaffirmer son attachement à la décentralisation et à la libre administration des collectivités mises à mal par les décisions du gouvernement Macron-Philippe depuis cet été : réduction des dépenses de fonctionnement de 13 milliards d’euros sur 2018-2022 pour les 319 plus importantes collectivités, non-renouvellement de centaines de contrats aidés,  suppression sans compensation de la taxe d’habitation, annulation de 300 millions de dotations, ponction de 1,5 milliards d’euros sur les bailleurs sociaux…
De l’espoir suscité par la Conférence des territoires du 17 juillet dernier aux mesures traduites dans le PLF pour 2018 et le PLPFP 2018-2022, nous sommes passés en quelques semaines du pacte de confiance au pacte de défiance entre l’Etat et les collectivités locales.
Pourtant, les collectivités locales ont pris leur part dans la réduction nécessaire des dépenses publiques.  Selon la Cour des Comptes, elles représentent moins de 20% des dépenses publiques globales et ont participé les trois dernières années à hauteur de 50% à la réduction du déficit public. Mais aujourd’hui, la trajectoire financière imposée par le gouvernement Macron-Philippe est trop raide et menace la qualité, l’accès et jusqu’à l’existence même des services publics de proximité dans certains territoires.
Le Parti socialiste demande au président de la République, qui doit intervenir en clôture de ce Congrès de l’AMF, de rompre ce dialogue de sourds, d’entendre la colère des maires et de demander au Premier ministre de renouer le dialogue avec les collectivités locales.

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Source: Actualités du PS

Contrats aidés : le gouvernement s’entête et décrète un plan social massif

L’Assemblée a voté dans la nuit ‪de mercredi à jeudi le budget en baisse de la mission « Travail et emploi. À périmètre constant, les crédits de la mission passent de 15,4 milliards d’euros en 2017 à 13,9 milliards en 2018, soit une diminution de 1,5 milliard.
Cette baisse est essentiellement liée au coup de rabot sur les contrats aidés dont le nombre sera réduit à 200.000 pour une enveloppe de 1,4 milliard d’euros, soit une baisse d’un milliard d’euros. Concrètement, 120.000 salariés en contrats aidés vont se retrouver au chômage, après les 150.000 touchés en 2017. La prise en charge d’un contrat aidé par l’Etat sera en moyenne ramenée à 50% contre 70% actuellement et diminuera même de 30% pour un contrat CUI-CAE, en passant de 521€ à 369€ par mois selon l’UDES.
Pour le Parti socialiste, ce « plan social » sans précédent, imposé de manière brutale  et sans aucune concertation par le gouvernement Macron-Philippe, est une triple catastrophe : pour des milliers de salariés privés d’emploi, pour les collectivités territoriales empêchées d’assurer la continuité du service public de proximité, pour nos concitoyens privés des activités organisées par des associations dont l’existence même est aujourd’hui menacée.
Contrairement aux raccourcis entendus de la part de la Ministre du travail, Muriel Pénicaud, les évaluations les plus sérieuses montrent d’une part que de 41 à 67 % des personnes en contrat aidés sont en emploi six mois après la fin de celui-ci et d’autre part que ces emplois sont occupés en majorité par des femmes, et à plus de 85 % par des personnes très éloignées de l’emploi qui recouvrent non seulement un travail mais aussi un peu de dignité et d’estime de soi.
Le Parti socialiste, qui est à l’origine du collectif « dignité et solidarité avec les emplois aidés, continue de demander un moratoire sur la suppression des contrats aidés prévus en 2018 et la convocation d’une Conférence nationale pour construire avec les acteurs concernés une sortie organisée des contrats aidés vers un autre système plus efficace.
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Source: Actualités du PS

La transition énergétique ne doit pas attendre

Le Parti socialiste apprend avec inquiétude que le gouvernement Macron-Philippe renonce à l’objectif fixé dans la loi de transition énergétique d’une sortie du nucléaire d’ici 2050.
Cette décision est d’autant plus surprenante que le candidat Emmanuel Macron déclarait le 9 févier 2017 : « ce n’est pas bon d’avoir 75% de notre énergie qui vient du nucléaire. Je garderai le cadre de la loi de transition énergétique. Je maintiens donc le cap des 50% ». Plus récemment, cet été, Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique et solidaire, évoquait lui-même la possibilité de fermer « jusqu’à dix-sept » réacteurs nucléaires pour engager la transition énergétique à l’horizon 2025.
Si la voie vers la diminution du nucléaire est difficile et doit respecter les objectifs ambitieux que notre pays s’est donné lors du précédent quinquennat en termes de réduction du CO2, elle est loin d’être impossible. Le Parti socialiste demande que d’autres scénarii que ceux posés par le gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité (RTE) soient étudiés, fondés notamment sur un investissement massif dans les énergies renouvelables et des économies d’énergie.
Il n’est pas question que la France recule après avoir été pionnière et volontaire en Europe avec cette loi de transition énergétique..
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Leïla Slimani désignée représentante personnelle du Président pour la francophonie : au delà de l’effet d’annonce, quels moyens pour la francophonie ?

Ce lundi 6 novembre, Emmanuel Macron, a officiellement fait l’écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani sa représentante personnelle pour la francophonie.
Fidèle à lui-même, le président a soigné son annonce. Alertant la presse et les photographes, il a ainsi choisi de promouvoir, le jour du prix Goncourt, celle qui en avait été la lauréate l’année dernière. Après l’attribution au présentateur Stéphane Bern d’une mission sur la préservation du patrimoine, le Président Macron opte pour une nomination plus médiatique que politique – et probablement tardive.
Le Président n’avait jusque-là pas montré un intérêt marqué pour le sujet francophone, ni durant sa campagne, ni depuis son arrivée au pouvoir. Aucun portefeuille ne lui avait été consacré quand depuis près de trente ans, celui-ci revient généralement à un ministre ou à un secrétaire d’Etat, sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères – avec une exception, de 1993 à 1995, lorsque Jacques Toubon dirigeait un ministère de plein droit.
Emmanuel Macron montre sa volonté de s’affranchir des traditions mais révèle une nouvelle fois une forme de personnalisation du pouvoir. Tout comme Nicolas Sarkozy, qui en 2010, avait chargé Jean-Pierre Raffarin d’être son « sherpa personnel » sur la francophonie.
Leïla Slimani devra « porter au plus haut le rayonnement et la promotion de la langue française et du plurilinguisme, ainsi que des valeurs que les membres de la francophonie ont en partage ». A priori, une belle mission donc pour l’écrivaine. Face à de multiples défis, sécuritaires, écologiques, économiques, il y a effectivement un intérêt collectif à bâtir une voix et un projet francophones.
Mais au-delà du simple effet d’annonce et dans la perspective de la présentation d’un plan global d’ici le premier semestre 2018, le Parti socialiste pose sur la table la question des moyens. Alors qu’une partie du budget de la ministre de la Culture est dédiée à la promotion des œuvres et du savoir-faire à l’étranger, de quels outils la nouvelle représentante disposera-t-elle réellement afin de développer cette politique ? Et surtout de quelles  marges d’action effective ?
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« Devoirs faits » : Devoir de faire vraiment

Le Parti socialiste s’interroge sur la détermination réelle du gouvernement à lutter contre les inégalités d’accès au savoir. En effet, depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, les collégiens se voient proposer au sein de leur établissement une aide facultative aux devoirs. Le dispositif « Devoirs faits » mis en place par le Ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer vise notamment à réduire les inégalités scolaires le plus souvent liées à l’origine sociale.

Si cette ambition est légitime, le Parti socialiste s’inquiète de la faiblesse des moyens dédiés à ce dispositif et de l’absence d’une réflexion approfondie quant aux modalités de sa mise en œuvre. Sa réussite suppose notamment que l’aide aux devoirs soit principalement coordonnée par des enseignants et assurée par du personnel formé, au sein de la classe et à des horaires adéquats.
Monsieur Blanquer, soucieux des questions d’évaluations, devrait s’intéresser à l’expérience britannique des « Teaching Assistants » dont les résultats ont été rendus publics en 2009 et qui montre que lorsque ces conditions ne sont pas réunies, le dispositif s’avère le plus souvent contre-productif !
A un moment où le Ministre annonce sa volonté de repenser la politique d’éducation prioritaire, le PS restera vigilant quant aux moyens mis en œuvre par ce gouvernement pour la résorption des inégalités scolaires.
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Prix Goncourt et Renaudot : l’irremplaçable apport du récit littéraire à la compréhension du réel

Le Parti socialiste tient à féliciter Eric Vuillard, lauréat du Prix Goncourt pour L’Ordre du jour, et Olivier Guez, qui a reçu le Prix Renaudot pour La Disparition de Josef Mengele. 
Ces distinctions marquent la reconnaissance de deux écrivains aux œuvres singulières mais traversées par un commun attachement à la littérature comme autre regard sur l’histoire, à l’écriture comme dévoilement de l’antichambre des faits et des circonstances, au récit comme archéologie des événements et de leur combinaison. Telle est l’indispensable, l’irremplaçable contribution du roman et du style à la compréhension du réel.
Dans un monde chaotique, complexe, où le nationalisme est conquérant, la littérature est une lumière qui éclaire le chemin des individus et des peuples. Là résident aussi le talent des deux auteurs aujourd’hui distingués et la puissance de leurs ouvrages.
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