Europe • Non à la barbarie policière en Grèce


Ne pas répondre aux lourdes accusations concernant la tragédie de Farmakonisi qui a vu périr, le jeudi 23 janvier, une douzaine de migrants (principalement des enfants), littéralement abandonnés en mer par la police portuaire grecque, n’a pas suffi au gouvernement conservateur de Samaras.
Aujourd’hui, alors qu’ils manifestaient pacifiquement devant le ministère de la Marine marchande pour dénoncer les circonstances de cette tragédie, des étudiants grecs ont été roués de coups par les forces anti-émeutes de la police grecque et arrêtés.
Le Parti de Gauche s’associe aux camarades de Syriza pour dénoncer la politique migratoire et policière criminelle des autorités grecques et demander la mise en liberté des étudiants arrêtés.
Alors que la Grèce assume la présidence du Conseil de l’Union européenne depuis le 1er janvier, ces pratiques sont indignes des valeurs de solidarité et de liberté que l’Union est pourtant censée promouvoir .
Source: Actualités Parti de Gauche

Soutien aux espagnoles : L'austérité et les réacs nuisent gravement à l'IVG

Le projet de loi du premier ministre espagnol, validé par son gouvernement et vraisemblablement présenté à l’assemblée en juillet représente un considérable retour en arrière en matière de droit à l’avortement. Cette nouvelle loi reviendrait de fait à interdire l’interruption volontaire de grossesse exceptée en cas de viol.
Par ailleurs, Rajoy, non content que son projet aboutisse en Espagne, souhaite faire de son pays le fer de lance d’une croisade européenne contre le droit à l’avortement. A l’heure où les réactionnaires et les politiques d’austérité mettent en danger ce droit partout en Europe , où en Suisse un reférendum aura lieu le 09 février pour dérembourser l’avortement, où en Italie 80% des médecins profitent de la clause de conscience pour ne pas pratiquer l’IVG, le Parti de Gauche appelle à une mobilisation massive au côté des associations féministes.
Comment faut-il redire que restreindre le droit à l’avortement ne réduit pas le nombre d’avortements mais seulement les avortements sûrs ! Alors que les anti-choix font semblant de s’émouvoir de la vie, savent-ils que leurs idées rétrogrades provoquent la mort d’une femme toutes les neuf minutes dans le monde ? Les femmes ont toujours eu et auront toujours recours à l’avortement tout simplement parce qu’il s’agit de leur droit à maîtriser leur corps et donc leur vie.
La France de son côté, a fait un pas en avant en retirant la notion de détresse concernant l’avortement dans la loi sur l’égalité. Toutefois, cela ne saurait masquer les attaques sans précédent dont est victime notre système de santé. Les politiques de restrictions budgétaires appliquées à l’hôpital public, autant par la droite que par le gouvernement actuel, ont conduit à la fermeture de plus d’une centaine de centres IVG ces dernières années. Les délais d’attente dans certaines régions sont encore trop longs obligeant encore toujours plus de femmes à partir à l’étranger.
Le Parti de Gauche revendique donc un droit à l’avortement assuré comme un droit fondamental des droits humains et assuré à ce titre par l’Union Européenne. Nous revendiquons également des politiques publiques en accord avec ce droit et la possibilité matérielle d’y avoir recours.
C’est pour porter ces revendications et montrer notre solidarité aux femmes espagnoles que le Parti de Gauche sera dans la rue en ce 1er Février dans l’ensemble des villes de France où s’organisent des rassemblements.
A Paris, Danielle Simonnet, candidate du Front de gauche aux élections municipales,de même que les tetes de liste des arrondissements seront présents, ainsi que Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche et ex-députée.

Source: Actualités Parti de Gauche

VIH/SIDA – Incohérence du… Gouvernement !

Menaces sur la lutte contre le VIH/sida et la prévention en santé :l’incohérence du gouvernement
Face à la situation périlleuse de plusieurs associations et programmes de lutte contre le VIH/sida et dans le contexte de la Stratégie nationale de santé, le Parti de Gauche dénonce l’incohérence du Gouvernement en matière de prévention en santé.
Deux associations emblématiques de la lutte contre le VIH/sida, AIDES et Act Up-Paris, sont aujourd’hui en grande difficulté, situation en partie liée à des enjeux de financement. L’une fait face à un plan social menaçant 10 % de ses salariés, l’autre a dû mettre ses salariés au chômage partiel pour faire face à l’absence de trésorerie. Au-delà de ces symboles, les financements alloués aux actions de lutte contre le VIH/sida menées par les associations sont en nette baisse depuis dix ans, sans que l’arrivée au pouvoir de l’actuelle majorité PS ait changé les choses.
Ainsi, plusieurs programmes innovants et efficaces en direction des publics prioritaires (notamment les gays/HSH[1]) ont été contraints de fermer ou de réduire leur activité, faute de financements suffisants[2]. A l’inverse, le Parti de gauche affirme, comme l’ensemble des parties prenantes, la nécessité de les développer pour faire face à l’urgence de la situation. Il en va de même du dispositif généraliste qu’est Sida Info Service, dont le pôle bordelais fermera prochainement. Pire encore : l’INPES (Institut national de la prévention et de l’éduction à la santé) pourrait ne pas reconduire en 2014 son appel à projets spécifique au VIH/sida… c’est toute la prévention contre le virus du sida qui serait fragilisée !
La politique sanitaire du Parti socialiste est inconséquente. Alors que l’on dispose de stratégies et d’outils efficaces destinées aux gays/HSH ou encore aux étrangers/migrants originaires d’Afrique subsaharienne, le gouvernement actuel poursuit la politique de la droite. Partout en France, les actions de proximité menées par les associations sont menacées. Dans le domaine des subventions, la mise en concurrence est devenue la norme au niveau régional, entre associations d’une même pathologie ou de pathologies différentes.
La politique sanitaire du Parti socialiste est incohérente. Jean-Marc Ayrault et Marisol Touraine ont mis en avant la prévention dans le cadre de la préparation de la future loi de santé publique. Pourtant, comme l’ont dénoncé la Société française de santé publique[3] (SFSP) ou le Collectif interassociatif sur la santé[4] (CISS), les sommes consacrées à ce domaine diminueront de 14 % en 2014. L’ensemble de la politique de prévention en santé pâtit des choix budgétaires et du tout-concurrence du Gouvernement. Le Parti de gauche récuse l’une et l’autre.
Le Parti de Gauche, avec le Front de Gauche, a porté et continuera à porter la promotion de la santé. C’est cette politique d’ensemble que nous proposons : gestion des risques environnementaux liés à la santé, réhabilitation des logements ou encore actions en milieu scolaire ou au travail. Le Parti de gauche ne pourra soutenir les discours gouvernementaux que lorsqu’ils seront accompagnés d’actes concrets, de financements publics et d’efficacité.
Il ne peut y avoir de bonne politique de santé si l’on applique l’austérité.
Investir dans la santé, c’est bon pour les personnes, utile à la collectivité, nécessaire à l’économie. C’est faire le pari de l’avenir. C’est le choix du Parti de gauche.
Source: Actualités Parti de Gauche