Hommage à Simone Veil

Le Parti de gauche a appris avec émotion le décès de Simone Veil ce jour.
Cette grande dame est incontestablement une des figures marquantes de la politique du 20eme siècle notamment au niveau des luttes concernant l’émancipation des Femmes.
Simone Veil a connu bien des tourments : de la déportation à Auschwitz aux combats politiques qu’elle a menés, elle incarne cette femme qui ne renonce jamais aux causes pour lesquelles elle se bat. Elle œuvrera ainsi toute sa vie pour la reconnaissance du génocide et devient présidente d’honneur de la fondation pour la mémoire de la Shoah.
Femme politique, elle avait le souci de l’exemplarité et intègre sous Pompidou le cabinet du garde des Sceaux.
Devenue Ministre de la santé, Simone Veil présente un texte pour autoriser l’IVG ce qui lui vaudra des milliers de lettres d’insultes et de brimades dans son propre camp. Les débats à l’époque à L’Assemblée Nationale furent d’une violence rare, mais Simone Veil ne lâche rien et apparaît alors comme une femme politique de conviction. Grace à son combat, elle a permis l’émancipation des femmes, le droit à disposer de leur propre corps. 
Ce jour, une grande féministe s’en est allée.
Le meilleur hommage à rendre à Simone Veil est de poursuivre de façon déterminée la bataille pour le respect du droit à l’avortement. 
Au revoir Madame.
Source: Actualités Parti de Gauche

Intervention de Guillaume Bachelay lors du Conseil National du 24 juin 2017

Mes camarades, cher Jean-Christophe, 
Le socialisme français vit un point zéro de son histoire et tout notre devoir est d’en faire le point d’un nouveau départ. 
C’est une tâche immense. Elle exigera humilité et unité. L’humilité, c’est se poser des questions avant d’asséner des réponses, sinon, les certitudes ne sont que des habitudes. L’unité, c’est dans le débat s’écouter, se respecter, c’est réfléchir pour reconstruire plutôt que fractionner et fracturer. En somme et en bons laïcs, le temps n’est ni aux chapelets ni aux chapelles.
Parmi les défis idéologiques, stratégiques, organisationnels, humains évoqués par le premier secrétaire dont je peux témoigner à ma place de l’attachement de chaque jour à notre collectif, je m’en tiendrai à ce stade à trois questionnements. 
D’abord, où en est le socialisme ? Le temps des explications viendra. Il sera utile s’il sert à régler des problèmes et pas des comptes, et s’il porte sur notre action aux responsabilités, mais pas seulement, car notre échec est collectif et il vient de loin – il est même continental.
Il y a les causes électorales et hexagonales, les plus visibles. 
Une « vague historique, vague politique dont l’assise populaire repose sur le vote d’un inscrit sur six au premier tour des législatives – c’est une donnée majeure qui n’a pas fini de faire sentir ses effets dans les années qui s’ouvrent. 
L’abstention, avec les bulletins blancs et nuls, qui juge la politique impuissante à changer le cours des choses, qui somme les lieux de pouvoir d’être des lieux de puissance. 
Il y a la fragmentation des candidatures de gauche et écologistes, malgré avec eux, je crois, un accord.
Et puis à coup sûr la sanction de nos incohérences et de nos divisions qui ont matricé continûment l’exercice du pouvoir.
Mais la grande cause ici et ailleurs, la cause des causes, c’est l’épuisement du projet social-démocrate. Ses compromis issus des Etats-nations sont percutés de la globalisation. Ses objectifs historiques – extension des libertés, protection sociale, décentralisation – ont été réalisés au profit de toute la société. Quant à nos valeurs régulatrices et interventionnistes, elles sont apparues plus souhaitables et valables que l’hyper-marché déréglé lors de la crise de 2008, mais dans la décennie suivante, les dégâts des dettes souveraines et des politiques d’austérité ont privé la gauche de ses leviers classiques : des ressources pour la redistribution sociale et l’investissement public. En Europe et en France, sur le temps long, il a manqué la redéfinition de l’idée socialiste dans le monde global, ouvert, connecté.
D’où une deuxième interrogation : la réflexion conditionne toute reconquête, mais par quelles questions l’engager ?
Il est prématuré et il serait présomptueux d’en dresser maintenant la liste complète. Mais plusieurs sujets devront, je le dis, cette fois-ci, être traités et tranchés.
Et d’abord, notre rapport à la mondialisation. Elle a pris la gauche au dépourvu et cela continue, car nous nous obstinons à l’aborder comme une nouvelle économie alors qu’elle est une nouvelle grammaire, un nouveau réel. Nous devons prendre la mesure des mutations sans verser dans l’économisme qui relègue ou ignore les enjeux climatiques, migratoires, sociaux, éthiques, sécuritaires. De notre rapport à la mondialisation procède bien sûr notre vision de l’Europe.
Ensuite : quel modèle de production et de redistribution revendiquons-nous ? Il doit être clairement social-écologique. L’alter-croissance, ce n’est pas la décroissance, c’est une croissance écologique et collaborative. Elle passe par de la qualité et de la durée dans les investissements et les financements, et suppose que les biens et services produits répondent à des besoins nouveaux, comme le vieillissement, donnée majeure de nos sociétés.
Autre champ à questionner : notre rapport au travail. Que l’économie de l’immatériel pèse sur l’activité et l’emploi, qu’il faille de nouvelles protections collectives et individuelles – comme le CPA – ne signifie pas la fin du travail, ni celle du lien entre activité et revenu. C’est un débat décisif pour renouer avec les catégories populaires et les classes moyennes. 
Décisif aussi, notre rapport à la nation. En France, elle se confond avec l’Etat et la République. Nous l’avons vu dans les campagnes électorales : qu’il s’agisse de l’accès aux médecins, aux transports, au très haut débit, des millions de nos concitoyens ne se demandent pas ce que l’Etat veut mais ce qu’il peut – et pour qui. Le besoin de République est urgent car, en trois décennies, ce qui faisait lien a été désagrégé sous l’effet de la globalisation, de la désindustrialisation, du chômage de masse, de la précarité. C’est l’enjeu des services publics, de l’aménagement du territoire, j’ajoute de l’école républicaine qui n’a pas uniquement besoin de moyens, mais d’un dessein – quand on est socialiste, c’est rendre indissociables l’égalité des chances et l’excellence.
Enfin, il y a notre rapport à la démocratie et au pouvoir. La démocratie pour les socialistes, c’est la raison contre la violence et la médiation contre l’absolutisme, donc le socialisme, c’est l’attention aux dynamiques des territoires avec nos élus locaux, de la société civile, des forces associatives, syndicales, mutualistes, coopératives. Pour nous, le pouvoir n’est pas une option, c’est une obligation pour transformer le réel, qu’il s’agisse de la vie quotidienne ou du vaste monde. Ce qui suppose de dire clairement et préalablement le souhaitable et le possible.
Ma troisième et dernière réflexion concerne le nouveau pouvoir et notre manière de nous y opposer.
On parle à juste titre de techno-bonapartisme et de parti-entreprise. Mais je crois qu’on aurait tort de réduire à une aventure personnelle un pouvoir qui s’éprouve comme une mission idéologique dans l’Histoire : conjuguer le libéralisme économique et le libéralisme culturel – quitte, d’ailleurs, à mettre à distance le libéralisme politique pour concentrer le pouvoir – et par là forger une base sociale durablement majoritaire.
Ce dessein revendique une géographie – les grandes villes des métropoles ; il déploie un récit – un bloc central avec deux radicalités, l’une gauchiste-autoritaire, l’autre nationaliste- xénophobe ; enfin et surtout, il active un ressort qui est une donnée fondamentale de nos sociétés démocratiques : l’individualisme de masse, l’autre nom de la société atomisée. Voilà, je crois, la nature profonde de ce pouvoir. 
Le vote qui aura lieu dans quelques jours à l’Assemblée nationale est l’occasion de le caractériser en même temps que notre opposition.
Les socialistes n’appartiennent pas à la majorité présidentielle : Ils ne peuvent donc pas voter la confiance au gouvernement.
Les socialistes souhaitent la réussite de la France et nous avons fait campagne en nous engageant à être constructifs et vigilants. Etre constructifs, c’est vouloir la réussite du pays, j’ajoute de l’Europe, et ne pas verser dans une opposition qui serait mécanique ou dogmatique. Etre vigilants, c’est dire nos inquiétudes, nos désaccords et c’est poser à ce nouveau pouvoir des questions aussi simples qu’essentielles, en nous tournant vers les Français. Dès lors qu’il dispose d’une large majorité au Parlement, pourquoi le pouvoir s’échine-t-il à procéder par ordonnances sur le code du travail ? Comment accepter, dans une République une et indivisible, l’éducation à la carte en matière de rythmes éducatifs ? Comment garantir des services publics présents et de qualité avec moins de fonctionnaires ? Quelle sera la position de la France sur le CETA, notamment sur ses aspects énergétiques orthogonaux à l’Accord de Paris sur le climat ?
Notre refus de voter la confiance au gouvernement Macron-Philippe doit être une adresse aux Français au nom de ce que nous sommes : la gauche de gouvernement, la gauche sociale et écologique, la gauche  républicaine et européenne. Voilà la position et la stratégie qui affirmeront à la fois notre identité, notre utilité, notre unité.
Voilà les camarades quelques premières libres réflexions. J’appartiens à une génération qui n’a pas connu Epinay mais qui veut ardemment, avec abnégation, tenter de bâtir le prochain, avec une conviction : le présent et l’avenir ont et auront besoin de l’idée socialiste. Il nous revient de la réinventer en militants, avec les militants. C’est affaire d’engagement, de comportements, de dévouement.
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Source: Actualités du PS

Le Parti socialiste salue la mémoire de Simone Veil, fille prodige de la République

Au-delà des clivages politiques, le décès de Simone Veil plonge toute la France dans la peine, le deuil et la mémoire.
Le Parti socialiste salue en Simone Veil une noblesse politique et une droiture morale qui, avec ses combats et ses accomplissements, resteront un exemple pour les générations à venir.
Jeune fille arrachée à l’insouciance de l’adolescence par la barbarie nazie, rescapée de la déportation et du processus d’extermination qui a emporté ses parents et son frère, ce n’est pas par hasard qu’elle consacra ensuite sa vie entière à la Justice.
D’elle, le pays retiendra la grande loi sur l’IVG votée, avec le soutien de la gauche, au terme de débats d’une rare violence dont elle aura été la première cible, mais face à laquelle elle ne n’abdiqua pas une once de sa dignité.
Rappelons que la richesse de son parcours l’a conduisit également à être, en fervente militante du projet européen, la première présidente du Parlement européen, après les élections européennes en 1979.
De l’arène politique au Conseil constitutionnel jusqu’à l’Académie française, Simone Veil a incarné une certaine idée de la France, s’inscrivant ainsi dans une longue tradition, celle de la défense des valeurs républicaines, de l’Etat de droit et des libertés, celle de leur défense en règle par le verbe haut et juste.
Le Parti socialiste adresse ses condoléances à sa famille et à ses proches. Si nous n’étions pas de son camp politique, nous rendons hommage à une grande démocrate, une européenne convaincu, une fille prodige de la République.

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Source: Actualités du PS

La droite revient à la semaine de 4 jours

Le décret autorisant la semaine de 4 jours exacerbe la logique inégalitaire introduite en 2014 par la contre-réforme des rythmes scolaires. Outre l’offre périscolaire, son contenu et ses conditions d’accès, c’est l’organisation du temps scolaire qui variera davantage d’une commune à une autre. 
M. Blanquer soumet ainsi l’Ecole, les élèves et les familles aux arbitrages locaux. Il organise la mise en concurrence des établissements et renforce leur autonomie managériale.
Pour le Parti de Gauche, l’Ecole doit viser l’égalité et l’émancipation des élèves. Deux objectifs incompatibles avec le projet d’Ecole entreprise de M. Blanquer.
Source: Actualités Parti de Gauche

Frédéric Barbier et François André se sont mis d’eux-mêmes hors du Parti socialiste

Dans la 4ème circonscription du Doubs où le risque d’une victoire du Front national était très élevé, le Parti socialiste avait pris ses responsabilités et décidé de ne pas investir de candidat contre Frédéric Barbier, député socialiste revendiquant d’être passé à La République En Marche (LREM). Fait exceptionnel, et bien qu’il se soit enregistré en préfecture sous les couleurs de LREM, celui-ci avait même pu se revendiquer d’une double investiture LREM/PS car notre priorité a toujours été de faire barrage aux partis d’extrême droite et xénophobes.
Hier, en décidant de se rattacher au groupe parlementaire de LREM,  malgré ses déclarations dans la presse locale, Frédéric Barbier a de facto confirmé qu’il se mettait en dehors du Parti socialiste. Conformément, à nos statuts, à l’article 1.2.3 relatif à la loyauté au parti des élus, « les adhérents du parti… ne peuvent appartenir à un autre parti, ou groupe politique relevant directement ou indirectement d’un parti autre que le Parti socialiste… ».
Ainsi, François André, député de la 3ème circonscription d’Ille-et-Vilaine, pourtant élu sous étiquette socialiste, a également annoncé hier son rattachement au groupe parlementaire de LREM. Il s’est aussi mis hors de sa famille politique.
Comme son Conseil national du 24 juin l’a entériné, fidèle à ses valeurs et à ses combats, le Parti socialiste se situe dans l’opposition au gouvernement de droite d’Edouard Philippe. Aussi, s’il regrette amèrement le départ de ces élus, c’est bien leurs décisions personnelles qui consomment la rupture.

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Source: Actualités du PS

Une délégation du Parti de Gauche au procès du HDP à Ankara

Le Parti de Gauche répond à l’appel à observateurs internationaux au procès de Figen Yüksekdag (HDP) en Turquie 
Il y a huit mois, c’était l’émoi. Toute la diplomatie occidentale réagissait à l’arrestation de Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, les deux co-présidents du HDP, troisième force politique en Turquie avec 6 millions d’électeurs : trouble, inquiétude et indignation des États-Unis, de l’Union européenne, de l’Allemagne et de la France.
Nous attendons de ces pays la même vigueur d’indignation aujourd’hui : huit mois après, Figen Yüksekdag risque 83 ans de prison. Son procès va avoir lieu le 4 juillet à Ankara.
Le Parti de Gauche, fidèle à son engagement internationaliste constant pour la démocratie en Turquie, répond à l’appel à observateurs internationaux : Corinne Morel Darleux et Jean Christophe Sellin, Conseillers régionaux, se rendront en Turquie et seront présents au tribunal d’Ankara ce 4 juillet au procès de Figen Yüksekdag.
Source: Actualités Parti de Gauche