VENEZUELA : le Parti socialiste appelle à une médiation impartiale

Après quatre mois de troubles et plus de 120 tués, le vote du 30 juillet 2017 visant à élire une assemblée constituante approfondit, comme nous le redoutions, la crise politique, économique et sociale du Venezuela, et accentue les risques de dérives violentes.
Le Parti socialiste déplore cette situation socialement, politiquement et économiquement dangereuse pour tous les Vénézuéliens. Depuis l’élection présidentielle d’avril 2013, en passant par les élections législatives de décembre 2015, la crise n’a cessé d’empirer. Le vote d’hier et le référendum symbolique organisé par l’opposition le 10 juillet dernier partagent aujourd’hui le Venezuela en trois camps distincts, en incluant les abstentionnistes tout aussi nombreux.
Le Parti socialiste constate également que les dirigeants des pays voisins d’Amérique latine n’ont pu convenir d’un consensus régional de sortie. Les États-Unis d’Amérique ne peuvent prétendre non plus obtenir un règlement durable. Pourtant, il faut plus que jamais parvenir aux compromis indispensables, ce qui suppose, tant du pouvoir exécutif que de l’opposition (majorité parlementaire), la reconnaissance mutuelle de leurs positions respectives, et l’ouverture d’un espace de dialogue incluant les franges non radicales des deux parties.
Le Parti socialiste appelle à une médiation internationale neutre, et il attend de la France qu’elle propose cette démarche aux Nations Unies et à l’Union européenne, pour stabiliser le Venezuela et assurer à ses citoyens la paix dont ils ont besoin pour vivre au quotidien.
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Source: Actualités du PS

Ne sacrifions pas l’université et les étudiants à la rigueur budgétaire

A ce jour, 87 000 bacheliers sont toujours en attente d’une place à l’université. Le portail APB, chargé d’orienter les futurs étudiants fait aujourd’hui l’objet de très vives critiques. Les failles de ce procédé d’admission ne doivent toutefois pas masquer la réalité de la situation dans laquelle se trouve plongé notre système d’enseignement supérieur. La hausse du nombre de bacheliers – liée au boom démographique des années 2000 – et leur souhait accru de poursuivre des études supérieures provoquent la saturation de certaines filières : les STAPS, le droit, la psychologie et les études de santé et de médecine. Depuis deux ans, les facs françaises doivent accueillir chaque année quelque 40 000 étudiants supplémentaires, une hausse qui devrait perdurer jusqu’en 2022.
C’est dans ce contexte que le gouvernement a prévu une annulation de crédits pour la mission recherche et enseignement supérieur (MIRES) de 331 millions d’euros pour l’année 2017. Il s’agit selon le ministère de contribuer à « l’effort de redressement des comptes publics ». Alors que le président de la République promettait il y a encore peu de temps de « sanctuariser » le budget de l’ESR, cette annonce inquiète le Parti socialiste qui craint que cette décision ne dégrade encore les conditions d’accueil des étudiants et ne serve de prétexte au gouvernement pour instaurer la sélection à l’entrée en licence. D’ores et déjà, Frédérique Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, a ouvert des discussions sur le « contrat de réussite étudiante » et la notion de « prérequis ».
Le Parti socialiste s’oppose à ce qui s’apparente à un projet de sélection déguisée et rappelle que l’orientation des lycéens suppose avant tout un accompagnement et une information dès la seconde. Il souligne, par ailleurs, l’insuffisance du budget de l’ESR qui empêche les étudiants de s’engager dans les études universitaires de leur choix.
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Source: Actualités du PS

Le Parti socialiste salue la mémoire de Jeanne Moreau

Le Parti socialiste a appris ce matin, avec une infinie tristesse, la disparition de Jeanne Moreau.
C’est une icône du cinéma français qui s’est éteinte aujourd’hui. Actrice immense et populaire, elle aura habité par son talent la scène artistique et marqué à jamais l’histoire du cinéma en tournant avec les plus grands réalisateurs : Bertrand Blier, Francois Truffaut, Louis Malle, Orson Wells ou Wim Wenders. Cette grande dame incarnait, avec une tranquille élégance, une certaine idée du cinema que le monde nous envie.
Avec Jeanne Moreau, disparaît une icône du cinema français.
Parmi les nombreux hommages qui lui seront rendus, le Parti socialiste se souvient que Jeanne Moreau était une femme libre et engagée qui n’hésitait pas mettre sa voix rauque et sa plume acérée au service de la défense droit des femmes. Du « Manifeste des 343 à la défense des Pussy Riots, Jeanne Moreau ne transigeait pas sur les valeurs. Ses engagements traversaient ses rôles et animaient sa vie.
Le Parti socialiste adresse ses condoléances à sa famille, à ses amis et à toutes celles et tous ceux qui, ce matin, dans le tourbillon de la vie, ont la mémoire qui chante.
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François de Rugy veut laver plus blanc que blanc

François de Rugy, président de l’assemblée nationale, et président parce que parjure, veut désormais laver plus blanc que blanc.
Lui qui a trahi sa parole publique et sa signature, en revenant sur son engagement de soutenir le candidat issu de la primaire de la belle alliance populaire, cherche à faire oublier ce reniement qui entache sa présidence, en multipliant les propositions pour moraliser l’assemblée.
La dernière en date est la remise en cause de la gratuité des transports pour les anciens parlementaires. Ces derniers ne siégeant plus, ils ne peuvent à l’évidence se manifester. Voilà une mesure symbolique plus facile à mettre en œuvre que celle de mettre fin à une activité de conseil lorsque l’on est parlementaire – une proposition qui figurait pourtant dans le programme de François de Rugy à la primaire et du candidat Emmanuel Macron à la présidentielle, mais qui a disparu des projets de loi sur la moralisation de la vie publique.

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Réaction du Parti socialiste aux coupes budgétaires dans les crédits de la politique de la ville

Pour le Parti socialiste, la décision du gouvernement de couper 11% des crédits dédiés à la politique de la ville pour l’année 2017 est totalement indigne, pour ne pas dire irresponsable.

Sous prétexte que le président de la République s’est engagé à préserver le budget de l’ANRU, le gouvernement se croit autorisé à délaisser la politique de la ville. Ce faisant, il sacrifie le volet le moins spectaculaire – mais pourtant essentiel – de l’action publique dans les quartiers populaires : le lien avec les habitants.

Car à quoi sert la politique de la ville sinon à tisser et retisser patiemment du lien social et du lien avec la République, dans des territoires qui se sentent exclus et de l’un et de l’autre ? 

À quoi sert-elle sinon à soutenir les associations des quartiers populaires et les projets portés en commun par et pour leurs habitants? 

À quoi sert-elle sinon à œuvrer pour rendre aux plus pauvres la dignité à laquelle ils ont droit ?
 Sans politique de la ville, la rénovation urbaine ne portera jamais pleinement ses fruits. Ce n’est pas l’un contre l’autre, ce n’est pas l’un sans l’autre, c’est de l’un et de l’autre dont ont besoin les quartiers populaires. Le récent rapport des Sénatrices Annie Guillemot et Valérie Létard, qui dresse un premier bilan de la loi Lamy, ne dit pas autre chose.
Le gouvernement est en train de faire les mêmes erreurs que la droite en son temps. Les dégâts que provoqueront ces coupes pourraient être considérables.
Le Parti socialiste lui demande donc instamment de revenir sur cette décision. Il lui demande également d’écouter et de faire confiance à ceux qui font, plutôt que de ne s’en remettre qu’à ceux qui comptent.

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Moralisation de la vie publique : un rendez-vous manqué de la majorité présidentielle avec les Français

A l’issue d’un débat souvent chaotique, le Parti socialiste regrette que les projets de loi de moralisation de la vie publique marquent un net recul avec les ambitions affichées par le candidat Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.
Ainsi, le candidat Macron avait promis que l’on ne pourrait pas être candidat sans un casier judiciaire vierge ; cet engagement a été abandonné. De même, la majorité n’a pas mis fin au cumul d’une activité de conseil avec un mandat parlementaire alors que le candidat Macron s’y était aussi engagé.
Ce rendez-vous manqué de la majorité parlementaire avec les Français est d’autant plus regrettable s’agissant de textes qui invitaient au consensus et que les députés, dans leur ensemble, étaient disposés à en améliorer le contenu.
Le flottement dans la conduite des débats, la multiplication des incidents de séance et l’attitude très fermée du bloc La République En Marche ont crée un malaise démocratique qui ne devra pas se reproduire au risque d’aggraver encore un plus le fossé entre les élus et les citoyens.
Dans ces conditions, le Parti socialiste tient à saluer le travail constructif et exigeant des députés du groupe Nouvelle Gauche. Prenant le Chef de l’Etat au mot, ils ont proposé, tout au long des 50 heures de débats, une série d’amendements en vue de hisser le texte à la hauteur de son ambition initiale. Ils ont à chaque fois proposé à la majorité de tenir tous les engagements du Président, mais celle-ci ne l’a pas souhaité.
S’il se félicite de l’adoption de certaines de leurs propositions, notamment s’agissant du financement des partis politiques et des campagnes, de la transparence de la vie politique ou de l’interdiction des emplois familiaux, le Parti socialiste ne peut que déplorer que la majorité ait refusé toute avancée sur les conflits d’intérêts, au risque d’apparaître sur ce point plus sévère avec les collaborateurs qu’avec les parlementaires, tout comme elle a refusé l’élargir l’application de l’essentiel des mesures votées aux membres du Gouvernement et à la haute fonction publique.
Plus que jamais, les Socialistes sont au travail et entendent être utiles aux Français pendant ce quinquennat.
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Accueil des migrants : les socialistes invitent le président de la République à ne pas faire « cavalier seul »

Le Parti socialiste prend acte du plan d’accueil des migrants présenté hier par le président de la République. Si la promesse faite par le chef de l’Etat de loger chacun dignement d’ici la fin de l’année est louable et ambitieuse, elle suscite notre circonspection.

De fait, les moyens fixés par le président de la République pour atteindre ces objectifs ne semblent pas très réalistes.

Au plan extérieur, vouloir installer des « hot spots » en Libye pour limiter les arrivées en Europe, c’est ignorer certaines réalités (géo)politiques. Zone pivot entre l’Afrique et l’Europe, la Libye est toujours en proie à une profonde instabilité. Qui plus est, le président ne peut faire cavalier seul et s’avancer sur un projet qui implique l’ensemble des partenaires européens.

Au plan intérieur, les moyens d’hébergement promis par le gouvernement demeurent clairement insuffisants, faute de concertation avec les acteurs impliqués sur le terrain.

Les socialistes continuent donc de plaider pour une approche plus territorialisée de l’accueil des migrants. Elle ne réussira que si elle est construite avec tous les acteurs qui sont impliqués dans la politique d’hospitalité, à commencer par les collectivités territoriales. Ils renouvellent donc leur soutien à la proposition de loi qu’Anne Hidalgo a transmise au gouvernement.

Ils appellent également la France à agir de concert avec les Etats membres de l’UE. Tout doit être fait pour renforcer les acquis existants et bâtir les contours d’une politique solidaire et coordonnée.

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