Le gouvernement n'inverse toujours pas la courbe des cadeaux aux entreprises

Décidément ce gouvernement continue de marcher dans les pas du précédent. Sous Sarkozy c’est l’ouverture illégale du centre commercial Plan de Campagne près de Marseille qui avait amené le gouvernement à autoriser nombre de commerces à ouvrir le dimanche. Les magasins de bricolage qui n’avaient pas été concernés par la loi ont compris la leçon. Ils ont donc eux aussi ouverts illégalement. Dans un ultime pied de nez aux salariés pour 2013, le Premier Ministre vient de signer un décret qui leur donne raison contre les syndicats qui défendaient le droit au repos dominical.
Dès aujourd’hui et pour 18 mois, les

Turquie • Pinar Selek ou l'acharnement politico-judiciaire sans fin


Depuis quinze ans, Pinar Selek, militante féministe et des Droits de l’Homme, est poursuivie par la justice de son pays, la Turquie. Elle a été accusée d’avoir déposé une bombe le 9 juillet 1998 dans le marché aux épices d’Istanbul. Depuis le début, des rapports d’experts certifient qu’il ne s’agissait pas d’une bombe, mais de l’explosion accidentelle d’une bouteille de gaz qui avait provoqué la mort de sept personnes ce jour-là. Cette accusation, sans fondement, cherche à nuire au travail de cette sociologue féministe, antimilitariste et internationaliste, engagée au côté des minorités. Car c’est bel et bien suite à son travail de recherche sur les militants Kurdes du PKK qu’elle a été arrêtée le 11 juillet 1998 par la police d’Istanbul. En quinze ans, Pinar Selek a été jugée quatre fois, acquittée trois fois, lors du dernier procès, elle fut condamnée à la prison à perpétuité par la cour suprême de Turquie, elle a obtenu de la France le statut de réfugiée politique.
L’acharnement judico-politique n’a pas cessé pour autant.
Hier, lundi 30 décembre 2013, le ministère turc de la Justice a demandé une procédure d’extradition de la sociologue, qui survient après la publication cet été par un tribunal d’Istanbul d’une demande auprès d’Interpol d’un mandat d’arrêt international.
Pinar Selek est ce visage, ce symbole d’une jeunesse qui révolutionne les cadres de la société turque. L’acharnement dont elle est victime, est un acharnement politique de la part d’un gouvernement qui refuse le changement et la critique. Ici, le système judiciaire sert de bouclier à l’état pour se protéger de toute forme de liberté d’expression.
Pinar Selek est ce symbole de lutte contre toutes les formes de dominations.
Le Parti de Gauche, exprime son soutien entier et total envers Pinar Selek.
Source: Actualités Parti de Gauche

2013: une année noire pour la gauche

Il est d’usage, les derniers jours d’une année, de se lancer dans une rétrospective des principaux événements qui l’ont marquée. A gauche pour de vrai! nous vous proposons une vision un peu particulière. Vous chausserez, le temps d’un billet, les lunettes qui nous ont servi de grille d’analyse durant ces 12 derniers mois, une grille qui considère que pour avoir un œil critique sur la gauche, mieux vaut être vraiment de gauche. Alors, pour chaque mois écoulés, nous allons partir du billet que vous avez préféré. Non au sens qualitatif, nous n’avons aucun moyen de le savoir en dehors de quelques commentaires que vous pouvez poster. Mais au sens

Les compagnies pétrolières vampirisent les peuples des DOM

En Martinique, le coût de la vie est intimement lié au prix du carburant, comme l’ont montré les événements de 2009. Depuis cette date, les prix sont fixés dans les DOM par un arrêté mensuel pris par les préfets. Dans sa nouvelle loi, le ministre des Outre mers, M. LUREL, souhaite diminuer la marge plus qu’abusive des compagnies pétrolières. Celles-ci rétorquent par un chantage à l’emploi, menaçant de remplacer les pompistes par des pompes automatiques, détruisant ainsi un millier d’emplois.
En septembre 2012, le ministre des DOM avait annoncé une baisse de 7 centimes sur les carburants, pendant 3 mois. A l’issue de cette période, le carburant devait retrouver son prix normal indexé en partie sur le prix du baril de brut. Celui-ci ayant baissé de 11 %, on aurait pu s’attendre à une diminution du prix du carburant. Or, il n’en a rien été. Au contraire le prix s’est envolé et les compagnies pétrolières se sont retrouvées depuis avec une marge encore plus élevée.
Dans notre île, où le chômage touche 46 000 personnes, soit 35 % de la population active, on ne peut supporter un tel chantage à l’emploi de compagnies pétrolières qui, par leur monopole du raffinage, à travers la SARA (Société Anonyme de Raffinerie des Antilles), vampirisent les populations antillaises et guyanaise.
C’est un véritable plan pour le maintien de l’emploi qui doit être appliqué à travers une législation interdisant la mise en place de pompes automatiques. Les emplois de pompistes sont souvent les premiers pour notre jeunesse martiniquaise qui subit un taux de chômage bien supérieur à 50 %. Mais les compagnies pétrolières ne l’entendent pas de cette oreille et menacent de répercuter cette baisse de marge sur les gérants, qui brandissent à leur tour la menace du licenciement d’une partie du personnel.
La situation est d’autant plus inextricable que les élus ne soutiennent qu’à demi-mots ce projet de loi visant à baisser le prix des carburants, car la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) représente plus de la moitié des ressources propres de nos régions. C’est donc seulement en légiférant aussi sur l’encadrement du prix de l’énergie que nous pourrons imposer cette baisse plus que nécessaire au développement de l’emploi et au bien vivre dans notre île.
La logique actuelle d’une réglementation partielle, où l’intérêt général des populations doit en permanence louvoyer avec la volonté de profit des capitalistes pétroliers montre ses limites, il faut donc une refonte du système, passant par une nationalisation du raffinage. De plus, au lieu d’importer son pétrole brut de la mer du Nord ou du Moyen-Orient, les territoires français d’Amérique gagneraient a importer le pétrole de leur voisinage immédiat, notamment du Venezuela.
L’objectif de cette baisse n’est pas de favoriser la consommation d’énergie mais seulement de dégager un peu plus de pouvoir d’achat pour les ménages donnant ainsi un peu d’oxygène aux familles asphyxiées, alors que l’absence d’une politique cohérente des transports et du développement urbain fait de la voiture un outils indispensable pour la vie quotidienne.
Un pôle

Le PG solidaire des luttes contre la privatisation du rail en Corée du Sud

Alors que la commission Transport du Parlement européen a validé le quatrième « paquet ferroviaire » visant à l’ouverture complète du transport de voyageurs en 2022, la lutte des cheminots se poursuit en Corée du Sud. Se sont plus de 6500 travailleurs syndiqués de KORAIL qui luttent depuis deux semaines contre une décision du gouvernement visant à déléguer une partie des services à une filiale. Cette décision est perçue par les syndicats comme une première étape de la privatisation du rail.
Le gouvernement a déclaré la grève illégale et 119 manifestant-e-s ont été arrêté-e-s par la police ce dimanche 22 décembre. Le ministre des transports sud-coréen a exhorté les travailleurs à retourner au travail en leur demandant de mettre de côté leurs revendications en prenant le prétexte que leur lutte bloquerait l’économie du pays. Face à cette répression violente et inique, la confédération des syndicats coréens KCTU appelle à la grève générale le samedi 28 décembre.
Le Parti de Gauche approuve cette lutte et apporte son soutien aux travailleurs sud-coréens du rail en lutte pour leur travail et pour la défense du service public du transport en Corée-du-Sud. Nous regrettons également que le droit de grève et que les libertés syndicales soient mises en danger de la sorte. Nous demandons que le gouvernement sud-coréen cesse immédiatement la répression du mouvement social et se mette à l’écoute des revendications des travailleurs notamment pour la défense du droit fondamental qu’est le droit de se mouvoir d’un endroit à un autre du territoire national en toute sécurité et avec la qualité de service que les citoyen-ne-s sont en droit d’attendre.
Source: Actualités Parti de Gauche